@ezechiel "Je ne connais pas la pensée de Dieu. Mais la Parole de Dieu délivrée dans la Bible et la tradition."
Comment savez-vous que la Parole de Dieu est présente dans votre livre religieux et votre tradition religieuse ? Avez-vous conscience qu’il existe des centaines de religions de par le monde et que les gens croient généralement à celle dans laquelle ils ont grandi parce qu’il est difficile de s’extraire d’un tel conditionnement ? Ne seriez-vous pas musulman si vous étiez né dans une famille musulmane d’Iran ou du Pakistan ? Et alors pour vous la Parole de Dieu ne serait-elle pas celle du Coran ?
Ce qui témoigne d’une drôle de gymnastique mental. Cette prière est encore bien gentille. Mais si cela ne suffit pas, il y a les fameux exercices d’Ignace de Loyola, à pratiquer régulièrement :
"Le cinquième exercice est la méditation de l’enfer. Il comprend, outre l’oraison préparatoire et les deux préludes, cinq points et un colloque. (...)
66 Dans le premier point, je verrai des yeux de l’imagination ces feux immenses, et les âmes des réprouvés comme enfermées dans des corps de feu.
67 Dans le deuxième, j’entendrai, à l’aide de l’imagination, les gémissements, les cris, les clameurs, les blasphèmes contre Jésus-Christ Notre-Seigneur et contre tous les Saints.
68 Dans le troisième, je me figurerai que je respire la fumée, le soufre, l’odeur d’une sentine et de matières en putréfaction.
69 Dans le quatrième, je m’imaginerai goûter intérieurement des choses amères, comme les larmes, la tristesse, le ver de la conscience.
70 Dans le cinquième, je toucherai ces flammes vengeresses, m’efforçant de comprendre vivement comment elles environnent et brûlent les âmes des réprouvés. (...)
Troisièmement, à l’égard du corps. Elle (la pénitence) consiste à lui faire souffrir une douleur sensible en portant des cilices, des cordes, des chaînes de fer sur la chair ; en prenant des disciplines, ou en se faisant des plaies et en pratiquant d’autres genres d’austérités. (...)
87 Première remarque. Les pénitences extérieures se pratiquent principalement pour trois fins : la première, pour la satisfaction des péchés que l’on a commis ; la seconde, pour se vaincre soi-même, c’est-à-dire pour obliger la sensualité à obéir à la raison, et la partie inférieure de l’âme à se soumettre, autant qu’il est possible, à la partie supérieure ; la troisième, pour obtenir de Dieu quelque grâce particulière que l’on désire, par exemple, celle de ressentir intérieurement une vive douleur de ses péchés, de les pleurer amèrement, ou de verser des larmes sur les douleurs et les souffrances que Notre-Seigneur Jésus-Christ endura dans sa Passion, ou enfin la solution de quelque doute."
@Ozi "la croyance provient du mental alors que la foi provient du coeur, (on peut remplacer le mental par l’égo et le coeur par le soi) c’est l’absence de foi qui installe la croyance..
Si je te disais que tu n’es qu’une matière organique sans conscience, tu me répondrai que non, et ce ne serais probablement pas de la croyance, c’est quelque chose que tu sais intiment..."
Je peux faire l’expérience de ma conscience, je n’ai pas besoin d’avoir "foi" en ma conscience. Donc, je ne comprends pas bien votre exemple.
@ezechiel "Les philosophes des Lumières, à l’instar de Voltaire, acharnés combattants contre l’obscurantisme catholique, ont prétendu savoir mieux que Dieu ce que représentait la variété des hommes."
Non, ils ont affirmé avec bon sens que personne n’était en mesure de connaître la pensée de "Dieu", et ils ont simplement formulé une variété d’avis personnels à ce sujet, sans prétendre être des ambassadeurs de la parole divine.
D’ailleurs, comment vous-même prétendez-vous connaître la pensée de "Dieu" ?
"Les nazis, avec leur doctrine issue de l’aryanisme païen, pensait purifier l’humanité en se débarrassant des rats juifs.
Les communistes athées ont éliminé Dieu pour construire une société qui envoyait des millions de femmes, enfants, pauvres et déshérités dans des camps de concentration parce qu’ils refusaient de se plier à la doctrine de l’état social."
Mais puisque "Dieu" est tout puissant, rien n’arrive sans qu’il l’ait décidé ou du moins qu’il y ait consenti. Par conséquent, considérant ces événements, pourquoi ne vous adressez-vous pas à vous-même la remarque que vous formulez : "Parce que Dieu est le Créateur, il est seul à connaître toute chose, ce qui est bon ou non pour sa créature." De plus, si vous ignorez le Bien et le Mal et si vous revendiquez de devoir l’ignorer, alors comment pouvez-vous dire si les choses que vous décrivez sont bonnes ou mauvaises ?