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Le peuple, la démocratie et l’égalité : les piliers intouchables de la modernité

Voici remis au goût du jour un article publié sur agoravox rouge par mes soins en 2013 consacré à un Plaidoyer pour une nouvelle Constitution que je me permets à nouveau de republier, et de compléter, compte-tenu de l'actualité.

Notre régime représentatif s'essouffle. L'individualisme de notre société moderne, la professionnalisation de la politique ainsi que son impuissance croissante dans la conduite de la nation, conjointe à l'influence grandissante des communautés et des lobbies, sont autant de signes révélateurs d'un déclin de ladite nation. Ce constat est largement partagé par l'ensemble de nos concitoyens mais les réponses proposées divergent. La vision la plus "populaire" et la plus diffusée sur la toile est celle consistant à réclamer, à l'instar d'un Etienne Chouard, un retour à la démocratie directe avec un système de tirage au sort. "Plus de démocratie" est devenu LE slogan que l'on n'a, pour ainsi dire, plus le droit de contester sous peine de subir les foudres de nos chers "démocrates". Et si la démocratie actuelle n'était pas la solution mais le problème à la situation actuelle ? A une époque où "tout se vaut" et où le chef de l'état en personne estime qu'il est important de "déconstruire la culture française", n'assiste-t-on pas, tout au contraire, au parachèvement de ladite démocratie et de son égalitarisme à tout crin ? De même, lorsqu'on constate un désintérêt complet de nos compatriotes pour "la chose publique", quand il ne s'agit pas d'une démission voire carrément d'une "soumission" (et ce n'est pas la période actuelle liée à la pandémie et à la restriction incroyable de nos libertés qui me démentira sur ce point), ne peut-on pas envisager une autre approche proposant un système de synthèse entre la vision 'verticale' de la politique, mettant en avant les meilleurs, et 'horizontale' associant tous les citoyens de bonne volonté à participer au "bien commun" ? Enfin ne peut-on pas s'interroger sur ce "peuple souverain" qu'on idéalise en permanence ? On évoque souvent la Démocratie Athénienne en tant qu'idéal mais qu'en est-il réellement ? 

Voici 2 vidéos rappelant certaines "vérités" sur la démocratie athénienne dans laquelle l’idéale "égalitaire" fut en réalité un leurre, d’autant qu’Athènes n’a eu de cesse d’entretenir des velléités conquérantes ce qui n'est pas sans rappeler la gauche colonialiste sous Jules Ferry ou "l'Oncle Sam" d'aujourd'hui

 

Si comme le déclarait Churchill "la démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres", force est de constater que ce n'était pas l'avis des plus grands philosophes. 

Platon et le "pire des régimes républicains"

Ainsi, pour Platon, la démocratie constitue le "pire des régimes républicains" (la tyrannie n’étant pas considérée comme républicaine). Platon théorise même l’aspect évolutif des régimes, la démocratie finissant par conduire...à la tyrannie. Schématiquement, cette évolution ressemble à ceci :

Démocratie —> Ochlocratie —> anarchie —> Tyrannie

Extraits de La République (562 b- 564 a)

"Mais n’est-ce pas le désir insatiable de ce que la démocratie regarde comme son bien qui perd cette dernière ? I.e., la liberté ? En effet, dans une cité démocratique, tu entendras dire que c’est le plus beau de tous les biens, ce pourquoi un homme né libre ne saurait habiter ailleurs que dans cette cité. (…) Lorsqu’une cité démocratique, altérée de liberté, trouve dans ses chefs de mauvais échansons, elle s’enivre de ce vin pur au-delà de toute décence ; alors, si ceux qui la gouvernent ne se montrent pas tout à fait dociles et ne lui font pas large mesure de liberté, elle les châtie, les accusant d’être des criminels et des oligarques. Et ceux qui obéissent aux magistrats, elle les bafoue et les traite d’hommes serviles et sans caractère. Par contre, elle loue et honore, dans le privé comme en public, les gouvernants qui ont l’air d’être gouvernés et les gouvernés qui prennent l’air d’être gouvernants. N’est-il pas inévitable que dans une pareille cité l’esprit de liberté s’étende à tout ? Qu’il pénètre dans l’intérieur des familles, et qu’à la fin, l’anarchie gagne jusqu’aux animaux ? Que le père s’accoutume à traiter son fils comme son égal et à redouter ses enfants, que le fils s’égale à son père et n’a ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu’il veut être libre, que le métèque devient l’égal du citoyen, le citoyen du métèque, et l’étranger pareillement. (…)Or, vois-tu le résultat de tous ces abus accumulés ? Conçois-tu bien qu’ils rendent l’âme des citoyens tellement ombrageuse qu’à la moindre apparence de contrainte ceux-ci s’indignent et se révoltent ? Et ils en viennent à la fin, tu le sais, à ne plus s’inquiéter des lois écrites, afin de n’avoir absolument aucun maître. Eh bien ! c’est ce gouvernement si beau et si juvénile qui donne naissance à la tyrannie. (…) Ainsi, l’excès de liberté doit aboutir à un excès de servitude, et dans l’individu, et dans l’Etat. "

En évoquant l’aboutissement du régime à la "tyrannie", Platon ne faisait, en réalité que s’appuyer sur des faits historiques puisque, suite à la défaite d’Athènes face à Sparte lors de la guerre du Péloponnèse, s’est établi ce qu’il est convenu d’appeler le "régime des trente". Soit 30 oligarques qui ont pris le pouvoir et abolit la plupart des institutions démocratiques.

Par ailleurs, les analogies de ce siècle démocratique athénien avec notre chère "démocratie représentative" actuelle ne manquent pas : démagogie, formation de "groupes de pression" dans les affaires de la Cité, relativisme de plus en plus présent,...bref tout un ensemble de comportements que Socrate avaient dénoncés, dénonciations qui aboutirent...à sa condamnation à mort ;

Mais il y a une cause racine à tout cette dérive, cause qui fut envisagée par Platon puis ensuite, des siècles plus tard théorisée par un libéral appelé Tocqueville : l’individualisme !

Alexis de Tocqueville et la "tyrannie du nombre"

Voici un extrait du fameux ouvrage de Tocqueville : De La démocratie en Amérique dans lequel il dénonce l’importance accordé au "nombre" inhérent à la démocratie et à son évolution (fatale) en ochlocratie puis à la tyrannie à laquelle conduit la "masse".

"Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, prévoyant, régulier et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre"

 

Jean-Jacques Rousseau et le Contrat social

Enfin évoquons Jean-Jacques Rousseau, le père du "Contrat Social" et l’un des principaux théoriciens de la "souveraineté populaire", donc peu soupçonnable d’être taxé de ’vilain réactionnaire’ et qui, pourtant, estimait que c’était l’Aristocratie qui était le meilleur des régimes. J’invite donc tous les gens se revendiquant "de gauche" à relire attentivement le Contrat Social (Livre 3, ch V)

"Les premières sociétés se gouvernèrent aristocratiquement. Les chefs de famille délibéraient entre eux des affaires publiques ; les jeunes gens cédaient sans peine à l’autorité de l’expérience. De là, les noms de Prêtres, d’anciens, de Sénat, de Gérontes. les sauvages de l’Amérique septentrionale se gouvernent encore ainsi de nos jours et sont très bien gouvernés...

Il y a donc trois sortes d’aristocratie ; naturelle, élective, héréditaire. La première ne convient qu’à des peuples simples ; la troisième est le pire de tous les Gouvernements. La deuxième est le meilleur : c’est l’Aristocratie proprement dite. Outre l’avantage de la distinction des deux pouvoirs, elle a celui du choix de ses membres ; car dans le gouvernement populaire, tous les Citoyens naissent magistrats, mais celui-ci les borne à un petit nombre, et ils ne le deviennent que par élection ; moyen par lequel la probité, les lumières, l’expérience, et toutes les autres raisons de préférence et d’estime publique, sont autant de nouveaux garants qu’on sera sagement gouverné. De plus, les assemblées se font plus commodément, les affaires se discutent mieux, s’expédient avec plus d’ordre et de diligence, le crédit de l’Etat est mieux soutenu chez l’étranger par de vénérables sénateurs que par une multitude inconnue ou méprisée.

En un mot, c’est l’ordre le meilleur et le plus naturel que les plus sages gouvernent la multitude, quand on est sûr qu’ils la gouverneront pour son profit et non pour le leur...Mais si l’aristocratie exige quelques vertus de moins que le gouvernement populaire, elle en exige aussi d’autres qui lui sont propres ; comme la modération dans les riches et le contentement dans les pauvres ; car il semble qu’une égalité rigoureuse y serait déplacée ; elle ne fut même pas observée à Sparte."

Si donc Jean-Jacques Rousseau lui-même estime que ce sont aux "plus sages" à gouverner la mutlitude, ne pourrait(on pas s'interroger ? Ne pourrait-on pas en effet s'interroger si le meilleur des régimes ne serait pas celui qui confierait la gouvernance aux plus vertueux et aux plus compétents de nos concitoyens ? A ceux qui croient encore à la notion de "Bien Commun" et qui ont encore l'amour du pays.

 

Retrouver le sens du Sacré : Arnaud Beltrame le dernier chevalier

On critique beaucoup le communautarisme juif ou musulman mais on ne s'interroge jamais sur le fait de savoir pourquoi nous autres, les "français de souche" comme on dit, sommes incapables d'avoir ce lien aussi solide entre nous tels que les juifs ou les musulmans savent l'entretenir au sein de leur communauté respective. Tout simplement parce que d'une part nous sommes un pays déchristianisé (donc avons perdu ce lien qui nous unissait) et d'autre part parce que nous ne faisons plus "nation". Nous sommes devenus un "agrégat d'individus atomisés" n'ayant plus de sacralité (si ce n'est peut-être nos smartphones...) ni même de sens.

Pour l'illustrer et le comprendre, posons-nous une seule question toute simple : quelle est la cause pour laquelle je serais prêt à donner ma vie ? Qu'est-ce que je considère comme tellement grand que je suis prêt à offrir ma vie pour pouvoir préserver cette cause ? Contrairement à nous, les islamistes ont la réponse ! Et contrairement à nous, leur vie a un sens et c'est pour cela qu'ils sont aussi forts : ils n'ont pas peur de mourir et, pire que cela, ils désirent même mourir pour leur cause. 

Mais il arrive parfois que dans cet océan de médiocrité et de ténèbres, des petites lumières s'allument et que des personnages qu'on croyait issu d'un autre temps nous rappellent que, oui, en France il n'y a pas que le fric et le pouvoir qui constituent le moteur de l'existence et que la grandeur existe encore.

Le cas Arnaud Beltrame est à et égard passionnant car lors de son face-à-face avec son assassin, il nous a montré que, face à la pulsion de mort islamiste qu'incarnait son bourreau en offrant sa vie pour en tuer d'autres, il existait également une pulsion de vie, toute chrétienne, consistant justement à offrir sa vie...pour en sauver d'autres ! Eric Zemmour avait à l'époque rendu un bel hommage (comme quoi il lui arrive encore de faire de belles chroniques) au Lieutenant-Colonel. C'est exactement cela la grandeur aristocratique digne des chevaliers d'autrefois

 

Redéfinir la citoyenneté ?

Si donc on considère que le régime actuel basé sur la quantité et non la qualité empêche de faire advenir "les meilleurs" au sens d'Aristote, peut-être pourrait-on par exemple s'interroger sur l'acquisition de la citoyenneté et en revoir les modalités de manière plus sélective, en procédant par exemple comme suit :

Tout individu se verra accorder la "citoyenneté" suivant le principe du volontariat et s’il remplit les conditions suivantes :

- Etre âgé au-minimum de 21 ans 

- Etre de nationalité exclusivement française

- Disposer d’un casier judiciaire vierge

- Etre déclaré médicalement sain d’esprit

S’engager sur l’honneur à consacrer de son temps libre à la participation au bien commun (suivant les critères que nous avons évoqués et qu’il conviendra de détailler). 

- Faire preuve d’un niveau minimum requis de culture générale et plus spécifiquement de culture historique lié à son pays

A méditer...

 

Tags : Démocratie Citoyenneté




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46 réactions à cet article    



    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 14 mai 10:34

      Salut micnet.

      J’ai une question : sur la tyrannie du nombre, est ce que vous êtes d’accord avec Tocqueville ? 

      Sur le même sujet, Tocqueville a aussi écrit : « Je regarde comme impie et détestable cette maxime qu’en matière de gouvernement la majorité du peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l’origine de tous les pouvoirs. Je pense qu’il faut toujours placer quelque part un pouvoir social supérieur à tous les autres, mais je crois la liberté en péril lorsque ce pouvoir ne trouve devant lui aucun obstacle qui puisse retenir sa marche et lui donner le temps de se modérer lui-même.

