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Soi même

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    Soi même 2 février 2017 00:24

    Parvenu au pouvoir, Nikita Khrouchtchev lança, ?en 1959, une nouvelle vague de répression au cours de laquelle des milliers d’églises furent fermées (De vingt milles églises ouvertes au culte, il n’en resta plus que sept mille ? ; le nombre de monastères tomba de soixante-dix-sept à dix-sept ? ; celui des séminaires de huit à trois).

    Enfin, en 1961, l’Etat décida de retirer à la hiérarchie ecclésiastique tous ses pouvoirs. Dans chaque paroisse, ceux-ci furent transmis à un groupe de laïcs élisant son propre bureau. Evidemment, un tel groupe comprenait des informateurs du K.G.B. -

    - ette orientation a été intensifiée, en 1971, avec la création de la « ?Société philosophique soviétique ? » qui devait lutter contre « ?la tendance à la tolérance révisionniste ? » en favorisant l’édition de nombreux livres et revues antireligieux ? ; puis, en 1979, avec la résolution du Comité central du parti sur le « ?Perfectionnement du travail idéologique et politico-éducatif ? » ? ; enfin, en 1983, par une autre résolution du Comité central qui, selon Andropov, devait aider chaque citoyen soviétique « ?à devenir un bâtisseur actif du communisme ? », et Tchernenko de préciser ? : « ?Les communistes sont des athées militants ? ». Ces résolutions étaient inspirées par la nouvelle Constitution soviétique de 1977 et les nouvelles lois sur l’éducation de 1973 qui faisaient obligation d’élever les enfants dans l’idéologie communiste.

    Ces dispositions juridiques légales engendrèrent des persécutions particulièrement dures contre l’Eglise des Catacombes ou contre les membres de groupes d’études philosophico-religieux clandestins. Il y eut malheureusement des assassinats de prêtres actifs tel celui du Père Nicolas Ivassiouk, fomenté – on le sait aujourd’hui –, par des agents du K.G.B. ou celui du Père Alexandre Men, probablement la victime des mêmes kagibistes.

    Parvenu au pouvoir, le 11 mars 1985, Gorbatchev comprit que la société soviétique était profondément malade. Pour mener à bien les réformes qu’il se proposait d’appliquer, il avait besoin de toutes les forces vives du pays, dont l’Eglise orthodoxe qui constatait, à l’approche du millénaire de la Christianisation de la Russie, un retour massif de l’intelligentsia à la foi de ses ancêtres. D’ailleurs, au 8e Congrès des écrivains de l’Union Soviétique, plusieurs intervenants rendirent hommage au rôle de l’Eglise dans la qualité de l’éducation morale et spirituelle des précédentes générations de Russes, en soulevant les insuffisances morales et civiques des générations actuelles élevées dans l’idéologie communiste. En d’autres temps, ces intellectuels auraient été taxés de schizophrénie et de dédoublement de la personnalité et soignés énergiquement dans une psychoprison.

    Finalement, la Russie, encore soviétique, fêta d’une manière grandiose le millénaire de sa Christianisation. Cette année-là, en 1988, le président du Conseil aux affaires religieuses, K. Khartchev, fit le constat, d’une part, qu’une féroce et répressive politique antireligieuse exercée pendant soixante-dix années n’avait pu éliminer l’Eglise orthodoxe et, d’autre part, qu’il était plus profitable pour l’Etat d’être son allié car « ?nous avons échoué, dit-il, à apprendre l’honnêteté et l’effort à nos compatriotes. L’Eglise ne dit pas autre chose que cela ? ; pourquoi ne pas lui céder le terrain pour encadrer la société ??? ». Ces paroles constituaient un revirement spectaculaire de l’administration soviétique. L’Eglise fut légalisée par une loi d’octobre 1990 traitant de la liberté de conscience. Dès lors, la liberté religieuse retrouvée permit des conversions de masse. Un nouveau patriarche, Alexis II, fixa la ligne à suivre ? : « ?le renforcement de la vie spirituelle interne de l’Eglise ? ». Avec la disparition de l’U.R.S.S., le 21 décembre 1991, une nouvelle page d’histoire de la Russie et de sa Sainte Eglise allait s’inscrire.

    https://www.apostolia.eu/fr/articol_1139/la-persecution-de-leglise-orthodoxe-russe-par-les-communistes-%28ii%29.html

      ( C’est presque une de notre spécialité à nous les français l’interprétation erronée. ) Oui c’est surtout évident pour tous ceux qui ce contente d’une image d’Épinal et qui ne surtout pas regardez la vérité en face.



