C’est amusant de voir comment Marx est fascinant pour les demi-intellectuels. Le logiciel marxiste leur donne l’impression qu’il dispose d’un trousseau de clés qui ouvre toutes les portes des mystères du monde. Mais du point de vue de l’âme, le marxisme est comme un jeu d’assemblage pour les enfants. Une fois qu’on a compris comment ça marche, qu’on a monté et démonté le jeu à 2 ou 3 reprises, on se rend compte que ça ne mène nulle part. C’est une voie sans issue, dont on peut seulement complexifier à l’infini le parcours pour le transformer en un labyrinthe dont on devient le prisonnier savant. Tout ce qui sort de ce labyrinthe est plus ou moins monstrueux, parce que la nature n’en veut pas, l’âme n’en veut pas, la vie n’en veut pas. Alors, ça retourne encore et encore dans la pensée humaine pour rigidifier le cerveau jusqu’à le pétrifier à mort.
"Le message Belenos.... y’a du bon et du moins bon."
Ah mais j’ai compris le message. Ce n’est pas difficile, c’est toujours le même message qui tourne en boucle. Mais à partir de là, on aimerait qu’il propose une action possible en partant de la réalité ici et maintenant ou bien qu’il nous montre en quoi sa vie est l’incarnation exemplaire d’une autre manière d’exister personnellement et socialement qui pourrait nous inspirer.
Oui, hein ! Je me demande dans quel état d’âme peuvent être les gens qui se donnent du mal pour concevoir ce genre de choses, aussi bien sur le fond que sur la forme. Ont-ils même une âme ?
S’pèce de nain brutal ! Prenez pour modèle mon verbe soyeux et ma délicatesse elfique. Voici 10 heures de musicothérapie pour vous adoucir : https://www.youtube.com/watch?v=lHTL9yOw_6o
"Ce que je dis, c’est que je ne crois pas en l’existence ontologique des idéologies. Puisqu’elles ne sont pas des êtres concrets, elles n’ont pas de volontés, elles ne peuvent agir sur le plan factuel et elles ne peuvent poser d’actes violents et dangereux. Elles n’existent pas indépendamment des êtres concrets que sont les individus."
Je comprends ce que vous dites et c’est raisonnable. Quant à moi, je garde une ouverture dans mon système de représentation du monde qui me permet d’envisager que les idéologies puissent être des "démons". Par forcément des "êtres démoniaques" comme le seraient de mauvais anges doutant de l’être humain et hostiles à ce qu’ils représentent dans un projet divin, mais des concrétions psychiques analogues à des logiciels continuant à fonctionner indépendamment de leurs inventeurs humains. On appelle traditionnellement ces phénomènes des égrégores. Cette manière de voir peut paraître ressortir à une conception magique du monde mais on peut aussi lui donner une explication compatible avec les données de la science physique contemporaine (bien que cela soit complexe) et plus facilement encore avec les "sciences" sociales. Où cela nous mène-t-il ? Ce que vous dites des idéologies, on peut aussi le dire avec raison des maladies : les maladies n’existent pas, seuls existent des malades. Chaque maladie est en effet une idée, un mot savant sous lequel on rassemble des symptômes qui se ressemblent. Mais cette entité linguistique n’a pas d’existence ontologique, ce n’est pas un être concret avec une volonté propre et qui chercherait consciemment à se propager. Il n’en demeure pas moins qu’il existe des lieux et des objets contaminés, des toxines, des bactéries, des virus. On constate aussi des processus de développement et ce qu’on pourrait appeler (au moins par métaphore) des stratégies de résistance aux traitements, par exemple les virus peuvent s’adapter et muter. La "maladie" semble donc bien à un moment constituer une sorte d’entité objective, un phénomène ou un processus doté d’une programmation (d’une intention ?) qui ne se réduit pas à une idée existant seulement dans ma tête de penseur. Or, est-ce que certaines idéologies ne se comportent pas exactement comme des maladies ? Ou plus simplement, est-ce qu’une idéologie n’est pas toujours une maladie ?