Puisque si tu veux modéliser la perversité chez l’homme, sachant que tout homme est une personne, le modèle optimal pour décrire la perversité est de penser une personne totalement perverse : c’est ce que l’on nomme Satan.
C’est beaucoup plus scientifique que toutes les tentatives illusoires de la psychiatrie, qui suit la mono-méthodologie de la dissection : elle se perd à envisager des surabondances ou des carences de certaines substances neuromédiatrices, ce qui ne permet pas une modélisation rigoureuse du problème posé. Avons-nous l’occasion souvent de mesurer les taux de neuromédiateurs de vos rencontres ? Avons-nous la possibilité de "manier" consciemment en vous les secrétions de vos neuromédiateurs ? Non, jamais.
En revanche, définir un modèle de pure perversité, en tant qu’une personne (le démon), permet de montrer des exemples concrets de comportements pervers que nous pourrons ensuite détecter par prise de conscience tant chez soi que chez autrui. (voir la théorie des péchés capitaux)
C’est un peu faux : en fait, je m’appauvris moins...
Mais ça, ce n’est véritable que pour quelques cas particuliers. D’un point de vue global, à l’échelle de la société, cela ne l’est pas.
C’est ce que l’on désigne comme un phénomène de triche. La triche est un comportement profitable à titre particulier au tricheur, quand il y a peu de tricheurs, ce qui fait croire au premier abord que tricher est bon.
Mais, en vérité, le tricheur ne fait que se livrer à une forme de parasitisme.
Par conséquent, lorsque la triche se généralise, alors c’est toute la société qui perd en efficacité et le parasitisme ne paie plus du tout, voire c’est la société elle-même qui s’effondre.
On voit bien qu’au bout de la concurrence, c’est la baisse des salaires du producteur et la perte de qualité des produits. Certes, un entrepreneur peut s’enrichir en proposant des prix très bas, grâce à des produits de mauvaise qualités, des producteurs sous-payés.
Mais lorsque toutes les entreprises se mettent à produire de la mauvaise qualité, payant à minima le producteur, au global les prix s’étant alignés, la triche ne paie plus du tout, c’est même la société dans son ensemble s’est appauvrie.
Trève de plaisanterie : Je doute de la pertinence d’imposer à l’économie domestique du pays en progrès vers la vertu tout en maintenant le libre-échange.
Il faut évidemment faire l’inverse. D’abord en finir avec le libre-échange. Ensuite réformer les pratiques économiques.
Quant à la micro-réforme sur la "séparation des banques", c’est-à-voir, mais j’ai entendu dire que Hollande envisageait une simple séparation comptable des activités tout en maintenant les banques telles quelles, ce qui ne serait pas une dissociation totale des activités, comme il serait souhaitable.
Allais proposait une dissociation totale en 3 types de banques : -------------------------------------------------------------------------------------------------
Cette double condition
implique une modification profonde des structures bancaires et financières
reposant sur la dissociation totale des
activités bancaires telles qu’elles se constatent aujourd’hui et
leur attribution à trois catégories d’établissements distincts et
indépendants :
1.des banques de dépôt assurant seulement, à
l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les
paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants
étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant
comporter aucun découvert ;
2.des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les
fonds empruntés à des termes plus courts, le
montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds
empruntés ;
3.des banques d’affairesempruntant
directement au public ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises.