Comme l’a démontrée la théorie des jeux, la concurrence favorise les tricheurs au dépend des coopérateurs. La triche paie certes à court terme, mais quand elle se généralise, ses bénéfices décroissent fortement, en même temps que c’est toute la société dont l’efficacité économique décroît.
Tous les pays, confrontés au libre-échange, et donc à la concurrence, en sont donc naturellement réduit à devoir tricher pour ne pas trop y perdre (triche sociale, triche fiscale, triche environnementale, triche comptable,...etc).
Quand Hollande veut rétablir un semblant de vertu du point de vue économique en France, tout en maintenant le pays dans un système de libre-échange, c’est certes très louable, mais cela aboutira nécessairement, du fait de la concurrence internationale, à une nouvelle vague de réduction de l’industrie du pays, et donc à une nouvelle augmentation du chômage, puisque partout autour il est permis de tricher par rapport à nos normes de production (sociales, fiscales, environnementales, comptables,...etc)
La solution n’est cependant pas de faire à l’image de nos voisins, c’est-à-dire de "tricher" un peu plus pour gagner à court terme face à la concurrence internationale, comme le propose les libéraux à courte vue.
La solution est d’abolir le libre-échange, en introduisant le protectionnisme. Ainsi, le gouvernement pourra faire progresser les industries en nos frontières vers plus de vertu, tout en nous défendant contre la triche (fiscale, sociale, environnementale, comptable,...etc) au-delà de nos frontières.
Que veux-tu, le gauchiste a le coeur si tendre et si fragile, que quand la tristesse l’étreint de ne pouvoir entendre ce qu’il désir, il a coutume de vomir des torrents d’insultes.
Le "modèle humain idéal" de ceux qui "fabriquent le consentement" à
l’ordre établi est plus proche consommateur crétinisé que d’un être
libre et responsable.
En effet, puisque "le consommateur crétinisé" est un "être libre et irresponsable" socialement.
Cela a été exprimé dans l’interview à travers le concept de sociabilité, dont l’oubli est donné comme la cause de la décomposition du peuple, décomposition à laquelle le peuple réagit, devant les problèmes politiques posés, d’une manière populiste. C’est d’ailleurs la définition du populisme que donne l’auteur : une réaction populaire à certains faits politiques.
Pour qu’il y ait une sociabilité partagée, ce qui forme le peuple, il faut quelque chose qui relie les gens entre eux. Or, il a été envisagé crédible de fonder ce lien uniquement sur la transaction commerciale, d’où la réduction des rapports humains au simple échange monétaire ou marchand. Mais c’est évidemment insuffisant.
En effet, l’échange marchand n’est que la fructification d’un rapport culturel préexistant, produit par une forme de sociabilité. L’affadissement des liens culturels se traduit donc nécessairement en atonie économique.