@Parrhesia Le contrôle des prix n’est possible que sur des productions intérieures (et ça conduit fatalement à comprimer les salaires pour maintenir un niveau de prix bas), mais allez donc fixer le prix du pétrole mondial par un décret en France, surtout si la monnaie nationale dévalue ! Il peut y avoir des mesures exceptionnelles ciblées et temporaires, mais ça doit être compensé par des économies sur d’autres dépenses publiques. Par contre on est d’accord que la spéculation crée ou aggrave artificiellement de l’inflation, je l’avais mentionné.
@lacsap151 On ne peut pas à la fois vanter le ’’quoi qu’il en coute’’ et déplorer la création continue de monnaie. Dans les années soixante et tout début soixante-dix, l’état contrôlait la monnaie, mais maintenait l’équilibre budgétaire. Le premier choc pétrolier a conduit l’état à injecter dans l’économie de l’argent qu’il n’avait pas, pensant que la sortie du tunnel serait proche. On n’a jamais vu cette sortie, à chaque début d’embellie surgit une nouvelle crise, amortie chez nous par par l’argent public.
L’inflation n’est pas un phénomène métaphysique ni le résultat d’une décision machiavélique, c’est simplement lorsque la demande dépasse l’offre -une sorte d’enchère pour obtenir le produit-.
Il y avait déjà des tensions sur certaines denrées avant la guerre d’Ukraine notamment du fait d’une forte reprise de la croissance mondiale (rattrapage post covid) consommatrice de matières premières limitées, ou de composants dépendants d’un seul pays producteur, et des raisons spécifiques pour certains produits (mauvaises récoltes par exemple).
La guerre en Ukraine a aggravé la pénurie en bloquant des circuits d’approvisionnement (Odessa par ex.), du fait des sanctions, et du fait de surstockage de précaution et de spéculation (remplissage de réservoirs, silos, etc.) car la crainte de pénurie crée la pénurie.
Pénuries et inflation se produisent en ce moment partout dans le monde -plus grave dans certains pays qu’en occident-, on voit qu’une trop forte dépendance vis à vis de l’extérieur fragilise un pays, et que la fuite en avant productiviste d’une humanité qui s’accroit sans cesse ne peut conduire qu’à l’épuisement des ressources donc leur enchérissement -et l’accroissement des rejets et déchets polluants-.
@Vraidrapo Il ne me semble pas raisonnable de s’en remettre aux starlettes comme ’’référents’’ de géopolitique (quoique la phrase citée est judicieuse). Vous me direz qu’il n’est pas plus sage de s’en remettre aux géopoliticiens professionnels, non parce qu’ils ne sont pas compétents, mais parce qu’ils ne sont pas impartiaux.