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    Soi même 2 février 2017 00:23

    Les années 1937 et 1938 se distinguèrent par leur immense cruauté. En 1937, Staline délivra l’ordre de dresser deux listes des ex-koulaks ministres du culte et prisonniers politiques ? : l’une de condamnés à être fusillés, l’autre de condamnés à la déportation en camps de travail. Ainsi, par l’ordre d’exécution n°00447, en date du 5 août 1937, quatre cents personnes étaient fusillées, chaque jour, au tristement célèbre polygone de tir de Butov. En fait, on fusillait partout à travers l’immense Russie… Parmi les fusillés, il y avait des milliers de religieux, dont des « ?Rénovateurs ? », dorénavant inutiles au régime, qui comprirent trop tard que les communistes ressemblaient au serpent du Paradis terrestre ? : ils promettaient beaucoup, mais ils apportaient la mort.

    D’après Aleksander Jakovlev, président de la « ?Commission pour la réhabilitation des victimes des répressions politiques ? », deux cents mille membres du clergé, exclusivement orthodoxe, auraient été condamnés à mort entre 1917 et 1980. Ceci est un nombre approximatif qui demande à être affiné par les recherches en cours. Toujours d’après la dite commission, pendant les seules années 1937 et 1938 – les plus terribles –, 105 000 prêtres orthodoxes ont été fusillés. Il s’agit en fait des prêtres « ?identifiés ? ». En réalité, si on rajoute ceux qui ont été massacrés dans la clandestinité et dont on ignore les noms, le nombre des victimes est nettement supérieur. -

    -

    Malgré une répression sanguinaire à l’égard des chrétiens, un sondage réalisé en secret par le gouvernement, au moment du recensement de la population en 1937, révéla que plus de la moitié des Soviétiques se déclaraient croyants. « ?Sur le sang des martyrs, la foi grandit, s’affermit et se magnifie ? », avait prévenu Maître Gourovitch, le défenseur, en 1922, du métropolite Benjamin de Pétrograd…

    Ce sondage donna à réfléchir à Staline, confronté à la menace nazie. L’idée lui vint de refaire l’unité nationale contre l’envahisseur et de modifier son image auprès de ses alliés occidentaux. Dès lors, il accorda l’ouverture de milliers d’églises (il n’en restait plus qu’une centaine, ouvertes au culte, avec quatre évêques seulement) et l’élection d’un nouveau patriarche. -

    - Cependant, cette mesure resta sous un contrôle gouvernemental strict. D’ailleurs, de nombreux clercs emprisonnés avant la guerre ne furent libérés qu’entre 1955 et 1957. De plus, dès que la victoire sur les Allemands s’avéra quasi certaine, le Comité central du parti communiste exigea, en septembre 1944, la reprise de la propagande antireligieuse. A cet effet, en 1947, la « ?Société pour la diffusion de la connaissance politique et scientifique ? » remplaça la défunte « ?Ligue des sans Dieu militants ? ». Néanmoins, le gouvernement soviétique ne pouvait plus se permettre de commettre des fusillades de masses, même si l’incarcération en camps et l’internement dans des hôpitaux psychiatriques « ?spéciaux ? » continuèrent et eurent aussi leurs victimes. Les sans Dieu agirent avec plus de subtilités en exerçant notamment des pressions morales sur leurs victimes. La consultation des archives soviétiques montre l’horreur des interrogatoires, les drames, les complicités et les infiltrations d’informateurs, les trahisons induites par la peur, etc. _



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    Soi même 2 février 2017 00:22

    Une seconde vague de persécutions se fit sentir lors de la famine de 1921-1922 qui ravagea la région de la Volga, après deux années de sécheresse. Dès le début de la famine, Mgr Tikhon appela à l’aide les Eglises occidentales. L’Eglise orthodoxe créa également un comité de secours chargé de recueillir des fonds en vue de soulager les populations sinistrées. Mais le gouvernement ordonna fermement la dissolution du dit comité et la remise de tous les secours recueillis à un comité d’Etat institué dans le même but. L’Eglise obtempéra. -

