Ce que dit Chouard est connu depuis bien avant l’antiquité et suffit à comprendre que personne dans l’élite qui nous gouverne veut de la mondialisation sociale, mais seulement un monde tel que Orwell la décrit dans 1984, c’est à dire, divisé en deux empires qui se font face pour permettre à chacun des dirigeants de ces empires de contrôler leur propre population via l’état d’urgence permanent. Après, que les dirigeants soient complice ou non est secondaire, l’important est que leur population le croit.
Je le formulai ainsi par une forme d’aphorisme
La paix est le pire ennemi du chef et la guerre (ou la menace de guerre) son meilleur allié.
La paix rend inutile la nécessité du chef, la guerre l’exige, car en temps de guerre il n’y à pas de place pour le temps de la discussion, puisqu’on est en état d’urgence, seule la paix le permet. Politiquement, les indiens d’Amérique du nord avaient plusieurs siècles d’avance sur les citoyens d’Europes, qui sont toujours en retard quand à la conscience politique.
Et ce principe ne vaut pas seulement pour la guerre, il vaut fondamentalement en tout domaine et à toutes les échelles, seule la forme change. Ainsi, le général s’appelle PDG de multinationale lorsqu’on l’applique à l’économie, mais il faut absolument la concurrence ou guerre économique, sans cela, les citoyens pourraient avoir la mauvaise idée de s’organiser autrement. C’est à dire, démocratiquement.
Un précision tout de même, l’histoire de l’humanité est celle de la colonisation de la terre et rien d’autre. Donc, où quasiment tous les peuples se sont forgés par ce qu’on appelle des génocides ou ethnocides que la mémoire des hommes à oublié pour la plupart. Et qui veut que ce n’est pas l’histoire qui s’achève, mais celle de la colonisation et qui implique donc que les peuples se reconnaissent entre eux et se garantissent les uns les autres contre les vélléités de domination que le ou les plus forts pourraient vouloir faire peser sur les autres. Ce qui implique la mondialisation sociale.
Cependant, la mémoire du génocide des nations d’Amérique du nord est vivante et lorsqu’on prétend défendre et porter une éthique condamnant ce qu’on appelle crime contre l’humanité, dont le génocide en est le pire de tous, alors, on ne peut pas faire comme si le génocide dont on s’est rendu coupable n’avait pas existé, alors même qu’on continu à martyriser et menacer de finir le travail commencé. Alors même que les dirigeants n’hésitent pas à bafouer le peu de droits accordés dès qu’il y a intérêt à le faire pour gagner quelques dollars. Surtout lorsqu’on prétend à l’universalité de la condition humaine qui interdit donc la ségrégation raciale ou culturelle.
ou encore Buffalo Bill qui faillit exterminer tous les bisons dans le seul but de faire crever les nations indiennes. Mais chut, ce n’était pas dans un but génocidaire, c’était juste.... Culturel !!!
M’est avis que ce que ne pouvaient pas tolérer les dirigeants des USA de l’époque, comme aujourd’hui d’ailleurs, ce n’est pas une culture différente ou même une religion différente, ils s’en foutent, mais un modèle politique et économique différent, là, c’est impossible. Comme le rappelait Thatcher quelques siècles plus tard "there is no alternative".