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Joe Chip

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  • 5 votes
    Joe Chip Joe Chip 6 mars 19:16

    @sls0

    Même d’un point de vue strictement juridico-juridique, vous racontez n’importe quoi. En effet, l’homme en question était en situation irrégulière sur le territoire français (info du ministère de l’intérieur) car le droit à l’installation en France n’est pas automatique mais conditionné pour les étrangers munis d’un titre de séjour européen :

    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1375

    Il y a des démarches à effectuer et des conditions à remplir pour obtenir une carte de séjour en bonne et due forme. Apparemment, ce n’était pas le cas avec cet étranger en situation irrégulière qui, ne pouvant travailler en France, était donc dans l’incapacité de subvenir à ses besoins, et aurait par conséquent dû être l’objet d’une mesure d’Interdiction du Territoire Français, laquelle, contrairement à la mesure d’expulsion, est une mesure pénale prononcée par le juge : 

    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2784

    L’ITF est prononcée par un juge pénal contre un étranger qui réside en France et qui a commis un crime ou un délit. Elle peut intervenir comme peine principale ou, le plus souvent, comme sanction complémentaire à une peine de prison ou une amende.

    Je suppose qu’il est moralement satisfaisant d’inventer des arguties juridiques pour donner un vernis de rationalité à des dysfonctionnements flagrants de la justice qu’il n’y a pourtant aucune raison de justifier ou d’accepter. Pouvez-vous me citer un seul pays démocratique qui appliquerait ce genre de loi et laisserait des délinquants étrangers se maintenir en toute impunité sur leur territoire ? Cette affaire sordide révèle clairement ce que tout le monde sait, de manière intuitive ou rationnelle, à savoir que le justice française, pour tout un ensemble de raisons (matérielles, politiques...) ne fait pas/plus normalement son travail et que d’innombrables exceptions et complaisances ont fini par donner l’impression à certains que la loi n’existait pas ou, à défaut, qu’elle ne devrait jamais être vraiment appliquée (au prétexte parfois qu’elle ne serait pas applicable).

    Mais en l’occurrence, la loi existe, et ce type aurait dû en réalité être expulsé après avoir commis sa première infraction. Ca ne devrait même pas faire l’objet d’un débat. La seule question à poser est par conséquent : pourquoi la justice n’a-t-elle jamais ordonné cette ITF ?

    Les propos du type de LFI sont d’ailleurs d’une absurdité déconcertante ("Il a sa place en France autant que n’importe quel récidiviste" lol) mais montrent bien l’ampleur du déni sur ces questions au sein de la gauche. Balancer comme ça que la nationalité française n’a aucune importance au regard de la récidive et qu’il n’existe pas de base en droit pour différencier des nationaux et des étrangers dès lors qu’ils sont (irrégulièrement) présents sur le territoire est un mensonge flagrant ou une méconnaissance partisane de la loi française.



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 3 mars 01:30

    Sur le en même temps macronien, j’ai pas tout à fait la même analyse. J’y vois moins une forme de cynisme politicien que de volonté un peu infantile d’être tout et son contraire, ou plutôt d’être tout à la fois, un peu comme un enfant qui pourrait s’imaginer un instant dans le rôle du voleur puis l’instant d’après dans celui du flic, avec la même intensité. 

    Il y a aussi chez lui un truc classique des manipulateurs qui consiste à renvoyer à l’interlocuteur l’image qu’il souhaite avoir en face de lui. On a donc plusieurs avatars de Macron qui s’adressent à des segments différents de l’opinion : le Macron qui parle aux jeunes, le Macron qui parle à l’électorat FN, le Macron libéral, le Macron étatiste... Je crois même que Macron est sincère quand il dénonce le privilège blanc et quand il critique les thèses décoloniales. Comme un acteur est sincère dans chacun de ses rôles. Tout ça est d’ailleurs confirmé par les gens de son entourage qui décrivent souvent sa personnalité comme une énigme.



