De nombreuses personnes que vous rangeriez peut-être dans la catégorie
des gnostiques (parce qu’elles font partie de mouvement "new-age" par
exemple) ont le même dégoût que vous (ou moi) pour le transhumanisme.
Certainement, j’imagine. J’ai pris un exemple choc pour souligner jusqu’où pouvait aller l’idéologie de la transformation de l’homme, cette théorie de l’homme nouveau.
Généralement, il me semble que le gnostique va chercher à se transformer spirituellement de l’intérieur.
Personnellement, je ne crois pas qu’il soit possible pour l’homme de se transformer spirituellement par lui-même. Au mieux, il se fait des nœuds dans la tête, au pire il sombre dans la schizophrénie : pour transformer quelque chose, il faut agir dessus avec autre chose, donc pour qu’un homme se transforme lui-même, il faudrait qu’il mette une partie de lui d’un coté, une autre partie de lui de l’autre, puis fasse agir l’une de ces deux parties sur l’autre, ce qui implique duplication du soi, ce qui est impossible.
Je pense que l’homme a tout ce qu’il faut à la base, qu’il est complet Il fait essentiellement face à des problèmes d’orientation, des problèmes de sens.
En fait, la conscience morale se maintient dans l’agir vrai ("la vérité vous rendra libre"). En faute, l’homme perd sa liberté, sombre dans l’addiction ("le péché est un esclavage"). C’est l’idée du cercle vicieux.
L’homme en faute souffre moralement. Pour atténuer cette souffrance morale, il tend à se justifier intérieurement sa faute, se dire qu’elle n’en est pas une, qu’il a bien fait d’agir ainsi. Mais ainsi, il détruit en lui les barrières morales, et devient donc enclin à répéter cette faute. D’où l’addiction et le cercle vicieux.
Pour sortir d’un tel cercle vicieux, l’homme a besoin de confesser son péché, de l’expier sincèrement, de s’en affecter, puis de se sentir pardonné.
Ainsi assure-t-on un respect maximal des lois, en soulageant l’homme des souffrances morales consécutives de sa faute, après qu’il l’ait expiée, après lui avoir pardonné.
La "chaleur" du pardon vaut mieux parfois que "oeil pour oeil, dent pour dent". (sortie de la violence mimétique)
Disons que ces deux principes induisent des conceptions politiques opposées quant au statut de l’être humain.
Dans le catholicisme, l’homme a déjà tout ce qu’il faut, il lui suffit donc d’avoir les bonnes connaissances pour réaliser pleinement son potentiel.
Dans le gnosticisme, il manque fondamentalement quelque chose à l’homme, et celui-ci doit donc être transformé par quelques moyens, par exemple scientifique (eugénisme, transhumanisme).
Toug m’a écrit : Je viens de perdre 5 minutes de ma vie à lire les messages de ffi...
Quel verbiage totalement creux et absurde d’un sophisme qui atteins un
niveau que j’ai rarement lu dans des commentaires.... Délirant... Ce
niveau de sophisme est quasiment artistique. La dessus je reconnais le
talent du charlatan.
Pourtant, c’est pas facile de frôler l’art sur des sujets aussi difficiles et casse-gueules. Mais bon, c’est trop lassant de répéter en boucle les discours usuels et stéréotypés de la modernité, donc autant innover...
Certes, l’humanité fut faite bonne mais limitée, comme l’est un animal
dans la nature. La "chute" de l’humanité conduit à notre condition
actuelle d’êtres dénaturés privés de notre innocence primordiale.
L’humanité doit donc reconquérir son statut spirituel, mais elle ne peut
le faire qu’en emportant dans son élévation ce qui l’a fait chuter et
qui désormais fait partie d’elle.
En christianisme, la reconquête de son salut spirituel est déjà réalisée par la mort puis la résurrection du Christ en croix, qui est le symbole de la chute de l’homme puis du pardon de Dieu.
Nous passons ainsi de l’innocence
primordiale d’enfants de la Création à la sagesse vertueuse d’assistants
de la Création.
Ce qui est exactement et rigoureusement la doctrine chrétienne, l’homme est l’assistant ingénieur de Dieu, l’homme a vocation à participer et embellir la création par son travail.