Caricature. Un porte-avion nucléaire n’est pas une tartelette au citron et il y a par ailleurs de nombreuses réponses possibles à cette question sans donner le prix coûtant d’un porte-avion sachant que le sujet n’a :
1) rien de très mystérieux
2) est vivement débattu en ce moment au sein du petit monde stratégique et sur les blogs spécialisés : faut-il un deuxième porte-avion ? La France a t-elle encore les moyens et la volonté d’assurer une permanence stratégique en mer et de défendre sa ZEE ? Si oui, comment, combien, pourquoi, etc.
C’est un sujet fondamental qui entre totalement dans les prérogatives d’un Président de la Ve République, contrairement au prix des pains au chocolat.
En séchant sur la question et se mettant à chanter une opérette, Asselineau a juste dévoilé la pauvreté ou l’absence de sa pensée stratégique qui ne se résume pas à sortir de l’euro. Sa réaction (saisissement, colère) montre d’ailleurs qu’il en prend conscience à l’instant même où la question lui est posée. Je dis juste qu’un candidat qui se prétend au-dessus de la mêlée et qui donne des leçons de connaissance des "dossiers" doit au moins être préparé à esquiver ce genre de sujet. Il n’est pas tellement différent de Ségolène Royal et d’autres "élites" qui n’y connaissent absolument rien parce que la souveraineté française est le dernier de leur souci.
Après si vous voulez croire que Mitterrand ou De Gaulle auraient réagi de la même manière et se seraient laissé coincer par un petit journaliste hargneux sur une question aussi sensible, libre à vous.
Autrement dit, rendre le vote obligatoire pour tous est la première étape avant la suppression du suffrage universel, puisque tout le monde n’aura pas la capacité matérielle ou intellectuelle d’exprimer son vote. Inéluctablement on sera amené à rétablir le suffrage censitaire pour délivrer de l’obligation du vote les catégories de citoyens qui seront jugées inaptes ou qui ne souhaiteront pas voter (il y en a).
Pour bien comprendre mes propos, quand il défend le "vote obligatoire" il faut bien entendu y voir une allusion au suffrage censitaire, c’est à dire à une conception fonctionnelle du vote (le vote n’est plus un droit à exercer mais une fonction à accomplir).
J’aime bien Barbier, c’est un personnage qui n’est pas de son temps, un libéral au sens que pouvait avoir ce mot en 1830, c’est à dire politiquement légitimiste et en faveur de la bourgeoisie, avec une défiance instinctive envers le peuple et le suffrage universel.