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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    ffi 4 septembre 2011 22:09

    Pourtant, l’idée de s’homogénéiser au lointain, sur des calculs abstraits, n’est-ce pas ce qui a politiquement permis d’ouvrir notre pays au vent mondialiste ?
    .
    Les réformes présentées comme manière de singer d’autres pays soi-disant modèles, cela vous évoque-t-il quelque chose ?
    .
    S’aligner sur les standards internationaux. Sommes-nous dans la bonne moyenne ? Où sommes-nous dans le classement mondial ? Il faut introduire les normes de l’UE car nous sommes archaïques... Il faut un nouveau instrument de mesure : le bonheur international brut...
    .
    Le mondialisme, c’est la priorité donné au lointain sur le proche. Le lointain compute puis transforme celui qui n’a pas les bons chiffres.
    .
    Le gouvernement jacobin récolte d’abord les statistiques nationales, en obtient une image de la situation, imagine des réformes, puis vient les imposer à tous.
    .
    L’UE récolte d’abord les statistiques européenne, en obtient une image de la situation, imagine des réformes, puis vient les imposer à tous.
    .
    L’OMC récolte d’abord les statistiques mondiales, en obtient une image de la situation, imagine des réformes, puis vient les imposer à tous.
    .
    Les politiques se font une image abstraite de la situation à coup de statistique, en déduisent des réformes nécessaires selon leur idéologie, puis les imposent à tous. Commission Balladur, Attali, c’est le règne des experts et des technocrates.
    .
    Tout est computation, il n’y a plus que comptabilité. Ce qui ne peut être comptabilisé n’existe pas. L’argent est formidable, il permet de tout compter. Il n’y a que l’argent qui existe. Tout par l’argent, par l’économie quantifiée, qui s’auto-régule. Laissons-faire l’argent, cette quantité qui vient de loin, abolissons de la politique sa qualité de proximité.
    .
    Comptons les voix, comptons les électeurs, comptons les sondages, comptons le bonheur, comptons les affaires élucidées, comptons l’audimat, comptons mes frères...
    .
    Ne jugez plus, comptez.



  • vote
    ffi 4 septembre 2011 19:55

    Ferrand relève bien entendu de l’idéologie de "l’arithmétique globale", puisqu’il considère que l’irruption de groupes humains venus du tiers-monde doit changer l’identité des autochtones.



  • 2 votes
    ffi 4 septembre 2011 19:37

     Le mondialisme, c’est vouloir homogénéiser le proche au lointain, selon des critères idéologiques et abstraits, à force de moyennes et de statistiques : c’est une politique arithmétique globale (scientiste, mondialiste, computationniste...)
    .
    - le patriotisme est un sous-ensemble de la pensée "locale harmonique", laquelle consiste à chercher le convenable ordonnancement entre les groupes humains, en partant du proche, jusqu’au lointain : la famille, le voisinage, la patrie, l’international.
    .
    La politique de l’arithmétique globale veut transformer les identités pour les conformer au standard idéologiquement construit : uniformisation universelle.
    .
    La politique de l’harmonie locale, veut articuler les rapport entre les différents groupes humains, dont chaque identité est reconnue, de manière à éviter les conflits.



  • vote
    ffi 4 septembre 2011 18:09

    Je ne répondrais qu’à ceci, car votre message est bien long, mais cela en vaut la peine :
    .
    "Quand l’État émet de la monnaie, c’est équivalant à un impôt sauf qu’il est invisible. L’État est donc malhonnête avec son peuple. Si l’État à besoin d’argent, qu’il lève un impôt en disant qu’est ce que cela va financer. Il aura en plus l’avis de son peuple. Un État doit avoir peur de son peuple, pas l’inverse."
    .
    En fait, ceci est faux. Toute émission de monnaie n’engendre pas nécessairement l’inflation.
    Le prix d’une chose est le rapport entre la demande et l’offre.
    Emettre de la monnaie, augmente la monnaie en circulation, donc augmente la demande, ce qui fait augmenter généralement le prix, mais pas toujours, un cas, une exception existe :
    - quand l’émission monétaire augmente l’offre.
    .
    L’inflation apparaît quand la quantité de monnaie en circulation augmente plus vite que la quantité de biens à échanger.
    .
    Prenons un exemple simplifié :
    Supposons un système économique, où sont produit 15 millions de pommes, et où il y a 15 millions d’euros en circulation. La pomme est donc à 1 euro/pièce.
    Maintenant, supposons que l’Etat émette 5 millions d’euro, et que grâce à cet investissement, la production de pommes double.
    Il y aura donc 15+5 = 20 millions d’euros en circulation, et 30 millions de pommes disponibles. La pomme sera à 20/30 = 0.66 euro/pièce.
    .
    Autrement dit, toute émission de monnaie qui augmente l’abondance des biens, de manière rentable, ne provoque pas d’inflation.
    .
    Maintenant prenez l’exemple du montage aux USA qui a abouti à la crise des subprimes.
    Les banques sont parties du principe que les prix de l’immobilier augmenteraient toujours. Elles ont donc émis des crédits en masse pour financer la construction de biens immobiliers, en s’assurant sur cette montée des prix.
    Or, ayant investi dans la production de biens immobilier, fatalement, les prix ont finit par baisser, d’où l’impossibilité de recouvrer leurs fonds.
    .
    Bref, l’état peut tout-à-fait émettre de la monnaie, sans pour autant provoquer de l’inflation, si cette émission est utilisée pour des investissements qui augmentent l’abondance de biens, car l’augmentation de la quantité de monnaie en circulation est alors couverte par l’augmentation du nombre de biens en circulation.
    .
    Ceci est d’ailleurs aussi vrai pour les banques privées, pour lesquelles chaque crédit accordé augmente à la fois et la quantité de monnaie en circulation et le nombre de biens disponibles. A la différence, cependant, que l’afflux de monnaie par le crédit est temporaire, et qu’elle est détruite au fur et à mesure du remboursement et un peu plus, en comptant les intérêts.
    .
    Mais les banques privées n’ont pas de point de vue global sur l’économie, elles ne se coordonnent pas au sujet des investissement qu’elles acceptent, pire, elles s’imitent. D’où le coté très instable d’un système purement privé, qui oscillent sans cesse entre période d’abondance monétaire et période de rareté monétaire.
    .
    Pour amortir ces oscillations, l’état doit avoir trois instruments :
    - création monétaire pure (sans intérêt) pour augmenter la masse monétaire en cas de sa raréfaction : c’est l’accélérateur.
    - impôts et taxes pour diminuer la masse monétaire en cas de sa surabondance : c’est le frein.
    - capacité d’orienter les investissements vers la satisfaction des besoins collectifs (planification et incitations stratégiques).



  • 2 votes
    ffi 4 septembre 2011 17:05

    Les termes gauche / droite ne sont pas pertinents (et non-compréhensibles).
    .
    Le clivage pertinent qui a émergé lors de la révolution est :
    - ceux qui fondent leur volonté politique sur des généralités abstraites, qui tendent à privilégier l’arithmétique globale.
    - ceux qui fondent leur volonté politique sur des considérations concrètes, qui tendent à privilégier l’harmonie locale.

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