      La toute-puissance me semble en soi une chose mauvaise et dangereuse. Il n’y a donc pas sur la terre d’autorité si respectable en elle-même, ou revêtue d’un droit si sacré que je voulusse laisser agir sans contrôle et dominer sans obstacles. Lors donc que je vois accorder le droit et la faculté de tout faire à une puissance quelconque, qu’on l’appelle le peuple ou roi, démocratie ou aristocratie, qu’on l’exerce dans une monarchie ou dans une république, je dis : là est le germe de la tyrannie ».

      Est-ce que vous êtes d’accord avec ça ?


      • 1 vote
        micnet micnet 14 mai 10:47

        @maQiavel

        Salut MaQ.

        Comme je pense vous connaître assez bien maintenant (depuis le temps smiley), je crois savoir où vous voulez m’emmener au-travers de cette question. Alors pour vous répondre clairement, oui je suis globalement d’accord avec ce que dit Tocqueville là-dessus étant donné que, d’après moi, un peuple est avant tout guidé par ses pulsions et pas par la raison. Sauf que moi (contrairement à vous je crois ?) j’estime que prioriser "l’état de Droit" sur la volonté populaire me paraît une situation encore pire car c’est la situation actuelle que l’on vit ! 
        Donc pour résumer, je suis pour que ce soit la volonté populaire qui demeure l’instance suprême en terme de pouvoir au-dessus de l’état de droit à partir du moment où celle-ci repose sur des choix éclairés, d’où ma proposition de limiter l’accès à la citoyenneté pour limiter cet écueil.


      • 2 votes
        maQiavel maQiavel 14 mai 11:06

        @micnet

        « je crois savoir où vous voulez m’emmener au-travers de cette question ».

        Mince, il a compris. smiley 

        Je me devais de tester votre cohérence sur le sujet. smiley

        Donc, ce que vous dites, c’est que la volonté populaire à partir du moment où elle est éclairée, doit demeurer l’instance suprême. Que voulez-vous dire par « instance suprême » ? Est-ce que vous voulez dire qu’elle a le droit de tout faire, qu’elle peut se déployer sans contrôle et qu’elle ne doit avoir aucun obstacle ?


      • vote
        micnet micnet 14 mai 11:14

        @maQiavel

        Désolé, je serai absent ce week-end et ne pourrai vous répondre en détails qu’à partir de dimanche soir mais ce sera avec grand plaisir de remettre le couvert sur un de nos thèmes favoris smiley


      • vote
        maQiavel maQiavel 14 mai 11:36

        @micnet
        Ah bah, je serais absent la semaine prochaine. 
        Mais ce n’est pas grave, j’enregistre cet article, et on y reviendra quand on pourra. smiley


      • 1 vote
        yoananda2 14 mai 13:25

        @micnet

        d’où ma proposition de limiter l’accès à la citoyenneté pour limiter cet écueil.

        j’ai pas lu ni l’article ni les débats, désolé, pas le temps. Je réponds viteuf à ça : dans "Starship trooper" (on a les références qu’on peut) seuls les "citoyens" ont le droit de vote (et même plus de facilités à enfanter). Pour être citoyen il faut avoir servit militairement la nation pendant 2 ans, risqué sa vie.

        C’est un principe aristocratique, par excellence je trouve, et je trouve ça très bien. Ca limiterait les délires complets de notre "démocratie" actuelle ou tout le monde à le droit de vote "paskonétégaux". Ca limiterait BEAUCOUP des dérives actuelles : le pouvoir des médias, le subventionisme électoral, la perte de sens, et plein d’autres trucs.

        Bon moi j’en sais rien et on ne me demande pas mon avis, mais j’avais trouvé ça plutôt du bon sens.


      • vote
        micnet micnet 16 mai 21:05

        Bonsoir MaQ,

        Bon ben n’hésitez pas à y revenir quand vous voulez (ou quand vous pourrez) smiley

        Donc, ce que vous dites, c’est que la volonté populaire à partir du moment où elle est éclairée, doit demeurer l’instance suprême. Que voulez-vous dire par « instance suprême » ? Est-ce que vous voulez dire qu’elle a le droit de tout faire, qu’elle peut se déployer sans contrôle et qu’elle ne doit avoir aucun obstacle ?

        J’entends par "instance suprême" le pouvoir n°1 (pour le dire un peu trivialement) qui, pour moi, doit rester le peuple (c’est à dire la décision majoritaire) en dernier recours. Ce ne peut être "l’état de Droit" comme aujourd’hui car cela correspond de fait au pouvoir des juges, ce que j’estime absolument contraire à l’intérêt général.
        Mais comme je ne fais pas (ou plus) confiance non plus à la majorité de nos concitoyens pour défendre au mieux l’intérêt général de notre nation, j’en arrive à la conclusion qu’un système aristocratique faisant place à des "citoyens d’élite" pourrait être la solution.
        Après concrètement "comment qu’on fait" pour les choisir, cela fera peut-être l’objet d’un prochain article mais je ne me sens pas encore tout à fait mûr aujourd’hui pour le proposer. Je suis d’ailleurs ouvert à toute forme de proposition pour les commentateurs qui estiment, comme moi, la nécessité d’une révision de la citoyenneté française


      • vote
        micnet micnet 16 mai 21:15

        @yoananda2

        Pour être citoyen il faut avoir servit militairement la nation pendant 2 ans, risqué sa vie

        Faut-il aller jusqu’à "risquer sa vie" pour devenir citoyen ? Je ne sais pas s’il faut aller jusque là mais en tout cas ta proposition va exactement dans le sens d’une aristocratie telle que je me l’imagine.


      • vote
        yoananda2 16 mai 22:26

        @micnet

        Faut-il aller jusqu’à "risquer sa vie" pour devenir citoyen ?

        Y a risque et risque, mais quoi de plus mieux comme critère que ça ? c’est ouvert à tous, pas besoin d’être bon en math, c’est pas un concours de baratin, c’est du concret, c’est méritocratique et démocratique et élitiste tout à la fois.

        Tu veux voter ? prends les armes pendant 2 ans pour défendre la nation, et la, tu sauras la valeur réelle du "vote".

        Notes que dans les sociétés traditionnelles, il y a un rite de passage à l’age adulte qui est souvent assez "rude", mais au moins, ça pose les choses.

        Si tu as mieux, dis le maintenant ou tais toi à jamais smiley


      • vote
        Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 16 mai 22:34

        @yoananda2

        Et pendant les périodes de paix, il suffit de jouer à la roulette russe sous le drapeau ! Ou mieux, on peut aussi organiser des combats à mort dans des arènes, comme ça en plus, ça élimine les plus faibles avant l’âge de reproduction et ça améliore la race. 


