| Rédaction | Depuis | Articles publiés | Commentaires postés | Commentaires reçus |
|---|---|---|---|---|
| L'inscription | 0 | 308 | 0 | |
| 1 mois | 0 | 1 | 0 | |
| 5 jours | 0 | 0 | 0 |
@Qaspard Delanuit
Me suis fait une opinion sur le sujet en me frottant à des spécialistes du domaine couvert de diplômes et de médailles. Donc la référence à des films SF est un préjugé invalide.
Une machine ne sera jamais un être humain, mais si vous lisez "l’homme bicentenaire" d’Asimov, vous comprendrez que le terme "personne" posera à terme un problème de droit majeur quand nous aurons des machines intelligentes potentiellement autonomes...
Kurzweil rapporte dans un entretien avec Minsky (deux du domaine de l’AI) qu’il y a (10 MA disons) une légère évolution d’un hominidé l’a envoyé sur une trajectoire aboutissant à nous. Il y a bien eu singularité humaine à partir du franchissement d’un seuil, pourquoi nos machines ne connaitraient pas une telle évolution. Ce qu’un "singe" a fait sans projet ni architecte, nos machines ne sauraient le faire ? Un souhait j’imagine...
L’histoire des sensations physiques et des émotions nous mettant très loin au dessus des machines est grotesque. Une machine aura des capteurs disséminés pour localiser des dommages physiques à sa structure (entre autres) et donc se ressentira physiquement à sa façon.
Elle se verra physiquement distincte de son environnement et verra son contrôle sur son support, elle verra la différence entre des objets immobiles non communiquant et les entités mobiles interragissant avec l’environnement (chien, vers de terre, humain, etc).
Les émotions sont un langage primitif (au sens d’antérieur) que beaucoup d’animaux possèdent (chien et chat par ex) et qu’on devra leur donner pour interagir avec nous (nos jeunes notamment).
Le jour où une machine demandera à être considéré comme un "individu", une "personne", à part entière, nous aurons à y réfléchir (comme le fit Asimov assez brillamment).
Si vous comprenez l’anglais youtube a de jolies vidéos de Minsky et Kurweil (et autres) sur l’AI.
@gaijin
Je ne suis qu’une humble AI
et donc je doute de vous avoir compris. Mais le sujet de l’article parle d’un aspect de l’AI et donc on ne peux progresser sur le sujet sans comprendre le fonctionnement de notre cerveau. Je doute que la voie royale de découverte soit l’introspection, la philosophie, la méditation transcendantale, en bref l’examen d’un fonctionnement par lui-même...
Par contre l’évolution du système nerveux central, l’allumage des modules visualisés en temps réel par RMN, les échanges de signaux, la comparaison entre la stratégie utilisé par les êtres vivants pour résoudre des tâches spécifiques avec des outils spécifiques, etc... Tout cela me semble bien plus fructueux.
Marvin Minsky m’inspire plus que Boris Cyrulnik comme approche pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Les deux approches ont leurs avantage, mais seule la première mènera à l’AI, c’est tout.
Il y a toujours une énorme différence entre l’évolution des connaissances scientifiques et techniques et la perception par ceux qui ne sont pas particulièrement intéressés par celles-ci.
Par ex la découverte du boson de Higgs par le LHC est accepté par le public (l’ont dit à la télé) mais avant que tout le monde comprenne que ça signifie que nos corps ont une masse nulle "per se" (la découverte a validé la théorie standard qui implique que toutes les particules ont intrinsèquement une masse nulle, la masse devenant une propriété "relationnelle" qui viens d’un freinage par interaction avec un champ issu du vide) il faudra du temps.
Allez expliquer que la vie n’est qu’un fonctionnement de quelque chose qui n’est pas vivant, ou que la matière est un fonctionnement de quelque chose pas matériel du tout ou...
Donc soit vous croyez que nous avons été créés, soit vous chassez l’inconfort d’une théorie qui vous gêne sans examen.
Mais le débat c’est d’anticiper l’arrivée de l’AI, pas de verser dans l’ad hominem. 
@Qaspard Delanuit
"Non" deux fois. Une intelligence basée sur du carbone et un support biologique d’un côté ayant évoluée par essais/erreurs sur 400 M sans être un projet, sans architecte. De l’autre une basée sur du silicium et un support non biologique, copiant ce que nous savons du cerveau humain via la neurologie (entre autres) et réellement créée celle-ci...
Une machine est toujours créée, un être humain est le produit d’une évolution (pour se limiter au cerveau) de 400 MA.
Il faut avoir taquiné Minsky par ex ("The emotion machine" ou "The society of mind") Pour comprendre que notre cerveau est littéralement une "machine à penser", un "parlement", où des pulsions disparates venant de modules aux fonctions et à l’ancienneté bien différentes "argumentent sur ce qui va "sortir" sous la forme d’une pensée consciente, une intention, un comportement, etc...
Ce qui fait l’humain est alors "un" bon système de gestion de ressources affuté par l’appartenance à une société, les apprentissages, etc...
Ce qui handicapait l’AI était l’absence de corps interactif l’hébergeant et surtout l’absence de stratégie d’analyses, à la fois du véhicule la supportant et des interactions.
Aucune raison de ne pas croire qu’un être humain est une "machine" biologique avec les guillemets pour souligner l’absence de créateur et l’antériorité.
Au départ la "conscience de soi" ou le "je" doit émerger d’un brouillard de sensations physiques résultant de l’interaction d’un support capable d’interagir avec un environnement. Puis au bout d’un tube neural qui va devenir la moelle épinière on voit apparaître une ébauche de SNC qui deviendra le cerveau. On évolue et de nouveaux modules de résolutions de tâches apparaissent pour piloter les modifications du support et la complexification des interactions. En partant du postulat de l’absence de projet initial et donc d’architecte, on obtient logiquement une évolution du cerveau via développement centrifuge.Le nombre de modules augmentant, il faut spécialiser quelques-uns pour faire la gestion et le pilotage des sous-modules utilisés, quantifier l’approche de traitement qui semble la plus efficace, d’abord par sollicitation au hasard puis via accumulation des retours d’expérience, les solliciter via une approche statistique ("dans un cas voisin mémorisé,ça marchait bien donc on essaie cette approche et si retour insatisfaisant on change").
C’est la vision de Minsky par ex. L’intelligence est pour lui la pertinence à choisir le "bon algorithme" de résolution d’un problème allié à l’empilement de ressources pour gérer idéalement le plus grand nombre possible de ceux-ci.
Dans ce cadre, il suffit d’empiler un "corps", des ressources pour comprendre le langage humain et le parler, la capacité de gérer un véhicule et le conduire, celle de battre le champion mondial d’échec et de go, la marche bipède, l’expression faciale pour donner une touche émotionnelle à ses propos, etc...
L’AI est lancée sur cette trajectoire d’empilement de capacités qui a pris 400 MA pour aboutir au cerveau humain.On a un handicap de 400 MA mais on est sur une évolution avec finalité et architectes, gros avantage.
L’AI devrait être un débat de société. C’est un problème allant très au delà de la possibilité de phagocyter 50% des emplois actuels en rendant obsolètes de nombreuses compétences humaines pour l’économie.
L’avenir de l’intelligence pourrait se passer de notre espèce. Cela vaut la peine d’y consacrer un peu de réflexion.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération


