Sachant que l’assimilation est, par l’étymologie, un l’action de s’assembler, Ramadan nous montre bien qu’il envisage un développement séparé des communautés musulmanes en France, selon des principes musulmans.
Mais si chaque population suit ses propres règles, alors c’est qu’il n’y a pas de bien commun possible.
Une divergence au niveau du bien commun, c’est une sédition. Cette sédition est punie de mort en pays musulman.
Ca n’augure rien de bon, et bien des malheurs à venir...
Elisa, il me semble que vous caricaturez légèrement.
Il suffit de considérer l’histoire pour constater que les mouvements migratoires ou l’interpénétration de groupes humains à visées différentes, génère des guerres civiles.
Il ne s’agit pas de "faire la guerre à l’étranger". Il s’agit d’éviter à la France les affres de la guerre civile.
La rhétorique "aimer le lointain comme soi-même" est un argument politique commode et il fut efficace. Mais en pratique il perd son efficacité, car les tensions politiques qui en découlent ont une réalité qu’il devient difficile de nier...
Il y a au moins 500 millions de candidats pour venir en France. Mais le pays n’y résisterait pas.
Si vous êtes "à priori" contre l’emprunt à la banque de France, c’est du dogmatisme.
Rien n’est ni idéalement ni bon, ni mauvais. Tout dépend du contexte.
A la reconstruction, l’emprunt à la banque de France a permis de mettre sur pied les réseaux électriques, les réseaux d’eau,...etc
La pure folie, c’est de continuer à emprunter contre intérêt sur les marchés, quand le niveau de la dette est si élevé.
Pour conduire un véhicule, il faut en utiliser toutes les commandes, à bon escient. Freiner quand il faut, accélérer au bon moment, tourner le volant dans les virages, mettre ses phares la nuit, mettre ses essuie-glaces par temps de pluie, mettre ses clignotant pour tourner au carrefour...
Il évident qu’en ligne droite, il est inutile de tourner le volant, qu’avant un gros virage, il vaut mieux éviter d’accélérer, que les essuie-glaces sont inutiles par beau temps...
Pour boucler le budget de l’état, c’est pareil. Il n’est pas pertinent de se priver "à priori", pour raisons idéologiques et dogmatiques, de certaines possibilités. Comme aux échecs, où il vaut mieux maximiser les possibilités de mouvement pour ne pas être acculé, il vaut mieux pour l’Etat maximiser les possibilités de financement.
Simplement, chacune des possibilités de financement doit être utilisée à bon escient, de manière à parvenir à un optimum, ceci en fonction du contexte économico-politique.
Il n’y a donc pas plus de raisons d’interdire, à priori, par idéologie, le recours à l’emprunt aux créanciers privés, que le recours à l’emprunt à la Banque de France. Or, dans le contexte actuel, vu le niveau de dette, il serait suicidaire pour l’état de continuer à se financer exclusivement sur les marchés. C’est cela la folie, aujourd’hui. Au contraire, passer par la Banque de France, c’est la sagesse-même.
La folie, c’est cette idéologie libérale, qui, ayant mené l’Etat au bord de la faillite, préfère, plutôt que questionner son dogme, planifier la récession...
La sagesse, c’est d’utiliser du crédit public, issu de la Banque de France, pour planifier la reconstruction...
Imaginez un homme fatigué : que faites-vous pour le soigner ? Une saignée ? Une cure de vitamine ?
Dans un monde de fou, le sage passe pour fou, les fous passent pour sages...
Je pense que "juger Holbecq" n’était pas nécessaire. Rectifier son erreur est important. Et il faut connaître qu’il a porté au-devant du public le problème. Comme tout dialogue scientifique, celui-ci doit rester courtois, et s’attacher à la vérité du propos.
Je pense, comme je l’ai écrit par ailleurs, qu’il faut reprendre la question du financement de l’Etat dans sa globalité. Je serais curieux d’avoir votre opinion sur cette réflexion. J’ai distingué 4 leviers :
1/ l’emprunt aux particuliers, contre intérêt et avec garantie de remboursement. 2/ les impôts et taxes, saisis sur les contribuables. 3/ l’emprunt à la banque de France, sans intérêt, ni garantie de remboursement. 4/ les droits de douanes, prélevés à la frontière.
Par l’idéologie libérale, les traités européens interdisent le recours aux 2 derniers leviers, si bien que l’Etat finit par saisir les contribuables pour créer des rentes à quelques particuliers... saisir l’argent sur tous pour servir 1% de rentiers... C’est pas le rôle de l’état.
Chacun de ces leviers a ses défauts propres. Il ne s’agit pas d’en idéaliser l’un plus que l’autre. C’est dans le réglage de leur utilisation que l’Etat peut arriver à un optimum tout en bouclant son budget : minimiser l’inflation, maximiser l’emploi, minimiser le versement de rente, minimiser les impôts, maximiser les services rendus, diminuer la dette...etc
Il s’agit donc de rétablir la possibilité d’utilisation des deux derniers leviers de financement de l’état, abolis pour cause d’idéologie libérale, à savoir "emprunts à la banque de France", et "droits de douanes", puis d’utiliser ces 4 leviers, sans idéologie, pour chercher le maximum d’avantages tout en minimisant les inconvénients.