L’emprise religieuse (dogmatique) constitue un frein considérable à l’évolution spirituelle, quand elle n’est pas carrément un dévoiement pervers de celle-ci. Dans tous les cas, je rejoins l’idée que l’emprise théocratique n’a rien à voir avec la spiritualité, même si, à l’intérieur de diverses religions, certains individus sont parvenu à se frayer une voie spirituelle ; je ferais alors remarquer que les théocrates ont utilisé ces exceptions remarquables pour justifier à peu de frais leur mythologie, mais c’est une récupération odieuse. Véritablement odieuse. Morpheus
Mais pouvons-nous fonder nos débats sur les seuls références d’agoraphobes politiques convaincus ? Tocqueville et Sieyès sont tous deux des antidémocrates (agoraphobes), qui ont farouchement défendu leur pré carré, à savoir la "république" - régime électoral et (prétendument) représentatif. Comme la plupart des patriotes américains et français du XVIIIe s. (Francis Dupuis-Déri illustre cela de très nombreux passages de ces auteurs et explique aussi les raisons de cette agoraphobie de la part des patriotes). Mais les arguments avancés par ces patriotes pour justifier leur position sont pour le moins discutables (quand ils ne sont pas carrément condamnables !). Morpheus
[e pense que la rupture entre théorie et pratique, qui laisse entendre
qu’un praticien est nécessairement un réaliste et un théoricien un
idéaliste, n’aidera certainement pas à la réconciliation des "sphères".] +1