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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 4 votes
    ffi 14 juin 2012 14:45

    Tous les vices découlent de Satan. Tout ce qui pousse à la décadence vient de Satan. Tout ce qui mène à la déchéance vient de Satan : l’avarice, la drogue, la luxure,..etc
     
    C’est une vision synthétique,
    mais je ne sais si un esprit compartimenté est capable de le saisir la chose.



  • 4 votes
    ffi 14 juin 2012 14:40

    Comme je l’ai montré dans mon (un peu long) commentaire plus haut, il y a une continuité entre les réflexions helléniques et les réflexions chrétiennes . Si nos aïeux furent sincères, ils ont voulu désigner les mêmes réalités : seul le langage pour les décrire varie.
     
    Mais le christianisme reste la synthèse la plus aboutit des sciences de l’esprit :
     
    Ce sont les vices de l’esprit humain qui le pousse à sa perte.
     
    Ceci fut vrai en tous lieux, à toutes les époques, et cela l’est encore aujourd’hui.



  • 13 votes
    ffi 14 juin 2012 14:32

    un intégriste religieux anti-démocratique , donc à ce titre dangereux et à combattre sans relâche.
     
    Nonobstant la validité douteuse de l’étiquette mis en prélude, je ne vois pas bien la logique de la déduction "donc dangereux".
     
    En effet, ce que je vois, en regardant l’histoire, c’est que France, fondée sur une morale et une certaine idée de la vertu, fut une des zones de civilisation les plus avancées du monde, qui a offert à l’humanité une grande quantité de créations dans tous les domaines, artistiques et scientifiques (c’est le pays où le patrimoine culturel inventorié par l’UNESCO est le plus nombreux).
     
    En revanche, la France moderne, fondée sur la loi du nombre et l’autorisation donnée à laisser libre-court à ses pulsions personnelles, n’a pu que construire de grands ensembles en béton, développer un art contemporain dégénéré, tout pendant qu’elle s’enfonçait dans une crise économique sans précédent.
     
    Comme je disais plus haut, en dernière analyse, ce sont les vices de l’homme qui sont toujours responsable de sa déchéance, ce que s’exprime de manière synthétique par "Satan".
     
    L’ennemi du Bien Commun sera donc toujours, en dernier ressort, Satan, celui qui pousse à la décadence, ce qui se traduit par l’explosion des vices de l’humanité. C’est donc Satan qu’il faut combattre.
     
    Personnellement, cela ne me pose pas de problème de formuler les choses ainsi, une démocratie divine me semble possible, quoique Rousseau affirmait que "la démocratie serait le régime idéal pour un peuple de Dieux, mais que ce régime ne convenait pas à l’homme".
     
    Mais si pratiquer une religion est la manière optimale de parvenir à réaliser le bonheur pour tous, ma foi, pourquoi pas ? Cela ne me dérange pas que l’on m’impose certaines choses. J’ai bien conscience de ne pas être parfait, et je suis prêt à faire quelques efforts pour réaliser le Bien Commun.
     
    Le système du tout-à-l’égo moderne a une odeur bien trop suffocante pour que je m’en contente.



  • 14 votes
    ffi 14 juin 2012 12:15

    Une religion, ça ne s’invente pas par soi-même... ça se constate.
    Le christianisme est fondé sur des témoignages.
     
    Si des gens ont constaté qu’un homme a ressuscité, ce qui est logiquement impossible, alors il est logique que cela entraîne la fondation d’une religion.
     
    Certes, chacun peut s’inventer une théorie imaginaire, une mythologie sur la généalogie du monde, mais alors cela ne peut devenir une religion, puisque chacun a sa propre imagination.
     
    Ensuite, le christianisme ne s’est pas fondé indépendamment du monde qui l’environnait. Il y a deux nombreux ponts avec l’antiquité. La christianisme a utilement complété les débats philosophiques qui l’ont précédé. Prenez simplement les débats entre stoïciens et épicuriens. Les grecs étaient à la recherche du bonheur. Le bonheur, en grec, se dit "eudemonia". Eudemonia signifie littéralement le "bon démon". L’idée était que le bonheur découlait de la vertu, et que cette vertu venait des bons esprits, tandis que le malheur, lui, il provenait des mauvais esprits.
     
    Les stoïciens avaient déjà remarqué le phénomène de l’addiction, c’est le phénomène des manies, et prônaient en conséquence une forme d’abstinence quant au plaisir pour ne pas y tomber. Les manies étaient naturellement vues comme un envoûtement par des mauvais esprits, une sorte de malédiction.
     
    Le christianisme vient utilement unifier le système par son monothéisme. Le bonheur, c’est-à-dire l’eudemonia grec, est vu comme le fruit de la grâce du bon Dieu, qui nous donne notre chance lorsque notre vertu sait la saisir. Le malheur, lui, est alors vu comme le fruit de la tentation du malin Satan, qui mène à la déchéance de l’homme lorsque par son vice il y succombe.
     
