La technologie française n’est pas "plutôt pas mauvaise", nous sommes (encore) en pointe dans l’électronique militaire et dans l’aéronautique. L’industrie de la défense est une des rares à avoir réussi globalement la transition économique du public vers le privé contrairement aux grandes entreprises publiques de l’énergie ou du transport, même si tout n’est pas idéal (chantiers STX, turbines...). Nous avons un réseau de PME et de sous-traitants très compétitifs structurés autour de quelques grands groupes (Dassault, Thalès, Naval Group) qui réalisent de très bonnes performances à l’export.
Les Russes, en dépit des progrès accomplis ces dernières années, conservent des longueurs de retard dans certains domaines (comme l’électronique embarqué, en gros les ingénieurs russes peuvent produire du matériel aussi performant que le nôtre ou celui des Américains mais ils ont des problèmes avec la miniaturisation et la fiabilité), en partie parce que de nombreux ingénieurs russes ont été débauchés par la Chine et par l’Inde pendant la perestroïka.
J’ai soigneusement évité de parler de l’aspect politique et idéologique pour me concentrer sur l’aspect technique des frappes (quoi, où, comment). C’est un peu artificiel comme distinction, j’en conviens, mais il y a des débats qu’on ne peut pas ou plus avoir sur ce site sans être aussitôt insulté, traité d’israélien, de collabo de l’empire, etc, etc. etc.
Je me fous des "versions" des faits, des fioles de Powel et du Vietnam. Je pourrais aussi vous parler des exactions commises par les Soviétiques, du KGB et de la longue histoire des mensonges d’Etat et de la propagande russe, mais je ne vois pas l’intérêt.
Je m’intéresse au fait dans la mesure de mes connaissance et de mes capacités d’analyse, point barre, je ne cherche ni à vous convaincre ni à être convaincu.
dans le meilleur des cas les rafales sont restés très loin de la zone dangereuse.
Non mais c’est le but hein... le but d’un appareil moderne est d’être en mesure de frapper à distance de sécurité (BVR) sans être détecté par les radars ennemis, pas de prendre le risque d’être repéré et détruit dans la "zone dangereuse".
La portée maximale des missiles scalp est de 400km.
Je ne connais pas la portée exacte des moyens de détection mis en oeuvre par les Russes en Syrie et je n’ai pas le temps d’aller chercher cette info, donc je vais supposer à priori que les Russes auraient dû détecter les Rafales comme ils ont détecté les appareils anglais et américains.
Ce qui est frappant c’est que certains refusent catégoriquement d’envisager le fait que les Rafales aient pu mener à bien leur mission en échappant à la détection radar russe, c’est absolument impossible, ils préfèrent croire à priori à la propagande des médias russes qui vont jusqu’à affirmer que les Français n’ont tiré aucun missile.
Le but de l’opération n’était pas de "balancer 103 missiles" ou de faire des économies mais de détruire un certain nombre de cibles qui ont apparemment toutes été détruites en utilisant des missiles de croisière et des missiles scalp. Apparemment, vous avez tous des relations à haut niveau dans l’appareil d’Etat français pour connaître le nombre optimal de frappes et la nature des moyens qui auraient dû être mobilisés pour détruire ces cibles, il faudrait peut-être songer à offrir vos service à votre pays plutôt que poster des commentaires sur des forums.
Tout le reste est de la communication ou de la propagande. Ce n’est absolument pas une "débauche de moyens" d’autant plus que l’opération visait également à "envoyer un message" et à démontrer certaines capacités, comme l’ont fait les Russes l’année dernière avec leurs kalibr en Syrie.