      • vote
        micnet micnet 16 mai 22:36

        @yoananda2

        "Tu veux voter ? prends les armes pendant 2 ans pour défendre la nation, et la, tu sauras la valeur réelle du "vote".

        C’est d’accord, je valide smiley.

        Mais il y en a d’autres à prendre en compte, comme par exemple le niveau de culture générale (à approfondir). 


      • 6 votes
        Norman Bates Norman Bates 14 mai 11:10

        Un bel article, rédigé avec soin, des thématiques majeures que je vais avoir l’occasion d’aborder lors de cet entretien d’embauche en compagnie d’une personnalité qui fait battre le cœur d’un "auteur" agoravoxien connu pour sa nature expansive...

         Ségolène, pourquoi souhaitez-vous prendre part à la grande aventure que constitue mon futur quinquennat à vie.. ?

         Parce que je suis une femme debout, une femme libre, une femme engagée, une femme qui a tissé un lien particulier avec les françaises et les français...j’ai aussi l’expérience requise qui ne sera pas de trop pour accompagner un président tout jeune...

         J’aimerais aborder avec vous des sujets cruciaux : le peuple, la démocratie, la citoyenneté...que pensez-vous par exemple de...

         Pardon je vous coupe...j’ajoute une dimension plus personnelle...je vais sur mes 68 ans, j’ai conscience du temps qui passe, du désir d’avenir qui se restreint...

         Mais Ségolène, je vous rassure, vous ne faites pas votre âge...

         Ah ? c’est vrai ? vous me flattez, je vais rougir...

         Parlons de citoyenneté...lorsque vous fûtes ambassadrice des pôles vous aviez dit que...Ségolène, vous allez bien.. ? vous voulez prendre l’air.. ?

         Non ! j’ai besoin de m’envoyer en l’air !

         Plait-il ??

         J’en ai marre ! je me suis cogné le gros François, le bedonnant tout mou qui bande mou...

         Il vous a fait de beaux enfants...

         Dans le dos, oui ! j’en ai connu d’autres...j’ai même failli conclure avec Bayrou, ce peine-à-jouir notoire...j’en ai encore sous le capot, crois-moi...ma carlingue a des heures de vol mais elle peut encore te plaquer au siège.. ! maintenant je veux me taper du jeune freluquet au regard interlope limite pervers...vas-tu me faire jouir ou me faire mourir.. ? je ne le sais pas...et ça m’excite.. !!!!!!

         Ségolène, allons...un peu de dignité...je cherche à former un gouvernement, je ne suis pas le DRH de Marc Dorcel...

         C’est pareil ! c’est une femme debout qui n’a pas toujours été debout qui te le dit...

         Vous avez chaud, Ségolène.. ? j’active la clim.. ? c’est le syndrome de la banquise.. ? pourquoi vous...vous commencez à vous dévêtir.. ?

         Regarde ! ma ségosphère !

         Oh ! bigre !

         Sors ton engin spécial du garage, mon onctueux chabichou...et viens explorer ma galaxie...

         Ecoutez Ségolène, je crois que...mais...qu’est-ce que vous...arrêtez de me toucher, de me...

         Sors ton engin ! on va commencer par l’amuse-gueule...

         Mais ! Ségolène, le protocole sanitaire, le le...ah.. !

         Gloups...slurp...hmmm...j....v.....te cr.....

         Je n’entends pas, Ségolène...il faut vous arrêter, je sens que la purée va sortir du four...je répète, la purée va sortir du four...mayday.. ! mayday.. ! ahhhh...oh putain.. !

        C’est limite harcèlement ce que vous faites, Ségolène...c’est donc ça, les mœurs de la "république".. ?

         Hummmm...c’est du socialisme pur jus...maintenant viens, ma ségosphère va te familiariser avec la démocratie, le peuple, la citoyenneté...je vais te faire découvrir tous les recoins obscurs de la république...je crois qu’on va bien travailler ensemble, mon doux chabichou...


        • 1 vote
          Antigone Polynice Antigone Polynice 14 mai 11:13

          "Et si la démocratie actuelle n’était pas la solution mais le problème à la situation actuelle ?" 

          Quelle démocratie actuelle ?

           

          "Rien n’est donc moins « démocratique » que la Ve République, qui suit en cela les Républiques qui l’ont précédée. L’usage actuel des termes de « démocratie représentative » et de « démocratie directe », employés à tort et à travers, révèle en fait l’inculture historique et philosophique de nos contemporains. La « démocratie directe » est une expression impropre, puisque le terme de « démocratie » suffit pour désigner l’implication directe des citoyens dans l’élaboration de la loi. La « démocratie représentative », quant à elle, constitue un oxymore cherchant à concilier l’inconciliable : la démocratie et le gouvernement représentatif. À strictement parler, la « démocratie représentative » devrait désigner un régime fondé sur le tirage au sort, puisque ce dernier, dans la théorie classique, représente le seul mode de représentation caractérisant une démocratie."

          https://philitt.fr/2018/12/16/la-republique-antidemocratique-lelection-contre-la-democratie/


          • vote
            ezechiel ezechiel 14 mai 11:36

            "Si donc Jean-Jacques Rousseau lui-même estime que ce sont aux "plus sages" à gouverner la mutlitude, ne pourrait(on pas s’interroger ? Ne pourrait-on pas en effet s’interroger si le meilleur des régimes ne serait pas celui qui confierait la gouvernance aux plus vertueux et aux plus compétents de nos concitoyens ? "

            Il n’existe pas de régime gouvernemental parfait dans le Monde terrestre, c’est la cité de l’homme contre la cité de Dieu, ce qu’avait déjà analysé Saint Augustin.
            On ne peut que tenter de s’en rapprocher.

            "Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait."
            Jean 15:18-19

            Le péché originel, c’est de croire que l’homme seul peut façonner le Monde sans connaître Dieu.

            Robespierre, Lénine, Staline, Hitler, Mao, Castro... rêvaient tous d’amour, de joie, et voulaient établir une fraternité et une paix universelle entre les humains. Mais avec leur propre vision d’homme, limitée sans la connaissance du Christ.


