Pourquoi les pays d’occidents se sont-il dotés d’une fausse monnaie ?
Parce que certains en profitent pour s’attribuer des faux droits, en acquérant des choses qu’ils ne pourraient acquérir dans un fonctionnement correct.
La concurrence des monnaies existe : c’est la concurrence du papier monnaie-crédit : ne sommes-nous pas assaillis sans cesse par des offres alléchantes de crédit ?
La fausse-monnaie des banques privées est couverte par les banques centrales, laissées les mains libres par les Etats. Les Etats ne doivent plus tolérer ces fausses monnaies.
C’est la raison pour laquelle les Etats doivent reprendre le contrôle de l’émission monétaire.
Mais le problème reste : sachant que les politiciens dépendent largement des sommes allouées par les faux-monnayeurs pour concourir aux élections, ils peuvent difficilement clamer vouloir restaurer le contrôle monétaire par l’état.
La triche alimente la triche.
Quant à la position de Simonot, elle est classique des libertariens. Ils ne perçoivent pas l’intérêt d’une autorité politique, qu’ils jugent toujours arbitraire et corrompue, et qu’ils souhaitent donc toujours affaiblir au maximum.
C’est une erreur de calcul, car sitôt l’autorité politique s’éclipse, déjà une multitude d’apprentis tyrans se pointent à l’horizon, et alors s’installe la loi de la jungle. Le phénomène est largement documenté, comme à la fin de l’empire Romain, où encore à la fin de la dynastie carolingienne, dont l’écroulement laisse place à la féodalité.
Il reste néanmoins que les "contrôleurs" peuvent être aisément corrompus, ou lâches. Comme par exemple le conseil constitutionnel qui valide des comptes de campagne qu’il sait bidonnés....
Il ne faut donc pas se faire trop d’espoir sur la capacité des mécanismes institutionnels à maîtriser un gouvernement.
Sinon, je précise encore : l’homme n’est pas mauvais en lui-même, il attrape du mal ou du bien. C’est plus une question d’avoir que d’être. Chacun a eu un jour de la haine. Mais avoir de la haine ne signifie pas que notre nature soit en elle-même haineuse. C’est simplement que les mécanismes moraux internes à nous-mêmes sont défaillants, pollués par la convoitise et l’orgueil. Ceux qui attrapent la haine n’ont pas eut la stratégie interne en amont pour prévenir ce sentiment d’éclore. On peut attraper tant le mal que le bien par les exemples qui nous entourent. D’où la propagation "virale" des émotions dans une foule. D’où la propagande. D’où la publicité.
Il s’agit donc d’abord de propager le bien, le bon exemple, autour de nous. Alors le monde s’améliorera.
Ca fait deux cent ans que le pays s’ingénie à inventer des mécanismes institutionnels ou législatifs pour parer aux défauts humains, comme substitut à la propagande orale du bien. Mais il me semble que ces tentatives sont en échec. Et je ne vois pour quelle raison il en serait autrement demain.
Mais je ne cherche pas à vous persuader. Peut-être que vous avez raison après-tout, qu’il existe un dispositif institutionnel et légal parfait, en mesure de compenser complètement les défauts de l’humanité. Peut-être est-ce le contrôle par des humains (imparfaits) tirés au sort ? Je vous promet de mieux y réfléchir dans mon coin. Mais promettez-moi de votre coté de réfléchir de votre coté à mes remarques, et d’étudier les remèdes de l’âme issus de la théorie des péchés capitaux. Personnellement, ils m’ont fait un effet bénéfique.
Je précise : je ne pense pas que les hommes puisse changer - ils restent ce qu’ils sont. C’est la raison pour laquelle j’estime qu’ils ont besoins d’être "nourris" de manière récurrente d’une philosophie qui les poussent à la vertu. Les hommes ont besoin en permanence d’une "béquille" morale, non d’une "béquille" technique, car c’est sur le plan moral qu’ils souffrent.
Désolé, je n’avais pas vu votre message précédent.
Pour vous répondre, j’admets tout-à-fait que le libéralisme ne soit pas la cause de la méchanceté de l’homme. Le libéralisme ne fait que proclamer que la libération des vices est de nature à engendrer la richesse. Le libéralisme est juste une sorte de retour à la nature.
Maintenant, ce qui me turlupine dans votre position, c’est ceci : qui donc va appliquer les mesures que vous jugez nécessaires pour canaliser la méchanceté des puissants ?
N’est-ce pas nécessairement des hommes ? Ceux-ci sont donc potentiellement tout autant méchants ...
Mais, alors, qui donc va canaliser la méchanceté de ceux qui sont chargés de canaliser la méchanceté des puissants ?
Il va falloir d’autre mesure pour canaliser ceux chargés de canaliser. Et ces mesures seront encore appliquées par des hommes... qui sont potentiellement méchants... qu’il faut donc canaliser... donc il faut des mesures... qui seront appliqués par des hommes...qui sont potentiellement méchants... qu’il faut donc canaliser... donc
il faut des mesures... qui seront appliqués par des
hommes...qui sont potentiellement méchants... qu’il faut donc canaliser... donc
il faut des mesures... qui seront appliqués par des
hommes...qui sont potentiellement méchants... qu’il faut donc canaliser... donc
il faut des mesures... qui seront appliqués par des
hommes...qui sont potentiellement méchants... qu’il faut donc canaliser... donc
il faut des mesures... qui seront appliqués par des
hommes... etc
A mon avis, c’est sans fin. C’est la limite du système.
Vous voyez bien que les béquilles "techniques" sont sans rapport avec le problème et que tous revient au final à avoir une philosophie qui soit apte à bonifier les gens, du plus grand au plus petit.