Des voix indépendantes et courageuses s’expriment malgré les pressions délirantes et les méthodes abjectes pour faire entrer toute le monde dans le concert de la normalitude béate. Cette audace n’est pas vaine. Car une fois atteint un certain point de bascule, les langues vont se délier, l’inversion accusatoire va fondre comme neige au soleil et le chantage au bannissement social ne fonctionnera plus puisque les dissident feront eux-mêmes société. Les pionniers doivent cependant encore ramer fort contre le torrent merdiatique, comme on le voit ici.
@Gollum "J’ai pas encore visionné mais j’ai toujours senti cette pression jamais dite de m’adapter..."
Jamais dite ? Le langage officiel est pourtant clair : insertion. Et c’est encore pire que "adaptation". On "insert" un engrenage dans une machine. Depuis les années 1980, on utilise ce terme d’une manière positive pour indiquer le bonheur souhaitable de l’être humain : être "inséré".
@maQiavel : "Mais il ne faut pas lui faire dire ce qu’elle ne dit pas …"
@spearit : "même si elle le pense ???"
Ah non, bien sûr ! Dans ce cas il faut lui reprocher de penser ce qu’elle ne dit pas et aussi l’accuser de ne pas dire ce qu’elle pense.
Je suis sûr que nos députés très intelligents sont même capables de faire une loi anti-sorcières sur cette logique implacable. On pourrait ainsi punir les gens qui ne tiennent pas de propos de sorcières en donnant au juge le pouvoir de supposer qu’ils ont quand même des pensées de sorcières non exprimées, puis de punir ces hypocrites sournois de ne même pas avoir le courage d’avouer ces pensées de sorcières que le juge suppose qu’ils ont !
@Simple citoyenne "feriez-vous, vous-mêmes, une chanson avec des insultes à la télévision étrangère sur leur plateau télé chez eux"
Je le ferais avec plaisir si ce sont des blagues offertes au second degré (et non des insultes au premier degré). Il ne vous est jamais arrivé de vous moquer, faussement et par jeu, de la cuisine ou de la décoration chez des amis dont vous étiez l’invitée ? Moi je fais ça à chaque fois et mes amis font la même chose avec moi. Ce ne sont pas des "insultes" puisque c’est de l’humour et de la complicité.