De fait, Napoléon réunit des partisans Jacobins et royaliste pour gouverner, mais Napoléon "n’est pas une synthèse", Napoléon fait une synthèse en rassemblant, son art est de marier la carpe et le lapin.
Ce n’est pas du chipotage, "être" caractérise une nature, tandis que "faire" caractérise l’action d’un homme.
C’est très important philosophiquement, car il en est du statut des personnes : - soit l’homme est considéré comme l’instrument de la société, un automate inerte à son service. - soit l’homme est considéré comme un acteur de la société, quelqu’un qui y vit et y agit.
Mais réfléchissez : si vous vouliez modéliser la société par informatique, comment procéderiez-vous ?
Choisiriez-vous de créer une classe "société", dont l’objet homme serait une instance ?
Ou bien :
Considéreriez-vous l’objet homme comme l’instance d’une classe "humanité", puis la société comme la collection d’une pluralité en relation ?.
"holon en grec : le tout" : Vision holiste = vision totalitaire.
Bien sûr que chacun est dans une société, et y subit diverses influences (des membres de sa familles, de ses voisins, de la pub,...etc).
Mais la nature de la société est celle d’un ensemble, et cet ensemble sociétal n’a pas d’Esprit en tant que tel : les caractéristiques des éléments d’un ensemble ne sont pas nécessairement généralisables à l’ensemble lui-même.
Le chef la société n’incarne pas l’Esprit de la société, non, il incarne son esprit particulier et s’il commande en effet, c’est qu’il est reconnu en tant que chef par les autres.
Le chef commande en vertu de ses propres aspirations : il n’est nullement tenu d’écouter les aspirations de la multitude, cette disposition dépend uniquement de sa volonté propre.
Nous sommes ici au cœur des sophismes révolutionnaires, ce processus totalitaire qui nie toute pluralité.
C’est la preuve que nos penseurs post-révolutionnaires sont confus et mauvais. Les XIXème et XXème siècle le prouvent amplement.
C’est totalitaire de prôner un seul Esprit pour tous, cela nie toute pluralité dans l’humanité.
Le fascisme lui-même tendait à considérer l’État comme "l’Esprit" de la nation, une sorte de principe surnaturel. Mais l’État n’est que l’organisation qui vise à permettre la coexistence d’une pluralité sur un territoire.
Merci d’avoir donné la définition philosophique de l’Esprit chez Hégel.
Cela me permet d’éviter de visionner la vidéo. Je crois en effet que chaque homme a son esprit propre : l’humanité est faite d’une pluralité de gens qui s’autodéterminent.
Cette construction abstraite d’un Esprit Universel dont l’esprit de chaque homme serait une sous-division me semble fausse.
L’Humanité est un ensemble d’éléments particuliers disposant chacun d’esprit.
A mes yeux, il est faux de considérer cette propriété intrinsèque des éléments de l’ensemble comme étant une fonction de cette propriété généralisée à l’ensemble lui-même.
Ce n’est pas parce que chaque homme a "deux jambes" que celles-ci seraient fonction d’une propriété "deux jambes" généralisée à l’Humanité... Il ne faut pas confondre les propriétés de l’élément avec les propriétés de l’ensemble.
Nous sommes ici au cœur-même des sophismes révolutionnaires.