"Donc ces "ultra-cons, débiles, sauvages, brutes" auraient finalement une utilité contre l’extrême droite au Bresil"
Les antifas "ultra-cons, débiles, sauvages, brutes" sont les agresseurs qui ont tabassé en bande une personne qui ne leur avait causé aucun tort. Un grand nombre d’antifas sont seulement stupides. Dans tous les cas, un stage dans un pays où ils pourront se confronter réellement avec ce qui ressemble le plus au "fascisme" sur lequel ils fantasment pourra leur mettre un peu de plomb dans l’aile (ou dans la cuisse).
Le reportage que l’on voit sur les Pirahãs est très insuffisant pour en tirer les commentaires qui sont publiés sur ce fil de discussion. Le titre dit qu’il ne connaissent pas de religion mais ils ont des croyances concernant des esprits (les êtres sans sang, les "Autres"), comme de nombreuses autres populations humaines. Les Pirahãs ont aussi une cosmogonie impliquant des mondes célestes et des mondes sous-terrains, une constante (ou au moins une récurrence) anthropologique bien décrite par Mircea Eliade. On ne leur connaît pas de mots pour désigner les nombres au delà de "deux", mais cela ne dit rien de leur éventuelle autre manière de "mathématiser" leur environnement ou l’univers (il faudrait par exemple étudier quel rapport ils ont à la géométrie quand ils construisent leurs habitations). Leur singularité la plus intéressante ou la mieux étudiée semble être de type linguistique, tout simplement parce que c’est un linguiste qui a passé le plus de temps avec eux. Enfin, et c’est le plus important : les Pirahãs se réduisent aujourd’hui à quelques centaines d’individus. Il est donc fort possible qu’il s’agisse non d’un exemple de "communauté des origines" mais tout au contraire du résidu d’une civilisation ancienne très élaborée (avec éventuellement des poètes, des ingénieurs, une organisation politique, etc.) dont les quelques dizaines de familles rencontrées ne sont que très faiblement représentatives. En plus nous n’en connaissons que ce qui a été compris et décrit par une poignée d’Occidentaux, à qui ils n’ont d’ailleurs pas forcément tout dévoilé.