Voici venu le temps des rires et des chants Dans l’île aux enfants C’est tous les jours le printemps C’est le pays joyeux des enfants heureux Des monstres gentils Oui c’est un paradis
Quand on se comporte de manière odieuse, il ne faut pas s’étonner de subir les conséquences de la haine engendrée. Mais toutes les spiritualités ne sont pas égales quant à ce qu’il est légitime de faire par haine. Charlie Hebdo vient de s’en apercevoir.
L’État peut protéger, mais jusqu’à un certain point seulement. Que peuvent des grands corps hiérarchisés compact (police, armée) face à des individus déterminés, dispersés, qui agissent de leur propre initiative ? Ces corps atteignent vite leur limites : ils sont fait pour des attaques en masse.
Aux États-Unis, la liberté d’expression est appuyée sur la liberté de possession d’armes : au moins quand tu attaques verbalement, tu sais que tu peux avoir à te défendre physiquement...
Enfin bon, ça fera des économies de protection policière pour l’État. La protection policière de Charlie Hebdo depuis l’épisode des caricatures en 2006 devait coûter bonbon, au bas mot 2 ou 3 personnes mobilisées depuis 8 ans, ce qui fait entre cinq cents milles et un million d’euros.
Étant donné qu’il y a quelques milliers de djihadistes en Syrie susceptible de revenir en France, et d’agir ensuite de leur propre initiative, n’importe où, n’importe quand, je ne vois pas comment l’État pourrait continuer d’assurer la protection physique de ses citoyens. Faudra-t-il alors permettre la détention d’arme pour que les gens puissent se défendre par eux-même ?
C’est qu’il cherche des causes générales dans son esprit, attiré par ses propres marottes, alors que les causes sont particulières à l’esprit des assassins (motivation de punir Charlie Hebdo pour avoir diffusé des caricatures).
Quand je vois Philippe Val venir s’épancher en pleurs à l’écran, alors qu’il fut directeur de la publication au moment de la diffusion des caricatures, je me dis que ces gens sont des irresponsables, et qu’ils n’ont pas les yeux en face des trous.
Qu’ont pesé les quelques policiers, payés aux frais du contribuable, chargés de la protection du journal depuis la diffusion de ces caricatures ?
L’État n’a pas les moyens de stopper des gens déterminés et il ne les aura jamais.
L’État peut bien proclamer le droit de se comporter en petit con odieux, au nom de la liberté, cependant, il faut constater que l’État ne peut pas garantir l’absence de représailles.