            • 1 vote
              micnet micnet 14 mai 11:46

              @ezechiel

              Robespierre, Lénine, Staline, Hitler, Mao, Castro... rêvaient tous d’amour, de joie, et voulaient établir une fraternité et une paix universelle entre les humains

              Tous ces personnages avaient un point commun : c’étaient des matérialistes qui divinisaient ’l’Homme" qui constituait un objet de sacralité en tant que tel. 
              Après, je ne suis pas persuadé qu’il faille pour autant revenir à une "monarchie de droit divin". Pourquoi pas après tout la question peut se poser mais ce qui compte, d’après moi, c’est revenir à une forme d’aristocratie qui peut aussi se concevoir dans un régime républicain


            • vote
              ezechiel ezechiel 14 mai 12:58

              @micnet "Pourquoi pas après tout la question peut se poser mais ce qui compte, d’après moi, c’est revenir à une forme d’aristocratie qui peut aussi se concevoir dans un régime républicain"

              C’est un peu vague, revenir à "une forme d’aristoctratie".
              Ne sommes nous pas déjà d’ailleurs dans "une forme d’aristocratie" où des "aristocrates" se cooptent entre eux pour être au pouvoir ?
              Aujourd’hui, de quel droit les Castex, Véran, Darmanin, Attal, Schiappa, Djebbari...qui décident dans les moindres détails de nous enfermer, de nous imposer un masque, de fermer les commerces, nous gouvernent-ils ? Quelqu’un a-t-il voté pour eux ? D’où sortent-ils ?


            • 2 votes
              medialter medialter 14 mai 12:22

              Micnet, désolé, mais pour revenir à notre dernière conversation, je ne vois nulle part de retour au sacré ni d’intégration de métaphysique (qui était la pièce centrale d’Aristote) dans ton projet de "citoyenneté", pour lequel ta redéfinition paraît plutôt sonner comme un gentil couplet moraliste (par exemple, dans la délirante législation républicaine, un casier judiciaire épais comme le bras ne me paraît pas à priori constituer un problème).

              *

              Pire encore, ta notion de chevalerie (seul paragraphe de ton texte qui pourrait détenir une définition du sacré) me semble,désolé de te le dire, être une grosse connerie. Beltrame, le dernier chevalier, t’es sérieux ? Mourir pour la république est probablement la marque la plus extrême du profane et de la débilité. Je connais bien le monde de la chevalerie en France, ses convergences et ses divergences sur la notion de sacré, et un des textes clés qui revient le plus souvent, c’est la Baghavad Gîta. et ce texte enseigne la guerre, pas le bisounoursisme.

              *

              Pour ma part, l’ennemi absolu en France, c’est le système républicain, et s’il est trop puissant pour qu’on l’affronte en face, d’autant avec tous les zombies qui l’adulent, la moindre des choses, c’est de ne pas lui faciliter la tâche. Tout ça pour dire que je ne retrouve pas dans ton texte le principe aristocratique que tu semblais défendre la dernière fois (et avec lequel, au sein d’un terreau sacré, je pourrais être d’accord), et j’espère que ça ne se limite pas à un casier vierge ou à un examen de culture générale


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                beo111 beo111 14 mai 15:20

                Oups pardon, j’avais lu :

                S’engager sur l’honneur à consacrer son temps libre à la participation au bien commun 

                Et je me disais, waouw, la démocratie totalitaire smiley

                Mais au delà de la plaisanterie, on voit bien le problème : même si on rajoute le mot de deux lettre le plus courant de la langue française à sa place, on va osciller entre le n’importe quoi et le totalitarisme. Et surtout, comment vérifier ? Vous rendez-vous compte que le système que vous présentez est irréalisable ?


                • vote
                  Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 15 mai 22:57

                  @beo111

                  "Vous rendez-vous compte que le système que vous présentez est irréalisable ?"

                  Mais le système actuel est aussi irréalisable et peut-être encore plus que celui qui est ici proposé (et en plus comme base de débat) par Micnet.  smiley

                • vote
                  beo111 beo111 15 mai 23:02

                  @Gaspard Delanuit

                  Le système actuel il est réel, tout de même.


                • vote
                  Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 15 mai 23:25

                  @beo111
                  "Le système actuel il est réel, tout de même."

                  Comment vérifiez-vous que votre député est réellement occupé à travailler pour la nation ?  smiley


                • vote
                  beo111 beo111 16 mai 07:02

                  @Gaspard Delanuit

                  Mais justement, dans la réalité on ne vérifie pas. Du coup cela responsabilise l’électeur. S’il vote pour quelqu’un qu’il ne connaît pas suffisamment ou dont il ignore tout des idées, il s’expose aux pires déconvenues.


                • vote
                  Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 16 mai 13:34

                  @beo111

                  Vous connaissez beaucoup d’électeurs qui connaissent vraiment le fond de la pensée des représentants pour qui ils votent ?  smiley Cela aussi est totalement irréaliste. 


                • vote
                  beo111 beo111 16 mai 19:44

                  @Gaspard Delanuit

                  D’accord avec vous. Mais justement, c’est peut-être par là qu’il faut prendre le problème.

                  Accepter que dans le cadre d’une élection de masse, il est totalement illusoire que les votants en sachent beaucoup sur les candidats.

                  Je pense avoir une solution. Est-ce qu’elle vous intéresse ?


                • vote
                  berphi 15 mai 08:03

                  Bonjour Micnet,

                  Merci pour cet article, le temps me manque pour approfondir mon post. Je vous propose que quelques lignes.

                  Vous dites :

                  - Etre âgé au-minimum de 21 ans 

                  - Etre de nationalité exclusivement française

                  - Disposer d’un casier judiciaire vierge

                  - Etre déclaré médicalement sain d’esprit

                  Marcon ou Karine Lacombe ne sont ni bi nationaux et n’ont pas non plus de condamnation à leur actif, n’ont pas fait l’objet de mesures de suivis psychiatriques. 
                  Qu’est-ce qui peut corrompre un esprit de pouvoir contre l’intérêt du bien commun qui lui est normalement assigné dans ses fonctions ?
                  Je pense que le Sacré reviendra par la fenêtre après qu’il ait été foutu par la porte. Sous tendre qu’une nouvelle constitution puisse "rétablir" un âge d’or social sans remettre en question nos besoins matériels fondamentaux me paraît être erroné. 


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                    berphi 15 mai 08:10

                    (suite) 
                    La crise qui s’annonce ne nous laissera pas le choix que de nous organiser autrement que dans la quasi clandestinité  c’est signé - et nous n’aurons alors pas le choix de mettre en oeuvre une intelligence collective pour le bien commun, repenser nos besoins.


