Attendez Bruel a envie d’un vrai
débat républicain qui opposera deux personnes foncièrement
d’accord sur l’essentiel. Preuve en est qu’il a bien voté Sarkozy en 2007 alors qu’il s’apprêterait (?) à
voter Hollande.
Par ailleurs jamais il ne prononce jamais le mot extrême droite
lui préférant constamment le terme de « populisme » qui
permet d’associer de manière fétide le peuple aux idées du FN, et de désigner sous ce même vocable les « extrêmes »
droite et gauche confondues.
Si le second tour oppose Sarkozy à Hollande, le pays sera privé
de toute alternative politique.
Le pire étant que des partis qui se prétendent à gauche (NPA ,
FDG en particulier) nous referons le coup du « pacte
républicain » en appelant à voter pour Hollande.
Ils valideront ainsi l’impossibilité de sortir de cette
« alternance » entre libéraux, laissant à
l’extrême-droite le seul rôle d’opposant.
Peut-être qu’ un candidat de gauche suffisamment ferme pour ne pas accepter ce compromis aurait de véritables chances... On peut toujours en rêver !!
La vanne est ouverte sur tous les poncifs calamiteux qui permettent de faire l’économie des véritables responsables de la situation actuelle.
Tout y est ma bonne dame, de l’école qui n’apprend plus à la société trop individualiste en passant par l’absence de religiosité, on a même un passage sur les Mormons tellement économes qu’ils sont devenus richissimes.
L’orateur avec une docte assurance enfonce des portes ouvertes du type "la finance globalisée n’a pas de nation" pour aboutir à un éloge de la frugalité !
Vraiment le titre accrocheur de cette vidéo ne doit pas nous faire perdre notre temps à la visionner !
Le train de vie compatible avec l’exigence des marchés, c’est pourtant ce vers quoi on tend à marche forcée : une France à l’image sociale de l’Allemagne tant pour la réduction des salaires que des retraites.
Et pour le Moloch des marchés, ce n’est pas encore suffisant. Pas un euro ne doit échapper à la spéculation privée, pas un euro ne doit être gaspillé pour les services publics et la solidarité.
A quand la liberté de ne plus cotiser pour se soigner ? A quand la suppression de toute contribution sociale pour les employeurs ?
Libérons tout, il ne restera pas grand chose pour l’écrasante majorité !
Mais non c’est l’inverse. Madame Le Pen assaisonne de considérations critiques (propre à lui rallier des déçus de la gauche) ce qui est son noyau dur, la guerre contre l’étranger au nom de la préférence nationale de souche.
Ses analyses de la finance mondiale et de la situation internationale ne sont que les accessoires qui lui permettent d’acquérir une stature cosmétique pour masquer la mesquinerie de ses convictions profondes : il y a trop de bouches à nourrir en France qui profitent de la générosité publique. Cette dame aurait-elle oublié dans quelles proportion ces "bouches inutiles" ont contribué à la réalisation des infrastructures françaises et à la prospérité de l’industrie durant les 30 glorieuses.
Mais oui qu’est-ce qu’elle parle bien cette dame et combien elle est la victime dans les média.
Mais ce concert compatissant ne changera rien à sa nature : elle pourrait avoir les meilleures analyses et les propositions les plus pertinentes sur le plan international, elle demeure la fille de son père et la dirigeante du FN : malgré ses rodomontades contre les grands de ce monde, l’ennemi principal pour elle demeure l’étranger accusé de tous les maux , de la violence à la fraude sociale sans oublier l’intégrisme religieux et l’introduction de la "diversité culturelle".
Que l’on puisse se faire piéger par son discours démagogique montre surtout la faillite politique et idéologique des partis qui se prétendent aujourd’hui à gauche, le PS en particulier.
Tant que la seule alternative officielle en France est le soit-disant combat entre Sarko et Hollande, devrait-on être réduit à se convertir au racisme et à l’exclusion ?