C’est l’aspect génial du dispositif idéologique des
anglo-saxons, présenter simultanément deux antagonismes idéologiques, si
bien que celui qui se défie d’une idéologie va tendre à se verser dans
l’autre.
Mais, regarde de manière synthétique la teneur de ces deux idéologies, la thèse libérale, et son antithèse socialiste.
Le libéralisme consiste en la concurrence des corps sociaux. Le socialisme consiste en la lutte des classes sociales. (Note : par corps sociaux, j’entends entreprise, selon la pensée historique en France).
C’est à dire que le libéralisme est aux corps sociaux, ce que le socialisme est aux classes sociales.
Le
point commun de ces deux idéologies est de fonder l’institution sociale
du travail sur le conflit, la lutte. Voilà la synthèse logique de ces
deux idéologies.
Cette synthèse entre socialisme et libéralisme a été réalisée par le fascisme avant-guerre. En effet, dans "la doctrine du fascisme", Mussolini écrit ceci : Struggle is at the origin of all things, for life is full of contrasts :
there is love and hatred, white and black, day and night, good and evil ;
and until these contrasts achieve balance, struggle fatefully remains
at the root of human nature. However,
it is good for it to be so. Today
we can indulge in wars, economic battles, conflicts of ideas,
but if a day came to pass when struggle ceased to exist, that day
would be tinged with melancholy ; it
would be a day of ruin, the day of
ending
(Traduction) La lutte
est à l’origine de tout, pour que la vie soit pleine de contraste : il y
a l’amour et la haine, il y a le blanc et le noir, la nuit et le jour,
le bon et le mauvais ; Jusqu’à ce que ces contrastes s’équilibrent, la
lutte restera au fondement de la nature humaine. Pourtant, il est bon
que ce soit ainsi. Aujourd’hui, nous pouvons nous livrer à des guerres, à
des batailles économiques, à des conflits d’idée, mais si un jour
arrive où cette lutte cesse, ce jour serait teinté de mélancolie ; ce
serait un jour de ruine ; ce serait la fin des temps. (Benito Mussolini,
doctrine of fascism)
Conclusion : socialisme = fascisme de gauche. Libéralisme = fascisme de droite.
C’est la raison pour laquelle les sociétés modernes tendent assez naturellement vers le fascisme.
Certes, il y a 50 ans, un chef d’état au Chili, Mr Allende, soutenu par 1/3 de l’assemblée, tenta d’imposer le socialisme par décrets, contre les 2/3 de l’assemblée d’alors, pratique qui s’apparente à une succession de coups d’état soft. Mais il fut renversé par un coup d’état du chef des armées qu’il avait lui-même nommé. Ce putchiste semble alors avoir pris parti plutôt pour le libéralisme. Mr Le Pen semble avoir été plutôt d’accord avec le renversement d’Allende.
Mais je ne vois pas trop l’intérêt pour ce qui concerne notre monde contemporain, qui a vu la fin de la guerre froide, et qui est au prise à un certain nombre de problèmes graves qui nécessite résolution.
Pourtant, il est vrai, la dialectique socialisme / libéralisme perdure, ceci depuis la fin du XVIIIème siècle.
C’est d’ailleurs l’aspect génial du dispositif idéologique moderne des anglo-saxons, présenter simultanément deux antagonismes idéologiques, si bien que celui qui se défie d’une idéologie va tendre à se verser dans l’autre.
Mais, regardons de manière synthétique la teneur de ces deux idéologies, la thèse libérale, et l’antithèse socialiste.
Le libéralisme consiste en la concurrence des corps sociaux. Le socialisme consiste en la lutte des classes sociales. (Note : par corps sociaux, j’entends entreprise, selon la pensée historique en France).
C’est à dire que le libéralisme est aux corps sociaux, ce que le socialisme est aux classes sociales.
Le point commun de ces deux idéologies est de fonder l’institution sociale du travail sur le conflit, la lutte. Voilà la synthèse logique de ces deux idéologies.