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                    berphi 15 mai 09:19

                    (suite)
                    Je ne pense pas que l’on puisse établir une aristocratie sans avoir compris le piège matériel dans lequel nous sommes enfermés, je ne pense pas que nous puissions le comprendre sans être passer par la douleur, ce faisant, que nous puissions à l’heure actuel sortir de ce brouet social que l’on compose, une aristocratie saine dénuée de tentation matérielle. Elle devra obligatoirement découler d’une mémoire (un groupe social) qui aura par la force des choses eu l’obligation de s’organiser pour l’intérêt commun en pratique et non en théorie.
                    Des capitaines d’industrie ont vu leur milliards tripler en une année, ils sont écoutés avec attention avant toute prise de décision dans un château occupé par un roi nu, bénéficient également d’une politique fiscale très avantageuse quand celle qui est appliquée au classe moyenne est mortifère  ils ont donc tout intérêt à légitimer leur immoralité matérielle pour pérenniser leur pouvoir... Que constate-t-on ? Que l’argent décomplexé et assumé du sujet nomade n’appartient pas qu’à cette seule élite financière mondiale mais à toutes les classes. Même de jeunes esprits des classes très modestes se rêvent aujourd’hui à Dubai couvert de vêtement de marques pour avoir l’exemples de décérébrés sans talent s’affichant en téléréalité, sans avoir un quelconque mérite (études, travail acharné) pour obtenir ce niveau de vie. C’est une corruption généralisée à laquelle nous assistons.

                    Donc, ce n’est pas par une forme légiférée que pourrait désigner une aristocratie mais par une expérience sociale. Aristocrates considérés comme tels par leurs actions et leurs résultats et non sur un profil.

                    Je ne sais pas si vous allez réagir, Micnet, j’espère vous avoir exposé clairement l’idée que je me fais de cette potentielle aristocratie.


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                      Tchakpoum 15 mai 13:14

                      Merci pour l’article.

                      Il y a ambigüité sémantique sur le mot « pouvoir » : en tant qu’attribution (détenir au pouvoir) et son sens originel désignant la capacité : pouvoir de faire. La définition de la démocratie a sans doute pris la mauvaise ornière au point qu’elle consiste à penser un système représentatif, dont on sait tous d’une manière ou d’une autre qu’il est en bout de course, au lieu de penser un mode décisionnel. A force de rabâcher que la démocratie est née à Athènes (ce que font les historiens de la première vidéo), il a disparu de nos esprits que la fabrication de la démocratie vient du Conseil, (c’est-à-dire concilier, ou concerter, pour décider et non pas conseiller au sens prescrire des recommandations, ou donner des ordres).

                      Une anecdote pour éclairer. En Suisse, ce sont les cantons qui tracent les pistes de skis de fond et skating, les entretiennent, et collectent le paiement des forfaits par les utilisateurs pour défrayer les organisateurs. Ce sont les habitants du canton, en lien avec le conseil communal, mais sans nécessairement en être des conseillers ou des agents qui organisent et gèrent les pistes, y compris avec des motoneiges personnels. Côté français, c’est le conseil général qui s’en occupe et les agents du conseil qui sont opérateurs. Le résultat est le même, mais le procédé est différent. Ce sont les habitants qui décident et participent en Suisse. En France, c’est une structure administrative conduite par des représentants élus. En Suisse, tous les habitants du canton ne participent pas à la gestion des pistes, mais ils savent que c’est leur affaire et leur décision, comme pour la garde des enfants et tout un ensemble législatif qui leur appartient. Certaines communes n’ont même pas de parlement, la vie politique est régie au rythme des assemblées communales, ouvertes à tous les habitants, qui décident des tâches à réaliser, soit collégialement, soit en désignant des conseils dédiés.

                      Il n’est évidemment pas possible d’établir un tel principe de conseil, au niveau national, pour de dizaines de millions de personnes. Mais au moins, séparer une législation locale et une nationale de permettra de remettre en place le socle de la démocratie : un système de concertation des tâches communes, avant la contrainte de la délégation avec le nombre.

                      La question de l’aristocratie (laquelle ?) peut être, pourquoi pas, avec le temps, un must, mais ce n’est pas un préalable. Idem pour le sacré : qui va le décider et ça va être quoi ?


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                        Conférençovore Conférençovore 15 mai 18:20

                        "Contrairement à nous, les islamistes ont la réponse ! Et contrairement à nous, leur vie a un sens et c’est pour cela qu’ils sont aussi forts : ils n’ont pas peur de mourir et, pire que cela, ils désirent même mourir pour leur cause."



                        Erreur classique... Tu as déjà étudié les profils de ces mecs ? Ce sont tous ou presque des cassos, tous ou presque des déracinés (ils ne sont pas chez eux même après 3 ou 4 générations et le savent), des types paumés avec souvent un combo pathologies mentales, faible intelligence et instabilité émotionnelle prononcée qui découle de l’absence d’empathie dans les milieux familiaux dans lesquels ils ont évolué. Le Dr Maurice Berger explique cela très bien s’agissant des auteurs des violences dites gratuites dont la moitié d’entre eux sont incapables de lire une émotion sur le visage des autres mais c’est la même chose avec les islamistes qui passent à l’acte. 


                        • vote
                          berphi 15 mai 22:33

                          @Conférençovore
                          Heu... Alors... Oui, cet aspect n’est pas à négliger. Mais. Sans remettre en question les origines sociales des individus susceptibles de basculer, contrairement aux chrétiens et aux Juifs qui peuvent procéder à une action de grâce, le musulman, lui, ne s’adresse jamais à dieu, n’a aucune certitude du pardon de ses pêchers du très haut jusqu’à sa mort. Rien. Ni jeûne ni confession ni prière. Il récite des prière mais ne s’adresse jamais à dieu directement. Les seules actions lui offrant une voix express pour le paradis , sans que ses fautes se posent en péage à l’entrée, sont relatives, dans leur majorité, au djihad. En effet, les actions terroristes seront plus facilement menées par un musulman repenti qui se serait compromis en débauche que par un musulman pieux.


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                          Carmela Carmela 16 mai 10:58

                          Bonjour micnet,

                          Excellent article  smiley

                          En ce moment même où Macron s’empare avec zèle du "job" pour rejeter aux oubliettes de l’histoire toute la construction de notre patrie, nous assistons en direct à la mort de la France.

                          D’après vous quels sont les personnalités encore lucides et vertueuses, présentes sur la scène publique qui pourraient faire front ensemble, réactualiser une forme "d’états généraux" et pallier de façon urgente à la déliquescence totale que connait notre pays ?

