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  • Premier article le 16/05/2015
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  • vote
    ffi 3 septembre 2011 20:09

    La posture Keynésienne est plutôt : il est équivalent pour l’Etat d’emprunter sur les marchés financiers que d’émettre lui-même les fonds dont il a besoin. Ceci, hormis la dette contractée par l’Etat... Je ne suis pas pour que l’état emprunte sur les marchés. Je suis pour le circuit du trésor public, le système des trentes glorieuses. Ce système fut abolit en France par la Loi 73-7, décrétée par Pompidou, banquier devenu président.
    .
    Le bien commun me semble être, pour son aspect essentiel, de mettre en place les conditions pour que chaque personne honnête puisse mener une vie plus digne qu’une personne malhonnête. Par conséquent, chaque personne doit pouvoir obtenir autant que ce qu’il produit. Une personne qui ne produit rien, ne doit rien obtenir. Le droit d’avoir étant monétisé, les créateurs de fausse monnaie créent de faux avoirs, et donc de faux droits.
    .
    Puisque l’Etat est en charge d’assurer la justice, et que l’avoir - y compris frauduleux, permet d’obtenir des faux droits, alors l’Etat doit pouvoir agir sur tout avoir, et donc, pour cela, il doit pouvoir dépenser autant d’argent qu’il est nécessaire pour réaliser ce qui est juste, par conséquent, il doit avoir la maîtrise intégrale de sa monnaie.
    .
    Il ne me gène pas que l’Etat ait une monnaie légale, comme il adopte un système de poids et mesure, ou encore une langue officielle. Je m’y adapte sans peine. C’est la garantie que tous les concitoyens partagent la même norme de référence, ce qui permet les échanges. Après, cela n’empêche nullement de faire du troc ou de participer à un SEL.



  • 2 votes
    ffi 3 septembre 2011 18:21

    "Si des acteurs (privé ou public) t’empêchent d’offrir des biens et des services librement ou t’empêchent d’acquérir des biens et des services librement par la coercition (je ne vois pas comment il pourrait le faire sinon) dans un monde libéral, ils sont dans l’illégalité."
    .
    Mais, par définition, tous mes concurrents veulent gagner des parts de marché, et donc m’empêcher de vendre mes biens sur le marché...
    .
    De même, tous les acteurs économiques veulent m’empêcher de choisir librement quel bien acheter, par leur propagande publicitaire.
    .
    Par conséquent, une situation de concurrence ne peut exister que si tous les acteurs sont protégés...



  • 1 vote
    ffi 3 septembre 2011 18:10

    @gaz :
    C’est bien avant 2008 que le crédit a menacé de se contracter.
    .
    La crise actuelle est un aboutissement d’un long processus, les autorités n’ont accepté de la voir comme telle que parce qu’il devenait impossible de la cacher (faillites aux Etats-unis), mais elles luttaient déjà depuis longtemps pour empêcher qu’elle n’apparaisse clairement.
    .
    C’est d’ailleurs pour lutter contre cette contraction progressive du crédit que Greenspan à ouvert les vannes en réduisant les taux d’intérêt de la Fed à 0%. C’est une tactique qui a été utilisée régulièrement depuis le Krach de 1987 (injections de liquidité).



