C’est pas parce que vous faites un raisonnement en vous-même que celui-ci est nécessairement bon. C’est la grosse limite des tournures d’esprit ésotériques : se contenter de raisonnements abstraits, se satisfaire de la contemplation de soi dans l’intellect, rester enfermé dans son propre monde.
En fait, il faut d’abord contempler le monde extérieur à soi, chercher longuement à le percevoir, et c’est un travail de bénédictin. Alors on peut faire des raisonnements corrects. C’est ce que fait Pierre Hillard. Pierre Hillard dépouille des tonnes d’archives. Il nous met le nez dans les documents officiels. Ses raisonnements se font à postériori, mais non à priori.
C’est qu’il convient, lorsque l’on raisonne, d’estimer à priori si le raisonnement peut passer l’épreuve des faits. Si l’on sait que certaines choses ne peuvent pas être prouvées, alors il est inutile d’y réfléchir. Il faut avoir conscience des limites de nos raisonnements à déterminer le vrai.
Le catholicisme, en abreuvant l’intellect de sa révélation déjà interprétée, régule les appétits de l’intelligence spéculative (l’imagination, l’hallucination intérieure). L’homme, l’intérieur ainsi apaisé, se dé-intériorise, il ouvre des yeux nouveaux sur le monde réel.
Que se soit un catholique qui ait eu l’idée de référencer systématiquement la production documentaire des élites mondialiste, et non pas un praticien de l’ésotérisme, est très révélateur.
Le praticien de l’ésotérisme se suffit de ses raisonnements abstraits, et il finit souvent par s’y perdre. Il convainc souvent peu car il néglige trop de donner les preuves de ses spéculations intellectuelles, puisque c’est d’abord vers la montre de sa maestria imaginative que le pousse son orgueil.
Il est vrai qu’il est intéressant de soulever que la possibilité des avances monétaire fut présente.
Mais ce qui m’intéresse encore plus est : cette possibilité fut-elle seulement utilisée dans les faits ? (J’avoue : je m’intéresse plus au monde des faits qu’au monde des possibles...)
D’accord, J’ai bien compris qu’il y avait ce genre de possibilité, sous certaines conditions. Mais j’aimerais surtout savoir si cette possibilité fut d’un usage courant.
Par conséquent, auriez vous à votre disposition une liste faisant la synthèse de ces avances ?
Je maintiens mon idée : La norme, c’est un usage habituel : elle ne nécessite aucune procédure particulière pour entrer en vigueur : elle est affirmée telle qu’elle est. L’exception, c’est un usage particulier : elle nécessite une procédure particulière pour entrer en vigueur.
L’interdit de l’effet à l’escompte (art 25), est proclamé tel quel. Je peux donc désigner ceci, en langue Française, comme une norme au sens "État habituel, régulier, conforme à la majorité des cas."
En revanche, les avances et prêts (art 19) sont envisagés sous des conditions particulières, par convention entre le gouverneur de la BDF et le chef de gouvernement, le tout devant être de plus ratifié par le congrès (Assemblée + Sénat), ceci au cas par cas. Je peux donc désigner ceci, en langue Française, comme une exception : "Ce qui est excepté, ce qui échappe à la règle générale". De fait, si les avances suivaient une règle générale, elle n’auraient pas nécessité d’être ainsi ratifiées au cas par cas. Elles sont donc pensées comme exceptionnelles.
La règle est donc : pas d’avance (art. 25), sauf exceptions (art. 19).
Cela dit, je vous donne raison d’avoir porté vos arguments au débat. Cela permet de l’approfondir.
Justement, Lior Chamla a déclaré avoir vu une convention signée dès 1973. Cependant je n’ai pas pu en trouver la trace dans les archives de la BDF.
Auriez-vous à votre disposition une liste de toute les conventions signées après 1973, afin que l’on puisse en faire un synthèse ? Cela permettrait déjà voir la fréquence de ces exceptions à la norme générale après la loi 73-7.
J’aimerais que cela soit la seconde étape du débat, afin qu’il avance. Maintenant que l’on sait que l’exception fut possible (art 19), il s’agit de voir si elle fut utilisée, avec quelle fréquence, pour quel volume monétaire, au profit de qui,...etc.