@Vraidrapo La moitié des patients en placebo , ça ne vous pose aucun problème éthique dans le cas d’une maladie où on peut mourir en une ou deux semaines ? On n’est pas dans un test de régime amaigrissant ou d’un médicament contre l’acné juvénile, là.
Ce qui pourra être fait plus tard à tête reposée, et avec une grande rigueur méthodologique, c’est par exemple, comparer au cas par cas chaque malade qui aura reçu le traitement avec un autre malade (d’un autre hôpital) qui ne l’aura pas reçu mais au profil similaire (âge, niveau d’infection, état de santé, etc.)
Le tableau est seulement une présentation résumée (urgence oblige) de l’étude plus longue et détaillée qui va être diffusée dans quelques jours. Ce que l’homme en peignoir qui lui reproche son imprécision n’a apparemment pas compris.
Même "grippe" n’est qu’une définition assez vague, symptomatique. Ce terme recouvre un ensemble de maladies fréquentes et épidémique se caractérisant par une fièvre, de la fatigue, des courbatures des maux de tête, une congestion nasale, de la toux. On a pu identifier que ces symptômes étaient le plus souvent causé par des virus longtemps appelés Myxovirus influenzae, mais qu’on identifie bien plus précisément actuellement, la récente taxonomie montrant que la "grippe" cache en réalité une grande famille d’éléments pathogènes différents (plus on les étudie en détail plus on les trouve singuliers, alors que tout se ressemble vu de loin). https://fr.wikipedia.org/wiki/Myxovirus_influenzae
Pour celui qui en guérit en une semaine, une "grippe" est toujours une "grippette". Pour ceux qui décèdent après avoir été touchés par le même agent infectieux, c’est la grande faucheuse.
La maladie désignée par le terme COVID-19 n’est pas une "grippe" au sens où son agent infectieux appartient à une autre famille. Elle se manifeste aussi par des symptômes partiellement différents de la plupart des "grippes" connues. Elle semble aussi plus contagieuse (mais cela reste encore à préciser).
Il n’en demeure pas moins que le traitement médiatique d’une maladie change complètement la représentation collective que nous en avons, pouvant conduire à une hystérisation des réponses politique et policières. C’est ce qui s’est produit en France. Faire circuler des hélicoptères pour arrêter des gens qui se promènent sur une plage déserte est déraisonnable ou plus simplement fou ou encore complètement con. Si on s’en tient à une approche chiffrée, le bilan de cette nouvelle maladie est sévère mais n’a rien de cataclysmique — certes peut-être en partie grâce aux mesures de confinement mais cela reste difficile à évaluer. Il faudra en particulier calculer combien de familles entières ont été infectées à cause d’un confinement total avec une personne malade (avec interdiction pour tous de sortir pour aller prendre l’air, même dans un endroit désert).
Le suivi de ce graphique permettra de rester dans l’objectivité dans les semaines à venir.