Cela n’a pas grand chose à voir, à mon avis... Le fait est qu’il est inutile de parler à quelqu’un en des termes qu’il ne peut comprendre, et donc il faut une certaine jugeotte quand on s’adresse à autrui, il faut s’adapter à son auditoire.
Mais l’ésotérisme, ce n’est pas cela. A la base, c’est un système initiatique où il est refusé d’apporter une connaissance à quelqu’un, même s’il a la capacité de comprendre, même s’il en a la volonté, du simple fait que sa position hiérarchique dans le groupe est insuffisante. C’est le degré d’initiation qui compte.
Si l’on se réfère à la définition de ésotérique : "Enseignement professé à l’intérieur de l’École et réservé aux initiés." L’ésotériste va donc avoir deux discours : - un pour ceux hors de l’école. - un pour ceux dans l’école. Par conséquent, il ne voudra pas enseigner aux non-initiés à la signification réelle de symboles.
En revanche, le catholique, d’une religion exotérique, n’hésitera pas à en donner la signification qu’il y voit, et celle-ci sera la même pour ceux dans l’église que pour ceux hors de l’église.
J’ai l’impression que vous avez une définition erronée de ce qu’est l’ésotérisme, comme si "parler de choses symboliques" suffisait à être désigné comme ésotériste. Si tel est le cas, évidemment, nous ne pourrions pas nous comprendre, puisque nous parlons de choses différentes.
Nous en tant que croyants ; quand on parle de nature ; on parle implicitement de Dieu.
Ca dépend en quoi tu crois. Si tu es panthéiste, tu identifies la nature avec Dieu. Si tu es créationniste, tu vois la nature comme un fruit de l’art divin.
Cela dit, il y a aussi une sur-nature, spirituelle. L’homme participe de la nature par son corps, mais aussi de la sur-nature par son esprit. L’homme est donc soumis à deux types de lois : celles de la nature pour son corps, les lois physiques, celles de la sur-nature pour son esprit, les lois morales.
Satan plaidera toujours pour que les hommes ignorent leur sur-nature, donc les lois morales, car ils veut des troupes (ses esclaves) pour l’enfer.
C’est pas parce que vous faites un raisonnement en vous-même que celui-ci est nécessairement bon. C’est la grosse limite des tournures d’esprit ésotériques : se contenter de raisonnements abstraits, se satisfaire de la contemplation de soi dans l’intellect, rester enfermé dans son propre monde.
En fait, il faut d’abord contempler le monde extérieur à soi, chercher longuement à le percevoir, et c’est un travail de bénédictin. Alors on peut faire des raisonnements corrects. C’est ce que fait Pierre Hillard. Pierre Hillard dépouille des tonnes d’archives. Il nous met le nez dans les documents officiels. Ses raisonnements se font à postériori, mais non à priori.
C’est qu’il convient, lorsque l’on raisonne, d’estimer à priori si le raisonnement peut passer l’épreuve des faits. Si l’on sait que certaines choses ne peuvent pas être prouvées, alors il est inutile d’y réfléchir. Il faut avoir conscience des limites de nos raisonnements à déterminer le vrai.
Le catholicisme, en abreuvant l’intellect de sa révélation déjà interprétée, régule les appétits de l’intelligence spéculative (l’imagination, l’hallucination intérieure). L’homme, l’intérieur ainsi apaisé, se dé-intériorise, il ouvre des yeux nouveaux sur le monde réel.
Que se soit un catholique qui ait eu l’idée de référencer systématiquement la production documentaire des élites mondialiste, et non pas un praticien de l’ésotérisme, est très révélateur.
Le praticien de l’ésotérisme se suffit de ses raisonnements abstraits, et il finit souvent par s’y perdre. Il convainc souvent peu car il néglige trop de donner les preuves de ses spéculations intellectuelles, puisque c’est d’abord vers la montre de sa maestria imaginative que le pousse son orgueil.