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njama

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  • Premier article le 22/02/2016
  • Modérateur depuis le 11/06/2016
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    njama 20 décembre 2014 13:48

    dans le collimateur de Manuel Vals ????

    certains dömneh faisaient parti des Jeunes Turcs, de là à les mettre tous dans cette histoire ... une cryptarchie, ce sont quelques individus. Ce n’est nullement le sujet de l’article.
    cette histoire de génocide arménien pose plusieurs questions :
    > une politique, j’ai commencé par là, la loi est invalidée par le conseil constitutionnel, mais un candidat à la présidence revient à la charge avec dans son programme électoral une promesse pour tenter de la faire passer à la hussarde (il peut toujours essayer). D’autre part, les liens entre François Hollande et la FRA Dachnaktsoutioun remontent à 1998 (vois + haut) ... un puissant lobbying arménien qui appelle tous les arméniens à voter Hollande !
    ---------
    > une juridique, tentative de bouter une décision du Conseil Constitutionnel comme si elle était infondée. Alors que la pénalisation de la négation du « génocide » arménien est contestée par un arrêt récent de la Cour européenne des droits de l’homme.
    Le 17 décembre 2013, la Cour européenne des droits de l’homme (désignée dans la suite « Cour EDH » ou « la Cour ») a rendu son jugement dans l’affaire Perinçek c. Suisse2. La Cour a jugé qu’une condamnation pénale pour la négation du génocide arménien constituait une violation de la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme (« CEDH » ou « la Convention »).
    [............]
    En conclusion, la possibilité que la pénalisation de la négation du massacre des Arméniens soit en conformité avec l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme a été considérablement restreinte. Tout d’abord, cette perspective est entravée par la nature disputée des débats sur la qualification juridique de ces événements. En outre, il est douteux qu’une condamnation fondée uniquement sur la négation d’une telle qualification puisse être considérée comme imposée par un besoin social impérieux. Remettre en cause le massacre des Arméniens peut néanmoins être valablement puni dans les circonstances suivantes : 1) si les expressions employées visent à justifier des crimes ; 2) si des indices tangibles de dommages sont constatés, tels que l’objectif d’inciter à la haine ou à la violence ; 3) si la conduite incriminée s’inscrit dans les dispositions générales visant les discours de haine.
    http://www.lph-asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=194%3Ale-destin-de-la-penalisation-du-negationnisme-par-paolo-lobba&catid=53%3Aactualites&Itemid=170&lang=fr
    ---------
    > une historique, pour les raisons déjà citées dans mes précédents commentaires, rôle des partis révolutionnaires armés sécessionnistes FRA Dachnak et Hintchak ainsi que les puissances impériales, France, Russie engagées dans cette guerre de plus de 20 ans, ... et, parce qu’on ne pourrait envisager d’écrire l’histoire dans un raccourci sans recouper avec d’autres sources déclassifiées venant des autres protagonistes, ainsi qu’en croisant leurs versions des faits.

    --------------

    > une d’ordre éthique en droit international puisque les critères d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne seraient assujettis à la reconnaissance du génocide arménien, qui est antérieure à la création du Conseil de l’Europe (1949)... ce qui est d’une part une forme de chantage, mais d’autre part une pression morale sur le peuple turc d’aujourd’hui qui n’a rien à voir avec ces drames. C’est comme si l’on voulait accabler les Allemands d’aujourd’hui avec les crimes du nazisme.

    > une sous-jacente à la précédente, laquelle serait d’expliquer pourquoi tant d’insistance à vouloir faire reconnaître le génocide arménien avant même que le débat sur cette histoire soit apaisé ? L’histoire a ses épisodes très douloureux, par analogie, la guerre d’Algérie est moins loin, mais les susceptibilités sont encore très vives.



  • 1 vote
    njama 19 décembre 2014 22:26

    Les empêcheurs de croire en rond ... vous vouliez dire smiley



  • vote
    njama 19 décembre 2014 21:22

    7 Hovannès Katchaznouni, The Armenian Revolutionary Federation Has Nothing to Do Anymore [archive], New York, Armenian Information Service, 1955, p. 5 (1re édition, en arménien, 1923).

