C’est une honte. Plus qu’une honte. Car s’égosiller de la sorte dans le seul but de remettre en cause une marche "démocratique" et "logique" du fonctionnement d’un vote à l’assemblée uniquement pour (et c’est la valeur essentielle de la symbolique d’un tel emportement de la part de Morano) refuser l’idée que ces quelques malheureux sous octroyés à la naissance de l’enfant reste valide et digne, garde une valeur sociale, une valeur d’aide, d’égalité, de partage, de communauté et d’union du peuple, cela démontre violemment, vulgairement aussi, à quel point ceux qui nous gouvernent éprouvent une haine du peuple et un tel amour de leur "maîtres" qu’ils feraient tout pour continuer à leur plaire... Comme aboyer incessamment et honteusement face à un vote fait dans les règles.
C’est parfois dans ce type d’"anecdotes" que l’on peut le mieux se rendre compte de la haine qu’éprouve ce type de personnes à l’égard des petites gens ; surtout quand ils en sont originaires, comme c’est le cas de Morano, si je ne m’abuse.
Ma curiosité m’a poussé à regarder cette vidéo d’un comique dont l’humour ne me sied pourtant pas particulièrement ; voilà des années que je ne l’avais entendu, Dahan.
Contrairement à d’autres ici, je trouve son propos drôle car absolument acide et, parfois même, résolument violent. Et ce type de propos-là est extrêmement rare ou dans les grandes radios ou à la télé ; plus rare encore lorsqu’une des personnes aux dépens desquelles il est déclamé se trouve juste à côté de l’auteur ! La prise à partie de MAM et autres membres du gouvernement est vraiment brutale car frontale, sans détours, ronds de jambes ou autres circonvolutions dignes des plus peureux (et dieu qu’ils sont nombreux dans les médias) et elle mérite franchement d’être saluée. Plus encore peut-être, justement car c’est Dahan qui l’a produite et non un Dieudonné dont on connait depuis longtemps l’acidité de l’humour.
J’ai écouté par deux fois son "lapsus" avant d’écrire mon mot d’hier. Et si j’ai voulu publier celui-ci, c’était autrement plus pour exprimer mon avis sur le personnage (oui, bref et brutal) et ce qu’il expose ici comme argument quant à la présence armée de la France en Afghanistan et que je trouve à tout le moins douteux, que pour me répandre inutilement sur ce terme de "cons".
A chaque fois que j’entends parler de ce personnage vil et ridicule, me revient à l’esprit son attitude de bras droit raide, invariant, convaincu, digne, fier, et plein d’une énergie inépuisable à vouloir combattre ce Sarkozy qui ne devait surtout jamais s’emparer de la présidence, et ce... au côté de Bayrou. Nous nous souvenons de la vitesse de à laquelle il a couru dans les bras du même Sarkozy quand celui-ci lui proposa le poste de ministre de la défense... A vomir, ce monsieur, simplement à vomir. - Quant au propos incriminé : il faudrait probablement creuser plus loin dans l’inconscient de Morin pour, peut-être, s’apercevoir que, s’il est si difficile à expliquer à des "cons" que leur sécurité se joue "en partie" à 7000 km de la France, c’est certainement parce que ce n’est pas vrai. Car, même sans être historien, sans être expert en géostratégie ou en politique internationale, nous pouvons tout de même nous rendre compte d’une chose : ce pays, l’Afghanistan, ne semble pas nous avoir causé particulièrement de tort à nous en France, depuis... Depuis combien de temps déjà, monsieur Morin ?