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Miroreur

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    Miroreur Miroreur 5 septembre 2014 19:32


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    Miroreur Miroreur 5 septembre 2014 11:21
    Pour répondre à fifi, ce que vous faites est une forme d’indulgence anachronique (on peut aussi revenir en arrière et redemander aux femmes de réutiliser les méthodes barbares en vigueur avant 75, ou encore laisser un enfant naître tout en sachant qu’il n’a aucune chance de survire autrement que dans d’atroces souffrances, etc ... et tout ça au nom du droit divin, de l’ordre naturel des choses, etc.). On ne peut considérer le droit de l’Ancien Régime à la lumière de problématiques contemporaines. Je ne rebondis pas davantage sur votre digression sur l’inflation de textes juridiques (j’ai compris ce que vous vouliez dire et si je parle d’indulgence c’est parce que la coutume - au sens juridique - avait elle-aussi ses travers) juste pour vous indiquer que l’on ne peut pas tuer un vieillard mourant "comme ça" impunément : c’est absolument faux (voir l’histoire de Vincent Humbert et la loi adoptée suite à son décès pour mettre fin aux poursuites judiciaires absurdes contre les médecins poursuivit à l’époque, comme la propre mère de ce garçon, et risquant la prison alors qu’il n’a fait qu’aider un jeune qui supplia jusqu’au Président de la République d’abréger ses souffrances ...). Pour y avoir été confronté récemment, la question de la fin de vie (comme celle de l’avortement) est éminemment complexe sur le plan éthique pour tous ceux qui y sont confrontés (équipe médicale, familles, institutions ...) et la dernière chose dans ces cas que l’on ait besoin ce sont bien les bigots qui vous jugent du haut d’une morale basée sur une hypothèse et leurs croyances personnelles.
    J’en termine avec la question du droit local qui reviendrait à l’éclatement de la nation ; dans mon commentaire il y avait beaucoup de questions sur le champ d’application de celui-ci (d’où ma conclusion) Evidemment cette précision "si celui-ci est pensé de plus basse justice que le droit national, alors tel n’est pas le cas" change tout ...

    Pegase, "Plus" ... donc elle l’était avant ? 
    Ce qui vous pose problème (puisque vous parliez des élites bourgeoises maçonniques à l’origine du renversement de la monarchie) c’est la prise de pouvoir initiale elle-même dont on peut effectivement discuter de la légitimité. Moi je vous parle du fonctionnement actuel, de la Vième.
    Bon pour faire simple, on peut critiquer les modes de scrutins (pas assez de proportionnelle qui exclut certains partis ou encore le 2ieme tour selon moi absurde de l’élection présidentielle, etc .), on peut critiquer le fonctionnement des médias, le dernier hold-up référendaire sur le traité européen, le poids des lobbys et autres réseaux, on peut critiquer énormément d’aspects du régime actuel pour son caractère anti-démocratique... mais affirmer que la République actuelle ou ses représentants ne sont pas légitimes est faux : leur légitimité vient de leur élection par le peuple ou par les grands électeurs issus du peuple. 

    Quand on propose un système alternatif, c’est qu’en principe on doit pouvoir répondre à des question simples sans faire de détour. Vous n’avez pas répondu à la question initiale : quelle serait la légitimité d’un roi ? Ma réponse est : aucune. Si vous pouvez me démontrer que j’ai tort, ne vous en privez pas. Mais le droit divin (au-delà de mes convictions personnelles, des votres ou de celles de la femme de mon facteur) est par définition basé sur une hypothèse. On ne peut plus (c’est pourquoi je parlais d’anachronisme tout à l’heure) fonder un système politique sur la simple conviction de ce qui n’est qu’une croyance. 


  • 5 votes
    Miroreur Miroreur 4 septembre 2014 17:46

    Gerfaut,

    La prochaine fois que vous passerez à la caisse de votre supermarché, observez bien votre caissière, celle-là, ou celle d’à côté, peu importe... à de rares exceptions elles font toutes la gueule. Pourquoi d’après vous ? Avez-vous fait ce job ne serait-ce qu’un seul jour ? C’est un "métier" chiant, inutile, usant, dans lequel on apprend rien, sans aucune perspective, avec le stress qui monte dés qu’il y a un peu de monde dans la queue et q’un produit ne passe pas, avec des objectifs de rentabilité à la seconde près, un des boulots où il y a le plus de maladies du travail et tout ça pour être payé à coups de lance-pierre et accessoirement être parfois méprisé par des "crétins" de votre espèce.
    Les gens qui font les ménages ne sont guère mieux lotis avec leurs horaires délirants ... et toujours des salaires de misère.
    Le taxi qui fait 15 heures par jour et arrive à peine à payer ses charges.
    Les ouvriers dans le bâtiment qui n’ont plus de dos à 50 ans 
    Les gens qui travaillent dans les hot-line 
    Ceux qui gèrent vos bagages quand vous prenez l’avion
    Ceux qui ont produit la voiture (vous avez déjà visité une usine, une en fonctionnement actuellement ? j’en doute ...) avec laquelle vous roulez peut-être
    Le type qui conduit pendant des heures le bus que vous prenez et qui se fait insulter ou agresser
    ...

    Oubliez votre image du monde ouvrier avec la fumée noire, la sueur, la crasse et les gueules noircies par le charbon (même si ça existe encore partout sur la planète). Les ouvriers, il y en a partout autour de vous. Ils ont des boulots de merde, mal payés, et y développent toutes sortes de maladies ... le tout pour arriver à peine à survivre. Vous avez juste de la merde dans les yeux, et si le mépris valait quelque chose vous seriez riche ... mais toujours aussi con.

