Je n’ai jamais dit que cette "partie de la population" était nombreuse... bien au contraire je pense que c’est une partie marginale de la population... la plupart des gens se balancent de la 2e guerre mondiale et aussi de la loi Gayssot qui ne concerne qu’une petite partie de l’histoire contemporaine.
Toujours est-il que les négateurs des chambres à gaz entretiennent soigneusement l’hystérie des "défenseurs" des chambres à gaz (ce qui les arrange bien)... finalement en pleine concurrence victimaire les deux "camps" y trouvent leur compte.
Beaucoup de travaux ont été faits dans des pays où il n’y a aucune criminalisation sur le sujet... et beaucoup de travaux ont été faits en France avant la loi Gayssot donc avant toute criminalisation... il n’est pas difficile de trouver ces travaux et de les lire pour s’en faire une idée... quant aux ouvrages négationnistes d’après la loi Gayssot (ouvrages français ou étrangers) allez sur Amazon et vous en trouverez et encore je ne connais pas les sites beaucoup plus discrets qu’Amazon qui permettent aussi de trouver des ouvrages de ce type... bref se cacher derrière la loi Gayssot est une imposture... qui cherche trouve (qui cherche des ouvrages non conformes à la loi Gayssot les trouvera sur internet) et qui cherche cherche (qui veut faire des recherches historiques sur le sujet qui lui plait les fera et les publiera sans problème dans les pays qui n’ont pas de lois type loi Gayssot)...
Cela étant je suis contre le loi Gayssot car elle est liberticide et totalement contreproductive car victimisante.
Toujours est-il que je constate que les chambres à gaz obsèdent manifestement une partie de la population... aussi bien leurs négateurs hystériques que leurs défenseurs hystériques... (cela se voit sur ce site où certains en ont fait l’alpha et l’oméga d’une bonne partie de leur interprétation du monde)... autant chez les Juifs victimes ou descendants de victimes je peux plus ou moins comprendre une certaine hystérie à défendre leur histoire tragique... autant je ne la comprends pas des non victimes (ou descendants de victimes) qu’ils soient négateurs ou défenseurs car cette histoire ne les touche pas directement (surtout de nos jours... ce drame a eu lieu il a 75 ans) et n’a que peu d’influence dans notre monde contemporain...
Que Chouard affirme qu’il n’est pas un spécialiste de la question des chambres à gaz et donc qu’il ne peut rien affirmer admettons... mais alors il devrait faire pareil pour tous les sujets qui ne sont pas dans son domaine d’expertise... or je l’ai entendu être très péremptoire sur des sujets pour lesquels il n’est pas un expert loin de là... la Grèce antique, les mouvements ouvriers et la première guerre mondiale, la révolution chaviste... en quoi se considère-t-il plus compétent pour affirmer des choses sur ces domaines mais pas sur d’autres pour lesquels il déclare ne rien pouvoir affirmer ?
...et puisque la question des chambres à gaz semble être une question si centrale pour tant d’inquisiteurs de la pensée ne pourrait-il pas consacrer tout simplement quelques dizaines d’heures de son précieux temps pour se cultiver sur la question en lisant des ouvrages historiques qui font référence dans les milieux universitaires... à mon avis ce n’est pas un prix très cher à payer de s’instruire sur ce sujet (le sujet en soi est très intéressant d’ailleurs) tout en gagnant une certaine tranquillité d’esprit et une liberté d’expression moins fragile.
C’est leur idiosyncrasie et leur expérience personnelle qui fait qu’ils s’accrochent à une croyance plutôt qu’à une autre.
Je ne crois pas... dans la grande majorité des cas (à l’échelle mondiale... car l’Europe occidentale et particulièrement la France ne sont pas très représentatifs) on reprend tout simplement les croyances (ici religieuses) de ses parents, de son "peuple", de son milieu... finalement assez rares sont ceux qui changent de religion (individuellement et non dans un mouvement collectif)ou quittent leur religion pour devenir athées ou agnostiques... c’est ce qui me gène un peu... il n’y a pas grand chose de personnel ou d’individuel... même les gens qui ne sont pas religieux à l’origine reviennent souvent "au bercail" en se tournant vers l’univers religieux de leur culture d’origine (parfois de leur enfance) et comme par hasard pas vers n’importe quelle autre des nombreuses religions possibles...
Il y a quelques années j’ai lu un essai d’un anthropologue, Pascal Boyer, sur le fait religieux (Et l’homme créa les dieux)... qui essaye de comprendre comment nos schémas de pensée ont amené à privilégier depuis des millénaires, les croyances religieuses par rapport à une interprétation du monde "rationaliste"... c’est une proposition intéressante qui s’appuie sur l’anthropologie et sur les sciences cognitives (du moins celles du début des années 2000). C’est juste une idée si jamais vous cherchez un peu de lecture ...mais je suis sur que vous ne manquez pas d’ouvrages à ce niveau là. :)
Ce livre a plutôt confirmé ma méfiance (biais de confirmation ?) par rapport au fait religieux que je trouve par ailleurs passionnant à observer mais de l’extérieur (dans l’histoire de religions par exemple).
"lorsque vous dites que ce que vous dites pour les platistes est valable pour d’autres croyances et croyants , vous mettez toutes les croyances sur le même plan"
D’autres croyances ne veut pas dire les autres croyances (en général)... si j’avais écrit cela j’aurais effectivement mis toutes les croyances sur le même plan... ce n’est pas le cas.
Avoir foi en quelque chose c’est croire en cette chose...
Cette définition me parait bien vague et semble s’appliquer un peu à toutes les situations... à la condition humaine en général qui ne cesse de croire en quelque chose (du plus élevé au plus trivial).
Pour ma part j’ai constaté en discutant avec certains croyants que beaucoup n’ont aucune idée de ce en quoi ils croient... quelques questions précises mais simples sur leur ou leurs dieu(x) les laissent complètement démunis... c’est un peu comme une foi "aveugle"... je veux bien que cela puisse donner un sens à une vie mais alors n’importe quelle foi pourrait faire l’affaire... pourquoi s’accrocher à l’une plutôt qu’à l’autre sinon par tradition, par mimétisme...