    Les manies sont connues du christianisme.
    Le Christ ne dit-il pas "le péché est un esclavage" ?
     
    Le moyen-âge européen a prolongé ces réflexions, et a déterminé les principaux vices chez l’homme : l’orgueil, la luxure, la gloutonnerie, l’acédie, l’avarice, la colère et l’envie. Voilà tout ce qui chez l’homme provoque ses manies, précipite les déchéances individuelles et la décadence des nations. L’homme maniaque perd sa maîtrise de lui, il est esclave de sa manie, il entre dans un cercle vicieux, et quand bien-même il voudrait se débarrasser de sa manie, il a toute les peines du monde à y parvenir.
     
    La technoscience actuelle ne remet pas du tout en cause ces conceptions lorsqu’elle évoque le perte de la sensibilité synaptique aux neuromédiateurs dans le cerveau pour désigner les phénomènes de manque et les addictions. Elle ne fait que reformuler dans un autre langage, un langage matérialiste, la réalité qui a été systématiquement perçue pendant des millénaires.
     
    Le libéralisme s’appuie sur la conception selon laquelle "les vices privés font la vertu publique" (lire de Dany-Robert Dufour, "le divin marché"). Le libéralisme est donc, pour le christianisme, un satanisme. Sans surprise, il provoque déchéance et décadence. L’avarice, l’orgueil,..etc explosent en système et le système explose... La conspiration de Satan contre Dieu, c’est la conspiration des vices chez l’homme qui l’éloignent de la vertu et donc contreviennent à son bonheur.
     
    Quant aux juifs.
    Les juifs pratiquants ne peuvent ignorer les problèmes de décadence, lesquels sont explicitement montrés dans la Torah (Sodome et Gomorrhe, Tour de Babel). Tout juif qui prônerait un relâchement des moeurs envers les chrétiens, la luxure, l’avarice, l’envie..etc, ceci en parfaite connaissance de cause, pratique donc nécessairement une subversion morale.

    Au final, c’est bien la déchéance morale de l’Occident qui provoque sa décadence.

    Tout peut se ramener aux méfaits des vices de l’homme, car, sur Terre, les hommes sont libres et ne souffrent pas de la concurrence d’autres espèces animales.

    Ce que les hommes se font subir entre eux est le fruit pourri de leurs propres vices, ce qui est, en dernière analyse, une pollution de leur esprit par Satan, le mauvais démon, le malin.



  • 1 vote
    ffi 12 juin 2012 11:51

    C’est l’aspect génial du dispositif idéologique des anglo-saxons, présenter simultanément deux antagonismes idéologiques, si bien que celui qui se défie d’une idéologie va tendre à se verser dans l’autre.
     
    Mais, regarde de manière synthétique la teneur de ces deux idéologies, la thèse libérale, et son antithèse socialiste.
     
    Le libéralisme consiste en la concurrence des corps sociaux.
    Le socialisme consiste en la lutte des classes sociales.
    (Note : par corps sociaux, j’entends entreprise, selon la pensée historique en France).
     
    C’est à dire que le libéralisme est aux corps sociaux,
    ce que le socialisme est aux classes sociales.
     
    Le point commun de ces deux idéologies est de fonder l’institution sociale du travail sur le conflit, la lutte. Voilà la synthèse logique de ces deux idéologies.
     
    Cette synthèse entre socialisme et libéralisme a été réalisée par le fascisme avant-guerre.
    En effet, dans "la doctrine du fascisme", Mussolini écrit ceci :
    Struggle is at the origin of all things, for life is full of contrasts : there is love and hatred, white and black, day and night, good and evil ; and until these contrasts achieve balance, struggle fatefully remains at the root of human nature. However, it is good for it to be so. Today we can indulge in wars, economic battles, conflicts of ideas, but if a day came to pass when struggle ceased to exist, that day would be tinged with melancholy ; it would be a day of ruin, the day of ending
     
    (Traduction) La lutte est à l’origine de tout, pour que la vie soit pleine de contraste : il y a l’amour et la haine, il y a le blanc et le noir, la nuit et le jour, le bon et le mauvais ; Jusqu’à ce que ces contrastes s’équilibrent, la lutte restera au fondement de la nature humaine. Pourtant, il est bon que ce soit ainsi. Aujourd’hui, nous pouvons nous livrer à des guerres, à des batailles économiques, à des conflits d’idée, mais si un jour arrive où cette lutte cesse, ce jour serait teinté de mélancolie ; ce serait un jour de ruine ; ce serait la fin des temps. (Benito Mussolini, doctrine of fascism)

    Conclusion : socialisme = fascisme de gauche. Libéralisme = fascisme de droite.
     
    C’est la raison pour laquelle les sociétés modernes tendent assez naturellement vers le fascisme.

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