    P.S. : vos commentaires sur le "travail" de Robin sont en parfaite adéquation avec vos propos ici ... tout se tient


  • 1 vote
    Miroreur Miroreur 4 septembre 2014 15:57

    Concilier l’idée d’une gouvernance mondiale avec des nations souveraines implique par définition que ces dernières abandonnent tout un pan de cette même souveraineté. J’ai la désagréable impression que dans les mouvances où il gravite, seul Drac l’a compris, et qu’effectivement, il ne peut pas le dire sans risquer de perdre ses lecteurs natio-complo-identitairo-survivalo-...istes 

    Je vais prendre un exemple simple : dans ma famille quelqu’un a une grande propriété à la campagne. Une bonne quarantaine d’hectares de forêt. Quand vous avez une telle propriété, vous êtes astreints à établir un plan de forrestation assez complexe comme j’ai pu m’en rendre compte quand il me l’a présenté. Tout doit y être consigné : parcelles par parcelles vous devez détailler chaque lieu en indiquant les espèces d’arbres, devez fournir un plan très détaillé de votre propriété, etc. Mais ce n’est pas tout : vous devez également annoncer ce que vous allez abattre comme bois dans les 20 prochaines années. 
    Autrement dit, vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez alors que vous êtes chez vous. Et encore heureux ... puisque non seulement cet espace ne vous appartient que temporairement, mais en plus il est en interaction avec ceux alentours. 
    Je pense qu’il en va de même à l’échelle de la planète à ceci près qu’il y a d’immenses espaces (les eaux internationales, le pôle sud) qui n’appartiennent à personne. On pourrait me dire que "non, ça nous appartient à tous", ce qui revient au même, la réalité étant que notre responsabilité individuelle se dilue dans l’océan et cela donne le "pas responsable donc pas vraiment coupable" et explique qu’une bâteau de pêche immense peut racler les fonds marins et tout détruire sans qu’aucune loi ne le condamne. 

    Les conséquences de cette dilution de responsabilité et de l’assujettissement de la nature aux intérêts d’une poignée de particuliers sont dramatiques, outre les inégalités hallucinantes que cela provoque (85 personnes qui à elles-seules possèdent plus que la moitié de l’humanité). Une nation souveraine comme le Brésil ou l’Indonésie peut décider (ou plutôt laisser faire selon les seuls intérêts du marché) sur son sol de raser l’intégralité de la forêt pour la remplacer par des champs de canne ou de palmiers. Cette décision, bien que relevant de la souveraineté nationale, aurait (a déjà) des conséquences pour l’ensemble de la planète : en clair, tous nous asphyxier à petit feu à court terme. 
    Aussi, il est évident que face à cette menace bien concrète et qui se précise à chaque minute qui passe, seule une entité mondiale dégagée des intérêts particuliers des nations, des personnes qu’elles soient physiques ou morales, pourrait enrailler les processus en marche qui nous mènent à notre propre destruction, sans compter celle des millions d’espèces sur lesquelles nous nous sommes arrogés un droit de vie et de mort. 
    Et pour se faire, cette entité (je garde le nom de NOM car il est pertinent même si ceux qui y oeuvrent sont des criminels) devra mettre un terme à un certain nombre de pratiques à l’origine même de cette catastrophe. Cela ne peut se faire que par la contrainte et cela va bien au-delà de savoir si on peut ou pas chasser la baleine : Contraindre les nations à appliquer les mêmes conditions de travail partout, la même fiscalité, la même monnaie, les mêmes taux d’intérêt, interdire la spéculation sous TOUTES ses formes, soumettre à un cahier des charges draconien toute centrale de production d’énergie, toute usine, toute extraction de matière première, démanteler l’intégralité des 400 et quelques centrales nucléaires, contraindre les industriels à produire utile et proprement, établir un véritable droit international incluant monde le minéral, végétal, animal, obliger à rationaliser le transport (en clair, obliger à produire local pour une consommation locale), obliger chaque nation à gérer ses déchets existants et les industriels à ne plus produire qu’exclusivement des biens intégralement biodégradables, interdire toute industrie polluante (air, mer, sol, et même l’espace), garantir les mêmes droits et devoirs entre les individus sur toute la planète (hommes et femmes ...), interdire la production d’armements, internationaliser et rendre libres et gratuits tous les moyens de communication ...

    Atali a raison : nous irons quoi qu’il arrive vers ce NOM, à la place de la guerre ou après (ou encore après une catastrophe majeure planétaire). Evidemment personne, à part l’hyper-classe, ne veut d’un NOM entre les mains de cette élite actuelle car tous savent qu’ils ne feront que défendre leurs intérêts propres.
    Toutes les idées sont bonnes à prendre mais malgré les railleries habituelles et les exemples sensés démontrer que c’est une idéologie fondamentalement meurtrière qui serait à l’origine de 100 millions de morts, il n’y a, selon moi (et je ne suis pas seul, partout sur la planète des gens le pensent aussi) qu’un seul système est capable de répondre à ce qui sera le plus grand défi de l’humanité dans les décennies à venir.



  • 13 votes
    Miroreur Miroreur 4 septembre 2014 13:06

    Jean, pouvons-nous cette fois-ci comprendre le terme "ultime" comme synonyme de "dernière" ? Si oui, soyez assurés du concert de louanges dans les commentaires à venir...

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