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Morpheus

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  • Premier article le 29/11/2013
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    Morpheus Morpheus 5 décembre 2013 15:16

    Non, non, non, non, non, Eric ^^
     
    Madison prône, théorise, dans ce texte, le diviser pour régner, point barre.
     
    Il n’y a rien (je dis bien RIEN) de défendable dans ce texte.
     
    Son seul intérêt est qu’il illustre à la perfection la mentalité, l’intention et la logique des riches. C’est aussi la preuve écrite que c’est bel et bien une affaire de roches contre les pauvres. Tout comme dans l’antiquité. Rien ne change.
     
    Morpheus



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    Morpheus Morpheus 5 décembre 2013 15:12

    Tu part du principe que le meilleur en politique fera la meilleure politique. Or, ce que tu veux, pourtant, ce n’est pas le meilleur en politique, mais la meilleure politique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tu veux des contrôles permanents des "meilleurs en politique".
     
    Parce que tu sais, par expérience, que les meilleurs en politique ne produisent pas mécaniquement la meilleure politique. Tu sais que le meilleur ne fait pas forcément la meilleure chose. Il faut qu’il y ait un processus, un mécanisme, un système qui produise la bonne politique, et dans la mesure du possible, en mettant aux manettes "les meilleurs".
     
    Une chose est sûre, en tout cas, pour moi : le "meilleur" pour régler la question des OGM, du nucléaire, de l’énergie, de l’écologie, de l’économie, ce n’est pas, ce ne peut pas être, ce ne sera jamais... un professionnel de la politique, un élu, un spécialiste du droit. Ni même un économiste ! Ils n’ont pas la plus petite compétence requise pour régler ces problèmes.
     
     smiley
     
    Morpheus



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    Morpheus Morpheus 5 décembre 2013 15:00

    A propos de tricheurs, Eric, vous connaissez sûrement l’adage : « Ne jouer jamais à un jeu avec son créateur : vous seriez toujours perdant ».
     smiley
     
    Ceux qui trichent sont le plus souvent ceux qui écrivent les règles.
     
    D’autre part, j’ai découvert que le vrai plaisir du jeu ne peut se rencontrer dans la tricherie, c’est même le contraire. Ceux qui trichent le font pour compenser des névroses. En jeu de rôle grandeur nature (j’ai coorganisé un GN assez connu dans le milieu en Belgique pendant 10 ans), j’ai d’abord été à l’école du contrôle sévère (arbitres), à l’école de la responsabilisation du joueur : la conclusion de l’expérience est sans équivoque. Il y a parfois des tricheurs, mais ils sont écartés du jeu par les joueurs eux-mêmes, le plus souvent sans heurt, juste un désintérêt, et lorsque les tricheurs persévèrent (continuent à revenir), ils changent leur attitude, car elle ne fonctionne pas. Encadrer et responsabiliser vaut cent fois plus que contrôler et vérifier (dans le cadre d’un GN, en tout cas).



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    Morpheus Morpheus 5 décembre 2013 14:52

    Oui, j’hallucine aussi de la durée de nos échanges (on va pas tarder à atteindre les 400 répliques, principalement à 4 ou cinq intervenants (dont trois en particulier).
     
    On pourrait effectivement en faire un bouquin smiley Je parie que Kontre Kulture (les éd. de Soral) le publierait smiley



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    Morpheus Morpheus 5 décembre 2013 14:46

    L’anarchie n’est pas un mal.
     
    Le bon terme n’est pas "anarchie", mais "chaos" ou "anomie".
     
    L’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir.
     
    Le système actuel est une oligarchie ploutocratique qui repose précisément sur l’anomie (« Ordo ab Chaos »). C’est la logique même des riches (le petit nombre) se protégeant de la "tyrannie" du grand nombre.
     
    La preuve ?
     
    « Toutes les sociétés civilisées doivent être divisées en sectes, factions et intérêts différents, comme elles comptent des riches et des pauvres, des créanciers et des endettés, des intérêts agricoles, manufacturiers et commerciaux, des résidents de tel ou tel district, des partisans de ce dirigeant politique ou celui-là, les disciples de cette secte religieuse ou de celle-ci. Dans tous les cas où une majorité est unie par une passion ou un intérêt communs, les droits de la minorité [là, il parle du petit nombre des riches, ndlr] sont en danger. [...] En Grèce et à Rome, les riches et les pauvres, les créanciers et les endettés, aussi bien que les patriciens et les plébéiens se sont tour à tour opprimés les uns les autres, et chacun sans faire preuve de merci. [...] La seule solution est d’agrandir la sphère et donc de diviser la communauté en tant d’intérêts et de parts, que premièrement une majorité ne pourra avoir en même temps un intérêt commun distinct de celui de l’ensemble ou de la minorité ; et deuxièmement, dans le cas où elle aurait un tel intérêt, qu’elle ne puisse pas s’unir dans le but de l’atteindre. »
     > James Madison (quatrième président des USA de 1809 à1817)
     
    Morpheus

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