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    Belenos Belenos 26 octobre 2018 13:57

    @zak5
    Votre raisonnement n’a aucun fondement réel et constitue une absurdité en soi. Vous suivez naïvement les indications mensongères données par des journalistes incompétents. Et puis, qu’est-ce que ça peut vous foutre sur le fond que des gens aient ou non une double casquette, voire une triple casquette ?? Il est professionnellement très courant d’avoir plusieurs fonctions en même temps et ce n’est pas forcément l’indice d’une escroquerie, c’est souvent imposé par la réalité des circonstances. Bref, la seule chose qui compte dans cette affaire, c’est de savoir : 

    1. si le travail a été fait correctement ;

    2. s’il a été fait à un prix normal. 

    A la limite, un légaliste ultra-formaliste et pointilleux à mort (donc une personne mentalement déséquilibrée) pourrait aussi souhaiter que les choses soit toujours faites dans les formes exactes du droit et des consignes administratives. Or, même sur ce point, il n’est pas établi qu’on puisse reprocher quelque chose à ces gens. 

    Comme le dit MaQiavel plus haut, critiquez ce mouvement sur le plan des idées politiques si vous voulez, ce sera plus constructif. 



  • 1 vote
    Belenos Belenos 26 octobre 2018 04:04

    @maQiavel
    "Chikirou a répondu clairement dans cette interview : elle n’a jamais eu de double casquette"

    De plus, il n’est pas non plus établi que cette "double casquette" aurait constitué une infraction. Les journaleux se placent d’un point de vue "moral" et pas même juridique (sinon qu’ils nous indiquent les articles de lois montrant que le "double casquettage" est interdit dans ce cas de figure précis. Le fait d’utiliser l’expression vague de "double-casquette" semble confirmer que c’est un reproche qui ne s’appuie sur aucun indice d’infraction. De plus, c’est une tartuferie complète car toutes les personnes qui ont déjà travaillé sur des projets importants avec une boîte de com savent bien que le responsable de la boîte (ou son représentant) est forcément celui qui dirige concrètement la com : ces gens sont justement payés pour avoir ce talent de direction et pas pour imprimer des photocopies ou des petits drapeaux commandées par le client qui n’y connait rien. Même s’ils ne sont pas officiellement les décideurs administratifs, ils dirigent effectivement sur le plan exécutif, Et tout le monde trouvent ça logique pourvu que le travail soit bien fait. Et cela n’a absolument rien d’immoral ni d’illégal.   



  • vote
    Belenos Belenos 26 octobre 2018 03:41

    @maQiavel
    Par ailleurs, je suis entièrement d’accord avec votre commentaire de 00:29. Malheureusement, nos ministres et surtout nos élus font eux-mêmes constamment la confusion entre le politique et le culturel, et en particulier se mêlent allègrement des questions religieuses. Un politique devrait toujours dire dans l’exercice de ses fonctions qu’il ne sait pas ce qu’est le religieux, qu’il n’a pas à le savoir, qu’il a même le devoir de l’ignorer, et que sa propre vie spirituelle n’interfère pas avec sa mission politique, point barre. Le problème, c’est qu’un candidat qui ferait ça ne serait probablement pas élu. 



  • vote
    Belenos Belenos 26 octobre 2018 03:07

    @maQiavel

    "Par exemple , à partir du moment où l’Etat reconnait certains droits aux enfants et qu’il le manifeste par la ratifications de lois de protection de l’enfance, peu importe qu’un individu faisant partie d’une certaine tribu légitime la section du clitoris de son enfant sous prétexte que cela fait partie de sa culture tribale , cette pratique est illégale et cet individu sera sanctionné."