  • vote
    ffi 3 septembre 2011 15:52

    @Thorms
    --------------
    "Vu que c’est les peuples en commerçant qui ont créé les monnaies, on rend la création monétaire aux peuples."
    -> Les monnaies historiques ne montrent-elles pas la tête du souverain ? Une entité politique repose sur l’unité monétaire, et c’est ce qui garantit la possibilité de la stabilité des échanges entre ses membres. Prenez l’analogie métrique : si personne n’a la même idée de ce qu’est un mètre, comment savoir à quoi m’attendre quand je demande un mètre de tissus à quelqu’un ?
    -----------
    "Comment veux tu que l’État intervienne vu que c’est lui qui l’a autorisé ?"
    .
    En effet, et l’état l’a autorisé parce que sa tête est mises régulièrement aux enchères (par les élections), parce que les seuls en capacité de remporter ces enchères sont les faux-monayeurs, ceux qui ont cette capacité de créer de fausses valeurs ex-nihilo, à savoir les oligarchies bancaires, d’où la manipulation des politiques étatiques pour servir à leurs intérêts exclusifs, en dépit du bien commun.
    -----------
    "Si tu veux quelle soit bien géré, un conseil, ne la confie pas à l’État. L’Histoire montre que toutes les devises étatiques ne durent pas dans le temps."
    .
    Un état démocratique ne peut en effet éviter de servir les oligarchies bancaires, puisque ceux qui aspirent à en être le chef ont besoin de leurs fonds pour y parvenir.
    En revanche, un état monarchique, dont le monarque a pour devoir de servir le bien commun, et dont l’élection ne dépend de rien, peut gérer une monnaie à long terme : le franc a duré très longtemps ainsi. Toute manipulation monétaire était punie de mort...
    -------
    "C’est pourtant l’État qui t’empêche de créer une banque pour émettre une autre monnaie."
    .
    Historiquement les crédits octroyés par les banques n’étaient pas en monnaie nationale, mais étaient convertibles uniquement auprès de la banque d’origine. Ils n’étaient donc qu’une promesse contractuelle au porteur. Toute personne se faisant payer avec un tel crédit devait se déplacer à la banque en question pour en obtenir la valeur en monnaie légale. Ainsi, toute banque qui émettaient trop de promesses de remise de fond (crédits) pouvait faire défaut sans que cela ne rejaillisse sur la valeur de la monnaie nationale (et donc le bien commun) : si elle n’avait pas les fonds, elle ne pouvait pas assumer sa promesse, et elle en était donc tenue responsable et condamnée.
    .
    L’innovation de permettre aux banques privées de prêter directement en monnaie nationale signe l’action des oligarchies bancaires sur l’état pour qu’il légifère dans leur intérêt. Il en est de même pour l’entrave à la création d’éventuels concurrents.
    ---------
    (Puis ces crédits privés ne pourront pas être prêtés une seconde fois, ni servir de fond propre.)
    "Pourquoi ?"
    Parce que ces crédits privés ne sont que des promesses de remboursement, créées ex-nihilo. Par conséquent, il ne peut être tenu pour sûr que ces promesses soient effectivement tenues dans les faits.
    Selon l’analyse de Maurice Allais, le mécanisme des crises est toujours le même :
    - D’abord une extension considérable du crédit (promesses, promesses = Bulle)
    - Puis, des défauts de paiement en série entraînant la contraction du crédit (explosion de la Bulle).
    C’est exactement ce qui se passe. La mixture des "produits dérivés" a permit de cacher qui promettait quoi, donnant l’illusion que rien n’était basé sur des promesses. Mais tout n’était que promesse, et tous font défaut. Ce fut une façon de cacher les responsabilités.
    ----------
    (Mais le problème majeur reste :
    - Qui a profité de ces avances monétaires astronomiques créées ex-nihilo ?
    - Pour quoi faire ?
    - Ces avance monétaires, qui aujourd’hui pénalisent toute la nation, ont elles servies au bien commun ?)
    "- L’État et quelques intérêt privé
    - Faire du clientélisme et s’enrichir au dépend des autres
    - Le rôle de la monnaie n’est pas de servir le bien commun. Son rôle est d’être un moyen de paiement et de stocker de la valeur."

    L’état ? Surement pas... Les crédits privés ont plutôt servis à acheter les obligations d’état et donc à créer la dette de l’état, ce qui permet aux Banques de collecter directement les impôts des contribuables au titre des intérêts. En théorie, l’état n’a pas d’intérêt propre, il n’appartient à personne en particulier. Il est au service du bien commun, il y est soumis (mais il est vrai que la démocratie ne le permet pas).
    .
    La manipulation de la valeur monétaire nationale par des parties privées est contraire au bien commun. Au contraire, un état, qui est garant du bien commun, peut utiliser légitimement l’avance monétaire pour servir le bien commun (création d’emploi, services publiques, relance de l’activité, etc...). La contrainte que l’état doit s’imposer pour user de l’émission monétaire sans contrevenir au bien commun est que la quantité de monnaie et la quantité de bien de consommation disponibles reste en rapport identique dans le temps : toute émission monétaire publique doit se traduire par une hausse de la production de biens.



  • 1 vote
    ffi 3 septembre 2011 12:56

    Mais cette incertitude fondamentale de l’origine, qu’est-ce sinon, le mystère de Dieu ?
    .
    En fait, pour votre cause, vous en êtes réduit à devoir détruire l’idée que l’Univers soit compréhensible par la raison...
    .
    Mais dans ce cas, vous détruisez - par effet collatéral - la philosophie et les sciences, en général, et votre raisonnement, en particulier.
    .
    Alors ne venez pas vous parer de l’habit du scientifique et clamer son exclusivité...
    Identifier le mystère des origine à Dieu puis comprendre l’Univers par la raison est scientifique ; la révolution scientifique Européenne se passa ainsi.

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