Concernant la voiture électrique, l’un des aspects est que les batteries requièrent des métaux et composants dont la Chine a la quasi exclusivité. On commence à voir sur nos routes des voitures électriques chinoises, domaine où ce pays fait un forcing, alors que leurs voitures thermiques, même moins chères, avaient pu être ’’barrées’’ réglementairement pas des contraintes comme crash test, pollution, etc.
Bref, une nouvelle fois l’Europe se tire une balle dans le pied !
Il y a des alternatives pour réduire les émissions de gaz et polluants du parc automobile : de même qu’il existe un plan pour l’isolation des logements, un plan pour ’’mettre à niveau’’ les voitures du parc existant, cela peut inclure le programme de gestion de l’injection, l’optimisation des filtres à particule et catalyseurs, l’adaptation à un carburant incluant une plus grand part de biocarburant (passer de E10 à E20, D7 à D15...). C’est mieux que de foutre à la casse des voitures qui fonctionnent parfaitement, gaspillage anti-écologique !
On a entendu beaucoup de critiques contre Ségolène Royal, mais elle a certaines qualités que n’ont pas la plupart des responsables politiques : le sens des réalités et la compréhension des peuples.
Dans la présente vidéo, elle élève le débat sur l’intérêt général incluant celui du peuple ukrainien, mettre fin aux victimes, destructions, impacts sur la famine, etc. (elle commence très judicieusement par citer la première guerre mondiale qui était évitable et a fait 18 millions de morts). Face à elle, le journaliste aligné sur le ’’discours obligé’’ poussant à l’escalade jusqu’à une impossible reconquête totale par les forces ukrainiennes, de portions de territoires où les habitants sont majoritairement hostiles à retourner sous contrôle de Kiev.
Elle a totalement raison, au lieu de pousser à toujours plus d’armements et de combats, il faut constituer une ’’instance de médiation’’ et pousser à un cessez le feu et une négociation voire une conférence de la paix (on voit que même Biden commence à calmer les surenchères du président ukrainien, et admettre des négociations avec la Russie).
@nono le simplet ’’Poutine voulait annexer l’Ukraine ... comment avoir un doute à ce sujet ?’’
Il faut réécouter son discours de février : il parlait de faire tomber le régime (qualifié de nazi) et démilitariser le pays. C’était donc non pas annexer en totalité, mais mettre à Kiev un régime à sa dévotion, sous la pression des chars (comme les opérations similaires de l’époque soviétique). Mais il n’y a pas eu le soutien attendu de la population à ce renversement, mais au contraire une ’’résistance civile’’ déterminée, d’où le redéploiement pour prise de contrôle militaire non seulement du Donbass mais de la large bande côtière jusqu’à la Crimée, pour une raison de continuité territoriale qui saute aux yeux de quiconque regarde la carte (d’où le choix d’une annexion plutôt que la mise en place de républiques autonome vassales). Il y a dans ces région une plus large part de population favorable à une russification.
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours, repli et revers militaires locaux ne sont pas une déroute générale. En outre, la destruction par missiles de centrales électriques, infrastructures, usines, etc. va peu à peu mettre à genou l’économie ukrainienne et pourrir la vie quotidienne des habitants. Alors l’Occident qui a fourni une grande partie de ses arsenaux va fournir de l’électricité (déjà en manque chez nous) et des milliards (creusant nos déficits), pour faire durer ?
Chacun des protagonistes ne veut négocier qu’en position favorable, mais cette guerre ne se finira pas en tout ou rien (ou alors dans des années), il faut pousser à la négociation (disons, pour les Ukrainiens que la prise de Kherson pourrait être une position favorable, il y aura des concessions territoriales à faire ...moins qu’il y a six mois).
Pour créer une pénurie, il suffit de l’annoncer. Les clients vont se bousculer pour faire des provisions, les intermédiaires vont faire des stocks, et les producteurs livrer au compte goutte. L’objectif est de justifier une hausse des tarifs.
Il y a parfois réellement des années à faible récolte, mais il y a des réserves à différents niveaux. Mais l’humanité s’accroit, la demande est fatalement en hausse constante, il faut des cultures de substitution à celles qui viendraient à manquer.
Les sanctions occidentales sont sans effet sur le conflit et néfastes pour les pays européens (pas pour les USA), par contre la livraison d’armes a un certain effet sur le terrain. Mais nos arsenaux se sont vidés et nos usines ont une faible capacité.
Pour l’instant les forces russes font le dos rond, mais le triomphalisme politico-médiatique sur un hypothétique effondrement russe parait surjoué ! Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours...
Concernant le traitement du conflit, nos média abondent effectivement dans la communication de guerre ukrainienne, mais Jacques Baud apparait relayer la communication russe, je me souviens d’une déclaration en début de conflit s’extasiant de l’efficacité de l’avancée russe plus rapide que la Blitzkrieg allemande en 1940.