                          Merci,


                          • vote
                            Carmela Carmela 16 mai 11:18

                            @Carmela

                            "quelles"


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                            micnet micnet 16 mai 20:51

                            @Carmela

                            D’après vous quels sont les personnalités encore lucides et vertueuses, présentes sur la scène publique qui pourraient faire front ensemble, réactualiser une forme "d’états généraux" et pallier de façon urgente à la déliquescence totale que connait notre pays ?

                            Bonsoir Carmela et merci pour votre message smiley

                            Très bonne question et j’avoue sincèrement avoir du mal à trouver parmi le personnel actuel ceux qui pourraient faire partie de cette "élite" telle que je l’imagine.
                            La seule réponse que je peux formuler par rapport à la situation actuelle et notamment la prochaine présidentielle (mais c’est un peu hors-sujet par rapport à mon article) c’est d’appeler de mes voeux l’alliance de tous les souverainistes afin de faire barrage à Macron et aux mondialistes ce qui me semble aujourd’hui la "moins mauvaise" des solutions. Mais je vous avoue que je ne suis pas franchement optimiste là-dessus...


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                            micnet micnet 16 mai 20:40

                            @tous

                            Merci pour vos différentes réactions. Pour répondre à Medialter, Beo111 ou Berphi, je tiens simplement à préciser que cet article n’a pas pour vocation à donner clés en main des solutions toutes faites sur le meilleur des régimes possibles mais simplement à ouvrir le débat sur la notion de citoyenneté. Sommes-nous réellement un peuple de citoyens ou de consommateurs ? Ne faudrait-il pas limiter la citoyenneté à un petit nombre d’individus qui se sentiraient réellement soucieux de l’avenir de leur pays et qui s’impliqueraient concrètement pour celui-ci ?

                            J’ai bien conscience que cet article reste largement inachevé mais c’est précisément parce que la grande majorité de nos concitoyens (il faudrait plutôt l’écrire en deux mots...) se désintéressent complètement de l’avenir de leur pays que la tâche est aussi compliquée et qu’on peut, d’après moi, se demander s’il ne serait pas plus intéressant de confier cet avenir à un "petit nombre" d’individus considérés comme les plus aptes aussi bien en terme de compétence que de vertu parmi la population.

                            Car contrairement à ce que pense la majorité des commentateurs ici, j’estime qu’il nous faut de VRAIES élites (au sens d’Aristote) afin de redresser le pays, c’est à dire une véritable aristocratie qui serait constituée par les plus "sages" d’entre nous.

                            Maintenant la question est : comment et suivant quels critères sélectionne-t-on cette nouvelle élite ? 

                            A vos claviers smiley


                            • vote
                              medialter medialter 17 mai 15:55

                              @micnet
                              "A vos claviers"
                              *
                              C’est tout ce que tu as à répondre à la vacance de tes propositions, faire taffer les autres ??? smiley Enfin j’ai tout lu, et j’ai ma réponse, c’est celle-ci :
                              *
                              "ce qui compte, d’après moi, c’est revenir à une forme d’aristocratie qui peut aussi se concevoir dans un régime républicain"
                              *
                              C’est bien ce que je craignais, je suis à des années-lumières de ton concept. Comment construire une civilisation, en fil directeur sacré, fondée sur un système laïquard, et dont la désacralisation est inscrite en marbre dans ses status, revendiquée et assumée, je te le demande ? .... T’auras beau mettre tous les frangins pour tenter de sauver les apparences du sacré avec leur grand architecte, il n’est difficile de voir comment cette poudre aux yeux a gangréné toutes nos institutions pour arriver là où nous en sommes ce jour. A ton clavier smiley
                              *
                              Le seul commentaire que j’ai vu qui pourrait représenter un début de piste (mais juste un début) est celui de Y2. Des aristos, oui, mais, en conditions nécessaires, avec une bonne paire de couilles, et qui l’ont démontré. Parce que, d’une part, dans la guerre, il y a une dimension métaphysique profonde, Ernst Jünger explique ça très bien. Et d’autres part, il ne peut exister de souveraineté sans l’ombre de l’épée (c’est pas à toi que j’apprendrais que le Christ est venu apporter le glaive)
                              *
                              Bref, ton aristo modelé dans de la res-publica, il n’est même pas à l’état embryonnaire (et pour ma part, apparaît comme une suture sur une jambe de bois). Pour ceux qui pensent pouvoir travailler à partir du système républicain, je recommande le projet de Valérie Bugault, qui me semble nettement moins bisounoursien que celui de Chouard, ce dernier ayant cru par naïveté pouvoir redresser l’incommensurable médiocrité des masses. Pour ma part, je pense que la masse est loin d’être prête à un changement profond, il faudra un effondrement magistral et des décennies de larmes de sang pour infléchir son inertie. En tous cas, bonne chance à toi smiley


                            • vote
                              micnet micnet 17 mai 22:51

                              Salut Med,

                              Juste pour l’anecdote, je te mets en lien l’un des deux articles sur lequel je me suis basé pour écrire celui-là (qui est presque identique en fait) et en relisant les commentaires de l’époque, ô surprise, un certain Medialter me faisait des compliments smiley
                              https://www.agoravox.tv/culture-loisirs/culture/article/critique-de-la-democratie-45689
                              "Bon article, évidemment que la démocratie athénienne n’était pas une démocratie au sens où le peuple l’attend, Aristote faisait l’apologie de l’esclavage et Platon voulait les philosophes à la tête de la Cité..."
                              Bref, le "bon article" d’il y a 7 ans est devenu un article "un peu pourri" aujourd’hui smiley. Bon ceci dit, tu as le droit de changer d’avis, pas de problème smiley.

                              Plus sérieusement, je suis d’accord avec toi sur l’importance du Sacré mais mon problème est le suivant : comment faire pour redonner le sens du Sacré au sein d’une société ? Si toi tu as des solutions concrètes (en dehors du fait d’attendre dans son coin l’effondrement civlisationnel, j’entends), sincèrement je suis preneur et oui, je pense que toutes les propositions sont les bienvenues.
                              Autrement, je suis d’accord aussi avec la proposition de Y2 mais c’est UNE des propositions parmi d’autres qui va dans le sens de l’Aristocratie.
                              Merci pour le lien sur le projet de Valérie bugault je vais prendre le temps de regarder tout ça


                            • vote
                              medialter medialter 18 mai 12:12

                              @micnet
                              Merci pour cet ancien lien, qui ne nous rajeunit pas. Un plaisir de relire les 1ers échanges. Non, rien n’a changé pour ma part, j’étais bien d’accord avec ta formule, et je le suis toujours :
                              "Vouloir la démocratie, quelques soient les formes qu’elle prenne, avec toujours plus d’égalité nous entraînera, toujours un peu plus vers le fond"
                              *
                              "comment faire pour redonner le sens du Sacré au sein d’une société ?"

