@#WorldPeaceNow* "et d’autres croient en l’existence de Satan et de Dieu, non pas comme métaphores ou manière de décrire le bien ou le mal, mais deux êtres pensants, conscients et intelligents aussi réels que toi et moi."
Seriez-vous un adepte du gnosticisme du II siècle (à ne pas confondre avec la gnose) pour être si dualiste ?
"Le gnosticisme est un système de pensée dualiste qui regroupe des doctrines variées du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient qui se caractérisent généralement par l’affirmation que les êtres humains sont des âmes divines emprisonnées dans un monde matériel créé par un dieu mauvais ou imparfait : le Démiurge. Le Démiurge, représenté sous la forme d’un archange, est considéré comme l’incarnation du mal (...). À l’opposé de cette divinité créatrice néfaste, il existe un autre être suprême plus éloigné (Dieu) incarnant le bien." https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnosticisme
Tant que je m’identifie à quelque chose de mesurable, qui a des frontières, celles de ma peau, celles de mon village ou celles de mon partie politique, je suis dans mon ego. Mes enfants font parti de mon ego, ma patrie aussi. Même l’espèce à laquelle je crois appartenir. Tout ce qui me donne une identité. Celui qui est libéré de l’aliénation de l’ego n’a pas besoin d’avoir une "identité" (de se définir avec une idée de lui-même et avec des mots). Et pourtant, paradoxalement, il est le véritable être original car il manifeste toute la singularité de l’univers à chaque seconde.
@Heimskringla La tribu ne permet en aucune façon de sortir de l’ego car elle en est l’expression animale et la consolidation la plus primitive (les animaux ont un "ego collectif", une âme-groupe). La tribu permet de se soulager de la solitude par la distraction avec des externalisations de notre ego (notre famille et nos amis). Rien à voir avec une véritable sortie de l’ego qui serait une confrontation avec l’incommensurable. Aucun groupe, aucune nation n’est incommensurable.
@gaijin "ou alors y a t’il un aspect plus complexe qui exigerait de sortir de la pensée binaire pour cerner la véritable nature de la question"
Précisément : considérer la relation oppressé/oppresseur comme une dialectique complexe où le consentement de l’opprimé joue un certain rôle, voilà ce qui nous sort de la relation binaire ! Prétendre que le peuple est la victime absolument irresponsable d’un gouvernement totalement responsable de la dégradation sociale serait en revanche la manifestation typique d’une pensée binaire refusant la complexité.
Maintenant soyons un peu raisonnable : si un inconnu caché derrière une porte vous assomme par surprise pour vous voler ou vous violer, vous n’êtes pas son "complice", évidemment. Mais si vous votez pour votre oppresseur politique ou que vous vivez avec votre bourreau et dormez dans son lit, OUI, vous participez un peu au problème dont vous souffrez. Vous n’en n’êtes pas responsable à 100 %, mais vous y participez quand même parce que, dans ce cas, votre consentement, même teinté de toutes les ambiguïtés possibles, est réel.
Un peuple qui élit des politiques corrompus n’est pas comparable à une femme qui se fait violer. La femme violée n’a pas élu son violeur. Maintenant si une femme se mariait et se remariait plusieurs fois avec le même agresseur, comme certains peuples élisent et réélisent les mêmes politiciens corrompus, on pourrait se poser des questions.