@Jean Keim "Quel que soit le facteur déclenchant d’une EMI, c’est la pensée qui la retranscrit sous la forme d’une expérience, elle le fait avec ce dont elle dispose."
Très juste, mais c’est vrai aussi pour la vie quotidienne. Par exemple, tous les parachutistes qui décrivent une expérience de saut en parachute retranscrivent avec leur pensée ce qu’ils ont ressenti. Peut-être qu’il n’y a pas "réellement" de "tunnel de lumière" (par exemple) au moment de la mort et que c’est le pensée qui construit cette forme, mais peut-être aussi qu’il n’y a pas d’avion, de pesanteur, de parachute, etc. Notre corps lui-même, nous nous le représentons avec notre pensée qui en fait ce qu’elle veut ou ce qu’elle peut. Je ne suis pas en train de dire que rien n’existe (trop facile et c’est une impasse) mais que nous ne voyons pas directement ce que c’est. Nous n’en "savons" que ce que nous construisons mentalement pour nous organiser une représentation compréhensible et fixe. C’est ça que veut la pensée, que ce soit logique, stable, reproductible, etc. Et alors la pensée est satisfaite (en apparence parce qu’en réalité elle est toujours inquiète, ne croyant pas elle-même à ses propres inventions).
@gaijin Je ne vois pas comment on pourrait considérer qu’il n’est pas important pour le monde de savoir qui est l’auteur des attentats. Le fait que l’événement constitue le commencement de la fin d’un monde est justement lié au caractère ténébreux de l’affaire et à toutes les folles dérives dont il est la cause ou l’occasion.