Si tu crois que tu n’as pas de religion, c’est que tu est dupe de toi-même :
Tout le monde a ses habitudes, ses manies, ses dadas, ses hobbies, ses occupations récurrentes, bref,... ses petits rituels.
Parmi ces rituels, qui nous font tourner en rond, certains mènent à la déchéance, d’autres font faire du surplace, d’autres encore permettent d’avancer.
La religion n’est donc pas une option pour l’homme, c’est une nécessité liée à sa nature, qui découle de son besoin d’amour, car ce qu’il a aimé une foi, il voudra l’avoir de nouveau.
Tout le monde a donc une religion, qu’il en soit conscient ou non : religion du travail, religion de l’argent, religion d’ingérer des toxiques,...etc.
Cassia, Et bien si tu es agnostique, c’est que tu crois que tu peux construire une maison sur des sables mouvants...
J’en connaît beaucoup : leurs mômes se réfugient dans la toxicomanie ou les jeux vidéos, ils errent sans but, soumis seuls aux aléas de leur désirs intérieurs et du plaisir immédiat, tellement ils manquent d’idée quant au sens de la vie...
Sauf que ces légumes dont je parlais te sont intérieurs, et donc si un envahissement intérieur par des vices vient nuire à tes capacités, c’est toi qui en sera la principale victime...
Moi, je ne mangerais jamais de tes légumes s’ils sont avariés, et je te fuirais, comme tout hommes tend à fuir ce qu’il perçoit monstrueux.
Tu resteras donc isolé, à te morfondre, dans l’incompréhension du comportement d’autrui qui semble te mésestimer, tenant que l’enfer c’est les autres, dans un cercle vicieux de ressentiment, sans pouvoir percevoir ce qui en toi cause ta déchéance.
Mieux vaut prévenir que guérir, comme on dit. Donner à chacun les rudiments de sa gestion spirituelle, c’est une utile prévention (et en plus, c’est gratuit et compréhensible, contrairement à la psychanalyse ou à la psychiatrie).
Pour compléter, je citerais la phrase de l’évangile : "Que celui qui commande soit comme celui qui sert". L’état au service du public = services publics. Asselineau parlait d’ailleurs des établissements de communs profits, sous Saint-Louis.
L’oeuvre de charité est conforme à la volonté divine, d’où il était naturel que l’Eglise fut chargée de son organisation.