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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 février 2014 10:16

    ... et plus certains se battront pour l’excellence, plus le troupeau les accusera de faire le jeu de l’oligarchie.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 février 2014 10:15

    Moralité : pour faire advenir l’oligarchie sans coup férir, il faut combattre l’excellence, ce à quoi le troupeau consentira de bon cœur.

    Qu’on se le dise.



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 février 2014 10:12

    « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

    Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

    On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

    Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

    Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

    Aldous Huxley in Le meilleur des mondes.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 février 2014 09:28

    Erratum : "recouvre NOS faveurs".



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 février 2014 09:27

    Oui, ceci amène une petite précision :

     
    je récuse le terme "élitisme" pour qualifier mes propos car ceci laisse penser que je réserve l’excellence à quelques happy few. Ça n’est pas du tout mon point de vue, je ne demande pas mieux que de promouvoir la contagion de l’excellence. Plus une nation parvient a tirer le maximum du potentiel de chacun de ses membres, mieux elle se porte.
    Seulement il faut reconnaître que s’élever, quelque soit le domaine, cela demande des efforts que beaucoup rechignent à fournir.

     
    Je suis aussi pour que le mérite recouvre ses faveurs, mais par mérite, j’entends l’effort fourni par chacun, non pas pour écraser les autres (façon libéralisme), mais pour que le soi d’aujourd’hui soit plus valeureux que le soi d’hier, et moins que le soi de demain.

    Selon cette définition du mérite, plus on part de bas pour s’élever haut, plus on est méritant.

    À mes yeux l’excellence doit être reconnue, quel que soit le nombre de personnes concernées.

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