S’affranchir du droit international veut dire aussi qu’on affirme être au-dessus. C’est littéralement une auto-proclamation de transcendance : bref un droit divin.
"« Au nom de quoi la France, les USA auraient-ils le droit de bombarder un Etat, au nom de quoi ? », s’insurge Didier Billion, expert à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). « La légalité morale, c’est le piège absolu, parce que ce qui est moral pour vous ne l’est pas pour moi, etc. C’est un écran de fumée insupportable ».
« On s’affranchit du droit international avec pour objectif annoncé de le faire respecter », commente Patrick Baudouin, avocat et président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). « Cela répond à l’idée qu’il y aurait une sorte de droit international humanitaire relevant de la responsabilité de protéger. Mais ce n’est pas une notion gravée dans le droit international », souligne-t-il."
@maQiavel "La responsabilité de protéger et de punir, soit ce qu’on appelle « le droit d’ingérence » est un concept vide de toute notion de droit et qui permet de justifier l’emploi de la force par le plus fort en dehors de tout cadre juridique."
Ce qui est remarquable dans l’invention et l’usage de cette expression, c’est son audace. Si elle contient un concept, c’est celui de la contradiction : le droit d’ingérence est le droit que l’on se donne à soi-même de ne pas respecter le droit. Il est évident que, quoi que ce soit en réalité, ce n’est pas un "droit". A la limite, on pourrait le présenter comme une "nécessité morale" (mais évidemment, ça ne lui donnerait pas de légitimité juridique).
@Joe Chip "Après le survivalisme, voilà le survivalisme bio... vivement le survivalisme végan, le survivalisme sans gluten, etc... ça fera une grande différence quand des racailles en mode mad max viendront te voler tes denrées."
En fait, la nourriture végan sans gluten pourrait effectivement être dissuasive pour des racailles en mode madmax.
"Mais non, j’ai posté un lien plus haut qui prouve que ce sont des communaux... 895 hectares ..."
Le conseil départemental de Loire-Atlantique est effectivement l’ancien propriétaire (par droit de préemption) d’une surface de 895 ?ha... sur les 1 600 ha de la ZAD. Donc il ne possédait pas tout.