  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 3 mars 00:45

    @maQiavel

    Les personnes qui, aux USA, dénoncent la situation de la liberté d’expression dans certains campus sont loin de toutes appartenir à la droite conservatrice ou de s’inscrire dans les thématiques de cette dernière (notamment dans la dénonciation du "marxisme culturel" qui est plutôt l’apanage de la droite libertarienne).
    A vrai dire, la plupart sont aujourd’hui de gauche, du moins parmi celles qui s’expriment dans les médias. Il y a une double inquiétude sur la partition identitaire de la société (même aux USA) et sur le dévoiement des luttes progressistes et sociales au profit d’une lecture exclusivement ou prioritairement raciale ou genrée de la société. 
    Une histoire a mis récemment en perspective ces inquiétudes, quand un concierge et un agent d’entretien ont été immédiatement mis à pied après avoir été accusés de racisme par une étudiante noire d’un campus féminin élitiste à 78000$ de frais de scolarité annuels. Un simple quiproquo avait été interprété par cette dernière comme un acte discriminatoire remettant en cause sa présence dans l’établissement. En gros, elle mangeait dans un espace réservé aux femmes et avait été confondue de loin avec un homme par le concierge vieillissant, qui avait demandé à l’agent d’entretien de lui faire quitter les lieux. Arrivé sur place, l’agent d’entretien comprit aussitôt la méprise et s’excusa auprès de la jeune femme.
    On n’a même pas voulu les entendre avant que l’accusation ne se dégonfle et que l’administration ne soit contrainte de les réintégrer, sans un mot d’excuse, mais non sans que leur réputation ait été détruite.
    Cet argument du détournement des luttes sociales n’est certes pas neuf, dans une certaine définition orthodoxe de la gauche, mais il a été ravivé ces dernières années aux USA, notamment au sein de la gauche socialiste mais aussi par des sociologues qui voient les taux d’illettrisme et de consommation de drogues exploser dans le prolétariat jeune et blanc, bien plus que dans les autres catégories ethniques. Or, une analyse intersectionnelle bornée finira toujours par conclure que ce petit blanc illettré n’a pas subi d’oppression "systémique" et est par conséquent moins à plaindre, par exemple, qu’une femme noire travaillant comme secrétaire dans une société dont les postes de direction seraient majoritairement occupés par des hommes blancs. Les plus cyniques ou blasés diront même qu’il a mérité son sort (car ces "woke" sont aussi des fondamentalistes de la méritocratie, croyant que toute position dans la société ne peut être qu’héritée à défaut d’avoir été méritée) ou qu’il a fait mauvais usage de son privilège blanc et ne mérite donc aucune compassion ni même un regard objectif ou neutre sur sa situation. Pourtant le fait que des "petits blancs", comme on appelle désormais tous les blancs pauvres, y-compris en France, se retrouvent dans cette situation démontre assurément le rôle essentiel joué par l’environnement dans le destin social d’une personne. Les antiracistes sincères devraient donc se saisir de cette réalité pour proposer une vraie "déconstruction" des stéréotypes raciaux. D’autres, aux USA mais aussi en Angleterre, ont même proposer de cibler cette population pauvre, blanche, souvent rurale ou périurbaine, par une politique éducative déterminée, un peu comme cela avait été fait dans les ghettos noirs. Evidemment, ces propositions ont aussitôt été taxées de racisme. 

    Donc, plus que de l’extrémisme, c’est une forme de mauvaise foi ou de double langage qui est reprochée à cette gauche identitaire, qui d’un côté prétend déconstruire les identités, tout en les essentialisant de l’autre à des fins politiques.

    Je n’ai pas examiné les statistiques à ce sujet, mais si on devait se borner à l’étude des statistiques officielles, alors il faudrait par exemple conclure qu’il n’existe en France aucun climat "anti-musulman" puisque les agressions quantifiées contre les musulmans sont en recul global depuis plusieurs années, au point que certaines officines islamistes ont tenté de monter des affaires d’islamophobie de toute pièce, ou inventé des faux témoignages de musulmanes pour la presse anglo-saxonne (j’ai par exemple appris dans le new york times qu’en France les femmes voilées n’avaient pas le droit d’aller à l’école et subissaient quotidiennement des lynchages). 
    L’étude que tu cites ne semble d’ailleurs pas prendre en compte l’auto-censure, qui est comme tout le monde le sait le principal mode de censure dans les milieux où certaines opinions peuvent valoir l’opprobre ou un licenciement à ceux qui les profèrent. Or, il est par définition impossible de quantifier ou de qualifier cette auto-censure, qui se traduit le plus souvent par des adaptations ou des renoncements subtils que le sujet ne ressentira même pas comme une forme de contrainte (puisqu’elle est intériorisée et assimilée à travers le comportement).

    Le phénomène, en tout cas, est bien réel, et assez symétrique de l’identitarisation de la droite. Les identitaires de droite sont plus dangereux car ils sont moins éduqués et en règle générale plus pauvres que les identitaires de gauche qui peuvent sévir dans leur bulle cognitive. Il y a aussi une dimension sectaire assez spécifique à la droite américaine dans ces milieux où l’on confond Jésus et Donald Trump dans un joyeux bordel millénariste.
    Le problème c’est que cette bulle est visiblement devenue dominante et assez exclusive dans certains domaines (sciences humaines essentiellement, mais pas que).



  • 4 votes
    Joe Chip Joe Chip 5 janvier 22:04

    @Sentero

    Philippot incarne la déchéance du souverainisme en France, passé en 20 ans d’alternative politique sérieuse à "l’Europe de Maastricht ", représentée par des personnages comme Chevènement et Séguin, à niche politique pour affiliés sectaires (Rougeyron) et désaffiliés en tout genre (losers de la politique française, dissidents, soraliens, etc.). C’est vrai qu’il est tombé assez bas dans un registre digne d’un tabloïd, mais n’ayant plus de mandat électoral européen ou national il n’a plus vraiment le choix à part râcler les vieux fonds de pot sur le net en tapant sur les "boches".

    Au-delà il incarne aussi la décrépitude des élites administratives françaises. Voilà un type qui est passé par l’ENA et dont l’expérience professionnelle se résume à un passage par un institut de sondage (d’où son obsession pour les sondages bidons) et par l’inspection générale de l’administration. D’ailleurs c’est sa seule proposition politique, remettre de l’Etat et de l’administration partout.

    Comme tous les hauts-fonctionnaires, sans trop oser le dire, Philippot a une vision paternaliste et condescendante des Français, considérés au mieux comme des grands enfants qui seraient incapable de s’organiser ou de se conduire. Cela se reflète dans sa vision démagogique et ringarde de la politique. 

    Et comme tout haut-fonctionnaire qui se respecte, Philippot visiblement se surestime. Son passage par le FN a fait un temps illusion mais on voit qu’en dehors d’une structure politique historique conduite par une vraie personnalité dotée d’un charisme (MLP, quelque soit ses défauts, est une femme politique) il n’est arrivé à rien. 



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 2 janvier 23:54

    Je voulais dire que tout ce qui se passe de l’autre côté de l’atlantique arrive ici, en léger différé... 

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