    Mais si vous viviez dans une société dont l’Etat interdit d’enseigner l’écriture et la lecture aux enfants, est-ce que vous ne tenteriez pas d’outrepasser cette interdiction, au moins pour vos propres enfants ? Ce que je veux dire par là, c’est qu’une véritable pratique culturelle n’a aucune raison (c’est le cas de le dire) de se plier à une injonction politico-juridique. Mais, tout simplement, la mutilation sexuelle n’est pas une pratique méritant d’être qualifiée de "culturelle" dans notre civilisation. Et c’est pour cela qu’elle ne doit pas être pratiquée, et non uniquement parce qu’elle est interdite par l’Etat (sinon vous risquez de faire passer les mutilateurs pour de courageux résistants défendant une liberté spirituelle).



  • vote
    Belenos Belenos 26 octobre 2018 02:46

    @maQiavel
    Certes, le raisonnement que vous tenez est celui qu’il faut couramment présenter à la personne qui prétendrait que c’est à la loi française de s’effacer devant une coutume ancestrale.

    Mais si cette personne affirme de son côté que c’est aux lois juridico-politiques de chaque pays de se placer dans le cadre d’une culture religieuse universelle, que pourrons-nous répondre ? La discussion sera dans une impasse, car il n’y a aucune raison a priori de donner la préséance à la sphère politico-juridique plutôt qu’à la sphère culturelle. 

    Et que répondre à celui qui, voulant préserver les lois de son pays, dénoncerait cette culture religieuse prétendument universelle, mais en réalité agressive et envahissante, comme une idéologie totalitaire et malfaisante avec laquelle aucune négociation n’est possible ? Ce sera impossible si l’on ne prend pas la précaution de distinguer les deux acceptions fort différentes de "culture" (et je ne dis que ça ici). 

    En revanche, si l’on considère avec exactitude le sens de "culture" tel que l’entend la triple articulation de l’organisme social, mutiler un enfant n’est pas une pratique "culturelle" tandis que le sont : lire un livre, faire du yoga, jouer du trombone, méditer, prier, apprendre le japonais, étudier l’histoire, faire des maths, etc). A partir de cette précision, il n’y a même pas à se poser la question de savoir comment on doit gérer cette habitude communautaire, ni à justifier qu’elle doive s’exercer dans un cadre juridico-politique. En revanche, si mon propre pays m’interdisait, par exemple, de lire un livre, faire du yoga, jouer du trombone, méditer, prier, apprendre le japonais, étudier l’histoire, faire des maths, bref d’exercer ma liberté culturelle, j’outrepasserais son cadre juridico-politique et je me battrais à mort pour faire changer ce cadre. 

    Si l’on ne procède pas de cette manière, si l’on prétend que la culture doit toujours s’exercer seulement dans "le cadre politico-juridique fixé par l’Etat", alors on admet qu’il n’y a plus de possibilité pour l’élément culturel de venir irriguer la réflexion juridique et politique par l’objection de conscience. C’est une vision assez dictatoriale où le politico-juridique doit par principe tout dominer et imposer son cadre à toute la vie. Or, la loi et les Etats évoluent aussi par l’objection de conscience individuelle (qui pousse par exemple un citoyen à aider un esclave à s’enfuir AVANT que la loi ne supprime finalement le droit de réduire un homme en esclavage). Le problème est que les islamistes utilisent le même argument, en surfant sur la vague de confusion qui a cours en Occident à propos de la "culture". Et ils ne le peuvent que parce que personne ne leur oppose clairement le fait que la plupart de leurs prétendus pratiques culturelles problématiques... n’en sont pas. Du moins, ce ne sont pas des pratiques "culturelles" au sens où une société moderne impliquant une tripe articulation de l’organisme social doit entendre la notion de "culture". 

    Si vous vous placez dans le cadre de ce paradigme, vous devez tenir compte de cette précaution qui a été bien spécifiée par les constructeurs de ce paradigme, en particulier Rudolf Steiner (à une époque où, précisément, deux systèmes politico-juridiques totalitaires ont pris en étau la vie spirituelle, la "culture" de l’Europe). 

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