Le problème est moins simple que présenté : Une taxe protectionniste ne s’applique ni à la TVA, ni à la marge de l’exportateur et du commerçant.
Par exemple, un Maillot acheté au Bangladesh à 1 euros est revendu à 10 euros en France... Donc une taxe de 10% sur ce genre de produit à l’import, ça ne fait que 10 centimes d’augmentation sur le prix final. C’est peu. Si cela peut aider au redressement de l’industrie et à l’éradication du chômage, il ne faut pas hésiter.
Mais, évidemment, le protectionnisme n’est qu’un deuxième rideau, le gros du déficit de compétitivité est liée à la valeur excessive de notre monnaie (qui est pour nous liées aux exportations massives de l’Allemagne et à celles de produits à très hautes valeur ajoutée de chez nous). Ces exportations massives ne viennent pas d’une meilleures compétitivité, qui exigeraient en effet l’augmentation de la valeur de la monnaie, mais du fait qu’il y a en Europe, de l’industrie à très haute valeur ajoutée qui n’existent pas ailleurs (Luxe, Machines-outils, avionique, nucléaire, armement). Or ces exportations font augmenter mécaniquement la valeur de la monnaie, ce qui rend ici toutes les productions de bases (vêtement, mobilier, nourriture,..etc) d’un prix exagérément élevés par rapport aux autres zones monétaires, qui prennent alors tous les marchés liés à ces productions de base. La valeur de la monnaie est un bien commun, et nos grands groupes tendent à faire monter cette valeur par leurs exportations, ce qui pénalise toute la petite industrie par contre-coup. Donc il faut réguler par-dessus le taux de change, secteur par secteur, via le protectionnisme.
Certes, cette valeur excessive de l’Euro permet de générer d’immenses fortunes dans les secteurs de l’import-export, en jouant sur les iniquités des taux de change, ce qui permet d’avoir des tarifs bas d’un certain point de vue (il est en effet illusoire, étant donné le niveau des prix en France, qu’un travailleur en France survive avec un salaire au niveau chinois, ce qui montre bien qu’il y a un gros problème de taux de change, que notre monnaie est honteusement surévaluée par rapport à sa valeur réelle). Mais du fait du problème du chômage, beaucoup ne profitent pas de ces prix d’une part, et, d’autre part, il faut toute une bureaucratie pour gérer les massifs transferts sociaux afin de maintenir dans la survie les millions de personnes sans emploi. Cela oblige à un système bien trop compliqué pour être durable.
La concurrence serait "parfaite" si jamais l’on était sûr de parvenir à des taux de change "parfaits". Or, il est illusoire d’avoir des taux de change parfaits. Donc le libre-échange ne peut pas marcher, c’est un idéal inatteignable. Certains vont jouer avec ces "imperfections" pour accumuler d’immenses fortunes, par le commerce entre les divers zones monétaires.
De plus, si c’est pour détruire toute l’industrie du pays, cela n’en vaut pas la peine. Autant en revenir au protectionnisme.
Faut quand même admettre que son discours est une copie conforme des considérations écolo. Par conséquent, ce n’est pas de son titre de professeur d’économie qu’il parle, mais en tant que militant écolo.
Cependant, il y a de quoi être sceptique avec le gaz de schiste, mais pas pour les raisons qu’il dit, pour les mêmes raisons qui doivent rendre sceptique à l’égard de l’éolien et du photovoltaïque.
En effet, ce principe consistant à croire que multiplier les prélèvements de ressources infimes serait une solution est économiquement et écologiquement faux : pour ce faire, il faudrait multiplier les infrastructures de prélèvement à l’infini, d’où un accroissement considérable des prélèvements nécessaires pour les construire puis les maintenir.
Comme dit ezdez : s’il y a de l’hydrogène en quantité, voilà une bonne direction où aller.
Mélenchon est évidemment Atlantiste. Marx a opéré depuis Londres. Trotski a embarqué depuis les US, avec le soutien financier des Warburg. Le secrétariat général de l’internationale socialiste est basé à Londres.
Les mouvances socialistes sont l’opposition officielle du système impérial : l’antithèse socialiste fut pensée pour contrebalancer la thèse libérale afin de créer la dialectique politique nécessaire pour contrôler les oppositions que pouvait susciter l’empire au XIXème siècle : en particulier en France, après les périodes de restauration, le camp des royalistes légitimistes était très puissant et beaucoup d’ouvriers en étaient (cf lettre aux ouvriers du comte de Chambord), les royalistes avaient même remportés les élections générales après la guerre de 1870, ce qui aurait dû mené à une restauration.
Note : La synthèse de ces deux courants serait une sorte de bureaucratie à gouvernance technocratique et financière de type UE.
De fait, la gauche est altermondialiste : elle est aussi pour un empire mondial. Mélenchon, en bon Franc-maçon, est un convaincu de la République Universelle, qui est le prototype de l’empire mondial.
D’ailleurs, chez Taddeï, Attali l’a bien dit, Mélenchon y a consenti : ils sont d’accord sur les buts, mais non sur la stratégie.
En fait, les choses sont un peu moins simples : Le judaïsme à l’origine, et toujours selon certains courants orthodoxes, était très opposé au sionisme. Le chef du judaïsme en France est le grand rabbin de France.
Mais les structures qui se réclament "juives" ne sont pas judaïques, au sens religieux du terme, elles sont des structures politiques dont le but est le soutien aux membres du peuple juif, quelque soit leur foi (athéisme, judaïsme, christianisme, islamisme). Par exemple, il existe le courant du judaïsme messianique qui est un courant du protestantisme chrétien (ils reconnaissent Jésus comme messie), mais qui est réservé aux juifs et qui est très pro-sioniste.
Ainsi, le CRIJF est une structure politique, au service de la défense d’une race, la race juive. De même en est-il du congrès juif mondial.
Maintenant, c’est encore plus confus lorsque l’on prend les considérations de Shlomo Sand sur le sujet : il n’y a pas vraiment de peuple juif, au sens de race, puisque diverses ethnies se sont converties au judaïsme
Donc on se demande quelque peu ce que défendent les structures juives, puisqu’il n’y a pas de race juive, et qu’elles ne relèvent pas du judaïsme comme elles défendent autant des athées, des chrétiens, des judéens, des musulmans, des lucifériens, du moment qu’ils sont juifs d’ascendance (réelle ou supposée).
Déjà qu’un lobbyisme fondée sur la race (réelle ou supposée) me semble peu pertinent.
Mais surtout, quand on dit "juif", on dit quelque chose de vraiment très ambigu.
Donc, il faut se contenter de regarder les structures politiques qui se réclament comme telle et en exigent une sorte de rente politique.