    Ce Rapport est très important pour comprendre cette histoire, car il est historique, et il émane d’un très haut responsable du parti Dachnak
    --------------
    Ovannes Katchaznouni : Premier Ministre de la République d’Arménie en 1918 et 1919. 

    L’un des fondateurs et Président du Parti Dashnaksoutioun. 
    Auteur du livre « Le parti Dachnak n’a plus rien à faire » (Le rapport à la Conférence du Parti en 1923), traduit en français pas Dr Orhan Altan

     Cet homme, l’un des plus importants hommes politiques arméniens pendant toute les années où le « soit disant » génocide aurait eu lieu, fut membre du Conseil National du parti Dashnaksoutioun en 1917, il était âgé de cinquante ans.
    Ce sont les membres de ce parti qui sont les responsables des massacres des civils turcs sans défenses qui firent environ cent cinquante mille morts. Ce sont encore eux qui ont orchestré le massacre de la Banque Ottomane d’Istanbul le 26 août 1896, qui dégénéra en émeutes à Istanbul qui se terminèrent le 3 septembre, le nombre des victimes fut élevé mais il n’est pas connu exactement, on sait cependant qu’il y eu 120 tués et 25 blessés parmi les soldats. Ils sont également responsables de la plupart des émeutes, des soulèvements, des attentats, et des prélèvements d’impôts révolutionnaire obligatoires qui commencèrent bien avant la première guerre mondiale et qui à ce jour n’ont pas réellement cessés.

    En avril 1923, juste après la fin du « supposé » génocide arménien, Ovanes Katchaznouni lut son rapport en tant que Président du parti à la réunion du parti Dashnaksoutioun à Bucarest devant les membres dirigeants du parti.

    Dans ce rapport il exposa très clairement, avec la minutie d’un horloger suisse, le déroulement des évènements tels qu’ils s’étaient passés, année après année, et il développa son analyse des faits, très complète, très réaliste et sans concession, ni pour lui, ni pour son parti.

     - Il reconnut les massacres des populations civiles turques par les membres de son parti.

    - Il affirma que la création des unités de combats arméniennes qui se sont inféodées à l’Armée Russe pour combattre la Turquie fut une erreur.

    - Il justifia la décision des Turcs de déporter les Arméniens qui ne leur avaient pas laissé d’autre choix.

    - Il reconnut que les activités terroristes des Dashnaks avaient pour but de gagner la faveur de l’opinion occidentale.

    - Il reconnut la totalité des erreurs du parti, ces erreurs furent expliquées, analysées durant des heures et des heures, sa conclusion fut sans appel, il demanda la dissolution du Parti Dashnaksoutioun.

    Voici quelques uns de ses propos : « Oui, je vous propose le suicide ! / Je propose au parti de se suicider. / Il n’y a qu’un moyen, quitter la scène. »

    Voici quelques extraits des conseils qu’il donna ensuite à ses collègues : « Il faut préserver nos relations avec les Turcs. / Si un jour on a besoin de s’entendre avec les Turcs ; il faut mettre d’autres personnes sur la scène qui auront un autre passé (ou pas de passé du tout). / Je dis que le Dashnaksoutioun ne doit pas prendre le pouvoir, j’insiste là-dessus »

    Puis il termina par cette conclusion sans appel pour le parti politique dont il était toujours le président : « Il ne reste plus rien à faire pour l’EDP Dashnaksoutioun, ni aujourd’hui, ni demain. Il doit mettre un terme à son existence. Il est obligé de le faire pour son passé et pour sauver son honneur.

     ***
     Il fallu beaucoup de courage à cet homme pour se livrer à cet exercice devant les membres dirigeants de son parti qui ne l’écoutèrent malheureusement pas. Aujourd’hui le parti Dashnaksoutioun est toujours le parti majoritaire de la République d’Arménie.
    Copyright 2008 Yves Benard. Writer. All Rights Reserved



  • vote
    njama 19 décembre 2014 20:54

    Raymond Kevorkian (dans la vidéo) place l’histoire du génocide entre 1894 et 1922
    si vous m’avez lu (voir + haut) le FRA Dachnak, organisation révolutionnaire armée arménienne fondée en 1890 a été l’auteure de nombreux attentats terroristes ...