Cette synthèse entre socialisme et libéralisme a été réalisée par le fascisme avant-guerre. En effet, dans "la doctrine du fascisme", Mussolini écrit ceci : Struggle is at the origin of all things, for life is full of contrasts :
there is love and hatred, white and black, day and night, good and evil ;
and until these contrasts achieve balance, struggle fatefully remains
at the root of human nature. However,
it is good for it to be so. Today
we can indulge in wars, economic battles, conflicts of ideas,
but if a day came to pass when struggle ceased to exist, that day
would be tinged with melancholy ; it
would be a day of ruin, the day of
ending
(Traduction) La lutte est à l’origine de tout, pour que la vie soit pleine de contraste : il y a l’amour et la haine, il y a le blanc et le noir, la nuit et le jour, le bon et le mauvais ; Jusqu’à ce que ces contrastes s’équilibrent, la lutte restera au fondement de la nature humaine. Pourtant, il est bon que ce soit ainsi. Aujourd’hui, nous pouvons nous livrer à des guerres, à des batailles économiques, à des conflits d’idée, mais si un jour arrive où cette lutte cesse, ce jour serait teinté de mélancolie ; ce serait un jour de ruine ; ce serait la fin des temps. (Benito Mussolini, doctrine of fascism)
Je le répète, c’est l’aspect génial du binôme des catégories politiques anglo-saxonnes, car leur synthèse produit à coup sûr le fascisme, comme cela semble voulu à terme au niveau mondial.
Maintenant, au niveau de la résolution des problèmes contemporains, il m’apparait évident que, pour une question de bien-être des peuples, il n’est pas pensable de continuer à fonder l’institution du travail sur le combat de tous contre tous, que ce soient dans sa version libérale, socialiste, ou fasciste.
Il faut clairement abolir toute forme de concurrence, pour rompre avec le libéralisme, de même qu’il faut rompre avec la lutte des classe, pour en finir avec le socialisme.
Cela implique de passer à un modèle résolument protectionniste, fondé sur les monopoles locaux, ces monopoles étant gouverné en démocratie directe par des assemblées regroupant les producteurs locaux, chacuns propriétaires de leurs outils de production ; la médiation entre ces divers monopoles locaux devant se faire par le truchement des états nationaux.
Pour parvenir à une telle solution, cela implique nécessairement que tout Etat ait la souveraineté sur ses frontières, la souveraineté monétaire, la souveraineté législative.
De ce point de vue, il n’y a que le Front national (ou d’autres partis marginaux tel l’UPR ou debout la république) qui propose une restauration de la souveraineté du pays, ce qui est manifestement la clé pour sortir du carcan économique et politique actuel.
Ceci, les partis de la mouvance socialiste l’occultent totalement et ils nous perdent dans des faux-débats (du genre il y a 50 ans, un socialiste a été renversé au Chili et cela ne gène pas Mr Le PEN). Pourtant, derrière ils ont bien une politique prédéterminée par leur idéologie, politique qui se fonde : - sur l’ethnocide (éradication de tous particularismes culturels pour y substituer le matérialisme). - sur la désorganisation de toutes les structures économiques préexistantes à leur arrivée. - sur l’extension indéfinie du salariat (genre de servage économique), sous la tutelle de l’Etat.
Politique menée au nom de la "lutte des classes", dont les résultats dans le passé furent assez catastrophiques, il faut bien le dire. Mais cette politique, comme la politique libérale préparent le terrain au fascisme mondial, le but réel et maintes fois avoué dans les Thinks Tanks par les oligarchies de la finance internationale.
Oui, on attend toujours le nombre de morts imputables au catholicisme.
As-tu une petite estimation à nous donner ?
Avec les XIXèmes et XXèmes siècles qui viennent de se dérouler, je crois que cela reste petit.
Je resterais toujours sidéré de voir combien certains s’acharnent à prôner la destruction de leur propre patrimoine, bien qu’ils aient pourtant si peu d’arguments à proposer pour le justifier. Mais bon, on ne peut pas répéter une propagande et réfléchir en même temps !