    -

    Mais cela n’était pas suffisant ? : en 1929, le deuxième congrès de « ?La Ligue des Sans Dieu ?militants ? » adopta un plan quinquennal de la « ?liquidation ? » de la religion. La nouvelle législation interdit toute expression religieuse en dehors des lieux de culte dûment enregistrés. Etaient également proscrits tout service religieux destiné à des groupes particuliers de fidèles (enfants, adolescents, femmes, associations professionnelles, cercles d’études théologiques, camps d’été de jeunes, etc.), tout concert de chœur d’église (musique religieuse ou profane), toute propagande religieuse et toute critique de l’idéologie communiste.

    L’existence de lieux de culte agréés par le pouvoir ne freina pas pour autant la destruction de milliers d’églises, au cours de ces années 1928-1929. Et l’imagination des bolchéviques, pour empêcher les chrétiens de vivre leur foi, n’eut pas de limite ? : les « ?Sans Dieu ? » supprimèrent le dimanche comme repos dominical et inventèrent la semaine de cinq jours (quatre jours de travail et un cinquième pour le repos). -

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    Soi même 2 février 2017 00:20

    @sls0, vous avez une visions très romantique du Communisme ,

    ( Très tôt, le code pénal soviétique de 1922 donnait pour fonction au droit pénal la protection juridique de l’Etat des travailleurs contre ceux qui portaient atteinte à l’ordre juridique révolutionnaire (art. 5). Les chrétiens, les musulmans et les juifs entrèrent dans cette catégorie. Dès lors, l’infraction était définie comme « ?tout acte ou omission, socialement dangereux qui menace le fondement du régime soviétique et l’ordre juridique établi par le pouvoir ouvrier et paysan -

     - Bref, une législation était en place pour éliminer les « ?ennemis ? » de la Révolution. Dans un cerveau soviétique, ils étaient nombreux. Parmi eux, la religion qui devait être extirpée de la société et des consciences. Dans « ?L’A.B.C. du communisme ? », Nicolaï Boukharine déclarait que « ?la religion et le communisme sont incompatibles, aussi bien en théorie qu’en pratique ? ». La lutte antireligieuse du pouvoir soviétique toucha donc toutes les religions. C’était, comme le précise un opuscule de propagande de 1923, « ?la lutte décisive contre le pope, qu’il s’appelle pasteur, abbé, rabbin, patriarche, mollah ou pape ? ; cette lutte doit s’étendre de façon non moins inéluctable à Dieu, qu’il s’appelle Jéhovah, Jésus, Bouddha ou Allah ? ». _

    -

    Grâce à l’ouverture des archives soviétiques, les chercheurs d’aujourd’hui ont estimé qu’entre 1918 et 1980, quatre cents évêques ont été poursuivis dont deux cent cinquante exécutés ou morts au Goulag, cinq cent mille membres du clergé emprisonnés dont deux cent mille passés par les armes, des millions de laïcs anéantis, tous des véritables martyrs de la foi et souvent exécutés d’une manière sadique. Ces chiffres sont, certes, encore provisoires, les études sur cette tragique période de l’Eglise russe n’étant pas encore terminées.



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    Soi même 1er février 2017 15:42

    @sls0, ( Mon propos était de dire que les archives ouvertes en 1993 n’avaient aucune raison d’être falsifiées, bien au contraire à l’époque vu le contexte politique ) se n’est l’ouverture des archives qui pose problème c’est la potentialiste quel recèle de vérité, et en se qui concerne par exemple les grands procès de Staline sur les cadres et les dirigeants du parti, se pose la question les aveux consignés dans les pièces des procès sont vrai où on été obtenue sous la torture , se n’est la pièce d’archive qui pose le problème de l’authenticité c’est bien son contenue...

    C’est comme cette vidéo quel crédit pouvez vous apportés à des dignitaires religieux qui encens Staline ?

    Si vous avez une solide connaissance de cette époque, vous ne pouvez pas prendre aux sérieux ses déclarations de ses prélats qui agissent sur ordres.

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