Remplacer un exécutant par un autre (Marine ?) n’y changerait rien. On sait par l’observation et la logique que confier aux pulsions prédatrices du marché (ni libre ni non faussé) le soin de gérer nos besoins en énergie revient à nous mettre le couteau sous la gorge et à trinquer. Partout où on a "libéralisé" le marché de l’énergie, la santé, n’importe quel besoin vital, on a vu les prix exploser et le chantage permanent à la pénurie, au non accès pour les moins fortunés. "Enron" , remember ?... La seule façon, l’unique de dissimuler que la gestion monopolistique de la fourniture d’électricité par ex peut être plus efficace et moins chère que "laisser faire le marché" est de la faire disparaître partout. Qui peut simplement penser que la vente à prix coutant et les investissements mettant 50 ans à recouvrer la mise peuvent être laissées à des entrepreneurs privés ? On croit à la fée clochette et aux lutins ?... Pas un hasard si on a obligé EDF a bradé un quart de ses TWh nucléaires à des vampires privés qui se chargent ensuite de la revente à qui paie le plus cher, y compris s’il n’est pas dans l’hexagone. Le marché de l’énergie est devenu "take the money and run", et le dindon est le client final, point.
Ce fantasme provient essentiellement de la myopie d’une pensée économique à la fois idéologique et très primitive, qui s’est forgée dans un monde où les ressources semblaient inépuisables à l’échelle des prélèvements, la foi dans le progrès résolvant tous les problèmes était très présente et les effets collatéraux de notre boulimie matérielle et énergétique n’avaient pas atteints le seuil de visibilité. La question ne se posera pas forcément vu que le paramètre population humaine n’est pas destiné à croire indéfiniment, la croissance des besoins per capita n’est nullement linéaire, les ressources utilisées évoluent, la Terre n’est plus pour longtemps encore un monde fini, etc... Mais les problèmes posés par ces vidéos sont cependant réels et imposent une réflexion à la fois globale et individuelle.
@juanyves Ce qu’il faudra rappeler jusqu’à ce que ça s’entende est que le Donbass demandait une autonomie au sein des frontières de l’Ukraine et les accords de Minsk II ne parle pas d’indépendance de ces régions. Personne n’y parle d’un divorce comme entre la Tchéquie et la Slovakie ou le Kosovo et la Serbie. Le passé hurlant plus fort que la propagande nous dit que les russes ont attendu pendant 7 ans que ces accords soient acceptés et concrétisés. Si la Russie ne voulait pas de ces accords il faudra expliquer pourquoi ils ne sont pas intervenus plus tôt et n’ont pas reconnu avant mi février 2022, les deux républiques autoproclamées. Les Ukrainiens ont été massivement formés par l’OTAN et ont bâtis une ligne de défense particulièrement robuste face au Donbass sur la période et n’avait aucunement l’intention de respecter les accords, de leur propre aveu. Donc, soit l’Ukraine trouvait une voie pacifique de cohabitation avec la zone "russophile", soit elle se scindait en deux parties, la nouvelle Ukraine à l’ouest et la nouvelle russie à l’est. La partition de la Tchécoslovaquie a tué moins de monde, me semble-t’il et offrait un modèle. Ils ont clairement choisis la voie des armes puis la guerre. La défaillance abyssale de la diplomatie européenne et le jeu malsain des USA aura suffit à faire d’une dissidence interne un conflit majeur qui va changer la course du monde. On avait tous les moyens de pression sur l’Ukraine pour les contraindre à éviter un conflit armé avec leur voisin. Pour ça qu’il faut se dire qu’ils (Ukrainiens et Européens) ont couru après la guerre sans même sans apercevoir (où en le souhaitant, qui serait pire bien sûr). Aucune ambigüité sur ce que voulait les USA, cela ne fait pas débat nulle part.
@Doctorix Il rêve. Si la carte de l’Ukraine devait ressembler à ça on aurait un conflit "sans fin" en Europe avec tous les risques d’un dérapage. La Russie comme les USA se sont mis le dos au mur et ne peuvent plus reculer et donc l’Ukraine serait un champ de ruines pour des années avec des combats de guérilla où tous les coups sont permis, y compris sur le territoire russe. Les USA qui ont transformé le micro Etat du Kosovo en base de l’OTAN se contrefichent que la Crimée ait choisie de revenir dans le giron russe, eux ont décidé qu’elle était ukrainienne, peu importe l’opinion des criméens et donc le tir sur territoire russe n’est déjà plus pour eux un tabou. Quand on fait de la géopolitique avec des émotions, voire des pulsions on est condamné à se tirer une balle dans le pied si on est chanceux et sinon dans la tête. La balle est partie, plus qu’à attendre qu’elle touche sa cible. "The jury is still out" comme on dit...
Si quelqu’un veut souder la population russe derrière Poutine, cet assassinat terroriste peut se comprendre. Maintenant, vu les commanditaires probable de ce meurtre, il n’est pas bien dur d’imaginer qu’ils seraient capables, sachant le combat perdu dans le Donbass de bombarder une centrale nucléaire qui leur appartenait pour laisser un cadeau empoisonné derrière eux. La posture "Vous nous prenez pour qui ?..." ne tient plus en effet, car la réponse est évidente.