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                              Je pense ne pas travailler sur la même échelle que toi. Pour moi, il s’agit de définir l’objectif terminal, et ensuite de construire la civilisation autour, cad que je me place en visu atemporelle, cad à minima sur plusieurs millénaires. L’objectif étant selon moi, que, l’Homme n’étant pas fini (dans ton langage au sens de la Genèse), il convient d’achever ce misérable début de brouillon jusqu’à son stade divin (cf le NT "vous êtes des Dieux"). Dans l’enseignement ummite, par ex, il est dit qu’il faudra 30 millions d’années pour que l’humanité parvienne au stade ultime, le stade christique
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                              Certes on m’opposera que cet objectif existe déjà dans la FM (le concept d’Hiram), mais celle-ci, ayant mis en place le terreau de la res-publica, a démontré par son oeuvre, la déchéance actuelle, son incompétence, voire son imposture, et j’espère qu’un jour elle aura à rendre des comptes pour une telle profanation. Il faudra donc un jour passer de la res-publica à la res-aristocrata, sur la base d’aristocrates investis dans la conduite du sacré. Comme le sacré se conjugue dans de multiples voies, chacune des voies devrait correspondre à un tempérament particulier
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                              Je pense que le concept de nations va rapidement devenir archaïque, et qu’il faudra substituer l’idée d’identité nationale par l’idée d’identité doctrinale. Je vois donc bien l’organisation mondiale en universités doctrinales réparties selon une variété d’approche avec un enseignement du sacré spécifique à chacune d’elle (par exemple une université du yoga, une autre du chamanisme, une autre du christianisme, une autre de l’alchimie etc ...). Avec bien sûr une université de la guerre, pas celle pratiquée aujourd’hui, complètement dégénérée, mais celles pourvues de métaphysique, comme certains arts martiaux. Par exemple, comme aristocrate, je vois bien un mec comme Sadhguru, que j’aime bien, animant un module de l’université de Yoga
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                              Accès libre, bien sûr, illimité, et facultatif, et possible dans plusieurs universités à la fois, quand on a soif de connaissance, on aime regarder de partout. Chacun suit les cours qu’il veut, à son rythme, sans obligation ni contrainte, un peu comme dans les Montessori. Une civilisation fractionnée en castes, chacun étant orienté selon ses prédispositions, les aristocrates étant en haut de la pyramide. Si quelqu’un n’est pas intéressé par la connaissance initiatique, pas de souci, il y a suffisamment de tâches subalternes à faire. On continue bien sûr avec la recherche scientifique, mais la science, non en tant que finalité, mais en tant que moyen, parce que la science, telle qu’on la considère aujourd’hui, n’est pas de l’ordre du sacré, mais de l’ordre de la matrice, donc en bas de la pyramide
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                              "en dehors du fait d’attendre dans son coin l’effondrement civlisationnel"
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                              Restos humbles et réalistes : il n’y aura aucun changement important de notre vivant. Ce monde, il va falloir le boire jusqu’à la lie, son inertie est trop puissante. Ca n’empêche en rien de préparer le futur, mais ça sera à titre posthume. Ce que je te décris au-dessus, c’est ce qui me passe par la tête à-priori, mais je n’y ai pas réfléchi plus que ça, et il y a certainement beaucoup de choses à dire là-dessus, mais ça n’est pas envisageable avant plusieurs millénaires. Probablement il faudra encore plusieurs déchéances civilisationnelles. En ce qui me concerne, il faut commencer par le début, ce que je disais plus haut, définir l’objectif terminal (dans ton langage, parvenir à l’état christique, dans celui de l’alchimiste parvenir à la pierre philosophale, dans celui de l’orientaliste parvenir au corps de diamant-foudre, dans celui du chamanisme allumer le feu intérieur etc ...). Si déjà on laisse un écrit valable aux générations futures, qui prennent actuellement le chemin de l’illettrisme et de l’idiocratie, on aura déjà fait un excellent taf


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                              berphi 16 mai 21:39

                              Ne faudrait-il pas limiter la citoyenneté à un petit nombre d’individus qui se sentiraient réellement soucieux de l’avenir de leur pays et qui s’impliqueraient concrètement pour celui-ci ?

                              Rien ne garanti que ces individus sélectionnés, quelques soient leurs critères, ne basculent pas à leur tour dans la corruption. Philippe Pascot témoignait d’avoir vu de jeunes candidats en politique pétris d’un vrai sens du commun, dénués de corruption, à la moralité irréprochables se faire broyés leurs idéaux et leur honnêteté par la mécanique politicienne d’un système hautement pourri. Tant que l’individualisme forcené sera le tempo de l’esprit du temps, il me semble impossible de pouvoir accorder une confiance, déléguer un pouvoirs sans limite de temps à de quelconques individus qui ne présenteraient bien sur le papier. C’est la raison pour laquelle j’aborde la notion du matériel. Que peut-on espérer quand la majorité d’une population n’a que son pouvoir d’achat comme curseur à son bonheur ? (Je suis désolé, j’insiste)
                              Quant au droit de vote, il y a déjà un arsenal juridique qui normalement prive de ce droit sur un temps déterminé un individu qui aurait fait l’objet d’une condamnation.


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                                micnet micnet 16 mai 22:14

                                @berphi

                                Rien ne garanti que ces individus sélectionnés, quelques soient leurs critères, ne basculent pas à leur tour dans la corruption.

                                Bonsoir Berphi !

                                De manière générale, rien n’est garanti ’tout court’. Quoi que vous fassiez et quelque soit le régime, ce ne sera jamais parfait.
                                Par contre, on peut se dire que par rapport à aujourd’hui où n’importe qui devient citoyen sans que cette notion ne soit accolé à un quelconque mérite, on est en droit de penser qu’une sélection à ce niveau ne pourra donner que de meilleurs résultats (ou de moins pires...).
                                Mais je crois que j’aurais tout intérêt à proposer un second article sur ce sujet car tant qu’il n’y a pas de propositions concrètes, c’est effectivement compliqué d’aller plus loin.



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