Ah, oui, j’avais regardé moi-même et pas vu ce paragraphe ajouté. J’étais tombé sur la définition précédente, la 8ème.
Reste que vous avez sélectionné la définition de tête de l’Académie Française, qui n’est pas pertinent pour notre sujet. Et ce paragraphe ajouté est l’intelligence qui consiste à pouvoir s’adapter aux situations pour parvenir au résultat. C’est celle que vous aviez déjà contesté en disant que c’était la définition anglo-saxonne et réductrice de l’intelligence. Maintenant, vous l’acceptez, soit. Une voiture sans pilote connectée à un réseau numérique peut se déplacer d’un point à un autre en s’adaptant aux situations rencontrées dans son parcours. Elle satisfait aux définitions des deux premiers items, et, semble-t-il, du troisième item du paragraphe que vous avez rajouté. Comment dire que cette voiture n’est pas intelligente d’après ce paragraphe ?
Je suis d’accord qu’on abuse de l’usage du mot "intelligent". Il en est de même avec le mot "quantique".
Vous avez indiqué à micnet une définition datée de l’intelligence, induisant qu’elle est le propre des humains, qui doit être suffisante avec l’âge vénérable des académiciens. Et vous-même contredisez la définition que vous avez choisie :
Il est raisonnablement facile d’admettre qu’il existe une intelligence dans la nature, et même qu’elle puisse être une propriété du vivant. De fait, l’intelligence intervient clairement dans la sélection naturelle, je crois que c’est difficile à nier en observant les animaux. Et pourquoi pas dans les végétaux, les champignons, les bactéries, etc. ?
C’est là que vous acceptez ou refusez le débat sur l’intelligence qui nécessite une actualisation, ce que dit bien Aurélie Jean, puisque nous sommes tous d’accord là-dessus.
Maintenant, comment désigner qui est intelligent et qui ne l’est pas dans la nature et le monde vivant ? Exercice difficile, dans doute impossible. De même : quelle créature vivante est consciente et laquelle ne l’est pas ? C’est pareil.
Et c’est dans tout ce flou qu’on en profite pour étiqueter les capacités de plus en plus étendues du numérique : "intelligence artificielle". Et ce n’est plus la définition de l’Académie qui va servir de talisman. Apréciser que le numérique est un langage, pas une machine (et donc pas une calculette). Par contre, il gère de plus en plus les machines, à la place des humains, pouvant les dépossédez progressivement.
Vous m’aviez écrit que les machines font plus que notre conscience, en capacité d’action, mais pas mieux. Ce qui est intéressant à regarder. Encore faut-il que la simili conscience du système numérique ne vampirise pas la nôtre, comme la mauvaise monnaie qui chasse la bonne. Ce qui suppose définir ce qu’est la nôtre. Mais j’expliquais que notre conscience est justement indéfinissable, car de l’ordre du sensible et non du rationnel. Il me semblait qu’il faut repartir de la maxime d’Aristote pour reconnaître ces "tout" qui gèrent les mondes, afin de singulariser celui numérique de celui humain. Mais c’est toute une définition paradigmatique à faire.
Je suis quand même en entre-deux sur ce sujet, comme Gollum.
La conscience est un fait d’expérience, c’est notre sensibilité qui dit l’évidence de celle-ci. La science consiste à objectiver des réalités, la conscience ne l’est pas (ce qui est l’erreur du scientiste, comme yoananda).
On ne peut pas transmettre par la science la saveur d’une mangue, la douleur d’une brûlure ou l’extase d’un coït. La saveur est une information de l’ordre du sensible, comme la conscience, le savoir est une information de l’ordre du rationnel (extraite, caractérisée, objectivée, scientifique...). Tout au plus, on peut dire des informations se rapprochant du goût de la mangue par le jeu des analogies avec d’autres expériences du sensible (sucré, doux, etc...).
L’intelligence découle de la conscience. Du moins l’a t-on cru pendant longtemps.
Si l’intelligence est une capacité à organiser des activités et à les percevoir, on le constate dans le monde vivant comme dans la biologie. On le constate aussi en physique : les systèmes gravitaires, les interactions chimiques, atomiques, le quantique, etc... Pour ma part, à moins qu’on me le contredise, et je suis ouvert, je ne vois plus de différence entre intelligence et néguentropie.
On récupère maintenant la vieille maxime : le tout est plus que la somme des parties.
En écosystèmes, en holobionte on constate des relations entre systèmes qui font émerger avec la complexification par le jeu des intermédiations des "tout" qui deviennent surdéterminants, créateurs à leur tour. Notre production de pensée n’y échappe pas entre le "eux" et le "nous" qui sont créateurs de communautés comme de conflits. Notre conscience est l’expression de notre tout individuel relativement à ce qui nous entoure. Le cerveau reptilien étant déjà le tout de notre biologie qu’il entretient en vie, même quand on dort. De même un tout entretient l’activité de la biosphère, un autre fait ses productions dans l’univers.
Le numérique fonctionne avec l’électricité, avec des machines qu’il apparie et pilote, avec de l’intelligence humaine. Là aussi, il peut y avoir l’émergence d’un tout, surdéterminant et créateur, avec sa propre intelligence (bien que j’hésite avec ce mot, ou il faut en créer un autre). Même si ce tout n’est pas celui de notre conscience, le jeu des analogies peut prendre la place de l’inobjectivable, et, ce qui devient notre vulnérabilité, l’indéfinissable.
Eh bien si RFK aura les mains libres, attendez vous à bien des surprises. Il y a aussi des élus républicains sensibles et informés sur les problèmes sanitaires et chimiques refoulés aux Etats-Unis, surtout depuis les dernières élections aux deux chambres. Même s’il y en a d’autres complètement à l’Ouest ou dans le déni.
Le contrail contribue déjà au réchauffement climatique, par forçage radiatif, on a beaucoup tardé à le reconnaître. Ainsi qu’aux perturbations géoclimatiques. Et on ne sait toujours pas son ampleur : pas simple à mesurer et en contexte de pressions diverses fortes qui gênent les études. Le chemtrail ajoute les pollutions chimiques qui tombent d’en haut sur les sols. Sachant que la différence entre contrail et chemtrail n’est pas toujours simple.
RFK fait partie des quelques avocats aux U.S. qui ont gagné les procès environnementaux les plus retentissants des quarante dernières années. Sa première expertise était les eaux naturelles, réceptacle de toutes les pollutions et milieu d’analyse d’impacts sur la santé humaine. Ce sont des luttes bien plus concrètes documentées et avec une autre poigne que celles d’un Nicolas Hulot. Sinon, à part le ténia qui est allé boulotter dans son cerveau, il n’est guère concerné par des problèmes de santé : il mange des aliments sains et fait des tractions sur barre fixe à 72 ans. Enfin, c’est un Kennedy, donc relativement informé sur les activités de l’Etat profond de son pays. Avec par exemple une Tulsi Gabbard, non vaxxinée covid qui s’est permise de dénoncer la présence des biolabs financés par les U.S. en Ukraine, maintenant cheffe du renseignement, RFK ne sera pas tout seul au gouvernement, même si Trump sera de toute façon un imprévisible.