    A un moment, faut arrêter de croire qu’il y avait juste les gentils arméniens d’un côté et les Jeunes Turcs nationalistes sanguinaires de l’autre. C’est une guerre, et les deux partis révolutionnaires arméniens [Dachnak et Hintchak] sont des rebelles ...
    si vous lisez un peu plus loin :

    "Au moment où la Première Guerre mondiale est sur le point d’éclater, les Arméniens sont conscients qu’ils courent le danger d’être pris entre l’Empire russe et l’Empire ottoman. Lors de son huitième congrès à Erzurum en juillet 1914, le Dachnak réaffirme la politique qu’il a choisie : les Arméniens doivent combattre loyalement pour l’État dont ils font partie. Toutefois, comme l’indique le discours prononcé en 1923 par Hovannès Katchaznouni, dirigeant de la FRA dans le Caucase puis Premier ministre de la République d’Arménie (1918-1919), le parti a violé, dès le début de l’automne 1914, les conclusions de son propre congrès, organisant des groupes de volontaires pour l’armée russe, y compris des Arméniens de nationalité ottomane. Katchaznouni considère rétrospectivement ce recrutement comme « une erreur7 ». Le principal responsable de ce recrutement est Garéguine Pasdermadjian, qui avait été député dachnak d’Erzurum de 1908 à 19128. Également en octobre 1914, la FRA organise un comité pour armer la population arménienne de Van9. Cet armement se fait en collaboration avec la Russie tsariste, et, d’une façon plus générale, « en 1914, le Dachnak et le Hunchak » sont devenus « des organisations paramilitaires de type ORMI, qui consacrent le plus clair de leur énergie au trafic d’armes, ainsi que la rapporté au tsar un agent de l’Okhrana qui avait assisté à une conférence dachnak à Berlin10. » En mars 1915, Mikael Varandian, dirigeant de la FRA, demande au Royaume-Uni et à la France de débarquer des troupes sur la côte de Cilicie, promettant une vingtaine de milliers de volontaires « originaires » de la région11. Un mois plus tard, le docteur Zariev, soutenu par l’ambassadeur de Russie à Paris, demande aux gouvernements français et britanniques l’établissement d’une Arménie s’étendant du Caucase à la Méditerranée12."

    7 Hovannès Katchaznouni, The Armenian Revolutionary Federation Has Nothing to Do Anymore [archive], New York, Armenian Information Service, 1955, p. 5 (1re édition, en arménien, 1923).

    http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_r%C3%A9volutionnaire_arm%C3%A9nienne#cite_ref-7



  • 1 vote
    njama 19 décembre 2014 16:17

    Et la France, grande contributrice avec l’Angleterre du démantèlement de l’empire ottoman (accords Sykes-Picot, accords secrets signés le 16 mai 1916 prévoyant le partage du Moyen-Orient à la fin de la guerre) n’est pas blanche comme neige non plus dans la responsabilité de ces drames ...

    Une loi sur le Génocide arménien mettrait le couvercle sur l’histoire ...

    Accord franco-arménien de 1916

    Il a été proposé par le ministre des Affaires étrangères : Aristide Briand a saisi cette occasion de fournir des troupes en vertu de l’engagement français comme convenu dans les accords Sykes-Picot, qui était toujours secret. Les négociations eurent lieu sous la direction de Boghos Nubar du côté arménien. Les autorités arméniennes rencontrèrent aussi Sir Mark Sykes et Georges-Picot. Le soutien arménien, nommé la Légion arménienne, devait avoir pour commandant le général Edmund Allenby ; cependant, par-delà l’accord, des Arméniens combattirent en Palestine et en Syrie. Il fallut moins d’un mois pour arriver à la décision finale de créer la Légion arménienne.

    Les parties s’accordèrent sur différents points :

    > la création de la Légion avait pour but d’autoriser la contribution arménienne à la libération de la Cilicie de l’Empire ottoman et d’aider les Arméniens à réaliser leur aspirations nationales en créant un État dans la région  ;
    la Légion devait combattre uniquement l’Empire ottoman, et seulement en Cilicie ;
    > la Légion devait devenir le noyau de la future armée arménienne.

    L’accord était connu de Talaat Pacha, membre du gouvernement ottoman : une copie de ces informations a été retrouvée dans les archives ottomanes.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_franco-arm%C3%A9nien_de_1916

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