Sauf que pour les grecs, le tirage au sort était justement légitimé par les Dieux, vue que le hasard était, selon leurs croyances, guidé par les Dieux. Cela dit, vu l’auto-destruction de la Grèce par elle-même à l’époque, ils ont finit par ne plus y croire...
Logan, Cherchez "Turgot", "libéralisation du commerce des grains", "physiocrates", "guerre des farines". Regardez l’article "grains" dans l’encyclopédie de Diderot (écrit par Quesnay).
Ce sont des évènements factuels : vous pouvez voir ce qu’il s’y est passé et comment les "philosophes des lumières" se sont situés face à cette situation. Ces faits montrent clairement qui étaient les philosophes des lumières, puisqu’ils ont alors pris le parti de permettre la spéculation sur la nourriture.
Ceci n’est pas vrai pour l’homme civilisé : Tu le poses en amont de ta réflexion, parce que tu as besoin d’un homme "automate" (prévisible) pour arriver à une modélisation.
voir : théorie mathématique du langage, langage régulier, théorie des automates. Mais du coup, tu ne sais plus envisager autre chose qu’un homme barbare, un chien.
Si tu veux fonder une société à partir d’une élite qui a ces conceptions de l’homme, le peuple sera traité comme un chien, manipulé, mené en bateau, par des dirigeants cyniques et démagos. C’est d’ailleurs la situation actuelle.
@Machiavel : Justement, je ne pense pas que l’on puisse dégager une "loi de l’histoire" (sauf pour hollywood...)
Pour découvrir une loi, en physique, il faut faire abstraction de tout le contingent, jusqu’à trouver la formulation abstraite (le modèle) qui représente correctement la réalité.
Cela marche bien pour la physique, parce que les choses étudiées sont des choses inertes, dans un rapport automatique entre elles : dans une même situation, la chose se comporte toujours de même.
Cependant, avec des êtres vivants, et en particulier avec les hommes, ce modèle est totalement faux. Mettez deux hommes dans exactement la même situation : ils ne réagiront jamais pareil : tout dépend de leurs intentions, de leurs idéologie, de leur manière de penser...
Or, les intentions, l’idéologie, la manière de penser de quelqu’un ne se découvrent qu’au détour d’évènements contingents (avec qui va-t-il dîner ? Qui fréquente-t-il habituellement ? Qu’a-t-il écrit au sujet de tel évènement ? Comment avait-t-il réagit dans telle situation...). Pensez à un procès.
Par conséquent, abstraire le contingent pour déterminer une loi de l’histoire est une vraie faute de goût et ne saurait tenir lieu d’étude historique crédible. Il y a suffisamment d’évènements contingents dans tous les sens pour, par une judicieuse sélection, démontrer tout et le contraire de tout. Imaginez-vous un juge évacuer tout ce qui est contingent dans une affaire pour faire une loi abstraite valide pour tous les jugement ? N’aurait-il pas ainsi qu’obtenu des préjugés ?
Les formulations de type "tel évènements annonce tel autre", sont donc des sources de confusion, une manière de masquer ce qui se passe exactement. Qui a agit ? Pour quoi faire ? Sur ordre de qui ? Avec quels moyens financiers ? C’est cela l’histoire : l’analyse précise du contingent des situations ayant influé sur la société. On n’y cherche pas des "essences en commun", comme en physique, mais des "personnes en commun" entre deux évènements.