Marrant, adolescent quand j’avais lu 1984 : des 3 oxymores, je n’arrivais pas à comprendre "la guerre, c’est la paix". Et je m’étais dit que peut-être je comprendrais un jour (en espérant que non).
Puis l’éblouissement m’est venu avec la guerre du Golf, les images scéniques de la CNN en nuances de sable chaud. Et Schwarzkopf (un joli nom bien Schleu) : Sécuriser la zone / Pacifier le territoire / Dommages collatéraux / Frappes chirurgicales (c’est sûr, ça soigne).
Bon, on a quand même notre marque déposée par notre frenchy Kouchner : devoir d’ingérence. Le mot "ingérence" tout simple a été avalé, slurp disparu. Malin...
Les élections
présidentielles Russes sont à deux tours.
Elections présidentielles
2000. Premier tour, Poutine : 52,94% des voix.
Poutine n’avait
encore guère fait ses preuves, c’est le contexte qui a agi :
- a été désigné président par interim après
démission d’Elstine, le temps de préparer ces élections anticipées,
- était face à un communiste, où il reste
encore une nostalgie, mais dans l’ensemble, les Russes en ont assez soupé et ne
veulent pas recommencer les soviets et Staline.
- Elections
présidentielles 2004. Premier tour, Poutine : 71,2% des voix.
- Elections
présidentielles 2008. Premier tour (Medvedev) : 70,28% des voix.
- Elections
présidentielles 2012. Premier tour, Poutine : 63,6% des voix.
- Elections
présidentielles 2018. Premier tour, Poutine : 76,69% des voix.
Il faut connaître un peu l’histoire de la Russie depuis l’effondrement du mur
pour comprendre pourquoi les Russes veulent absolument garder Poutine.
Quand le
développement neuronal n’a pas dépassé l’Ile aux Enfants, le monde est fait de
pays gentils et de pays méchants. Le mainstream se charge ensuite pour ceux
restés collés à la tévé de mettre dans le cerveau de l’Ile aux Enfants, ou
celui liquéfié des boumeurs, que Poutine est un dictateur. Car il a fait 20 ans, point. Aux pays des méchants on ne vote pas, on ne vote que dans les pays
gentils.
Merkel a fait 16 ans. Mais elle est gentille, le mainstream l’a toujours dit, c’est ça la différence.
La démocratie n’est
pas un lieu où ou obtient un mandat déterminé sur des promesses, puis où on
en fait ce qu’on veut. (…)"Le gouvernement du peuple, par
le peuple, pour le peuple" : voilà qui reste la définition souveraine de la
démocratie. (...) Démocratie, dois-je expliquer au ministre, ne signifie pas
"Nous avons notre majorité, peu importe comment, et nous avons notre bail
pour cinq ans, qu’allons-nous donc en faire ?". Cela n’est pas la démocratie, c’est seulement du petit baratin partisan,
qui ne va pas jusqu’à la masse des habitants de ce pays. (…) En
effet, on a pu dire qu’elle était la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles
qui ont été essayées au fil du temps ;mais il existe le sentiment, largement partagé dans notre pays, que
le peuple doit être souverain, souverain de façon continue, et que l’opinion
publique, exprimée par tous les moyens constitutionnels, devrait façonner,
guider et contrôler les actions de ministres qui en sont les serviteurs et non
les maîtres.