@Matlemat Notre moyen d’action au niveau mondial est quasi-nul, par contre notre pays peut agir pour ce qui le concerne. Les émissions de CO2 de la France ne sont que de 0,9% du total mondial, efforçons nous d’être sous la moyenne, c’est le plus qu’on puisse faire. Éliminons le peu qui nous reste de filière charbon, réduisons les combustibles fossiles. Le gaz émet peu de particules, mais on n’en n’a plus dans notre sous-sol, donc on est totalement dépendant. Si on veut éviter les ruptures d’approvisionnement (crise, spéculation...) nos deux ressources locales sont la filière bois (très émettrice en particules, mais recyclant partiellement le CO2), et les agro-carburants.
Je ne préconise pas spécialement l’EPR comme technologie nucléaire, c’est peut-être un mauvais choix, mais reprenons le savoir-faire pour remplacer le parc nucléaire existant, dont la durée d’exploitation a déjà été considérablement augmentée. C’est illusoire de croire qu’on va passer au "tout électrique" comme il est prévu de le faire (dont les voitures, camions, chauffage, etc.) sans l’apport du nucléaire ; même en réduisant la part de nucléaire à 50% du mix électrique, il faudra renouveler.
On n’arrêtera pas de consommer de l’énergie du jour au lendemain, il faut progressivement être moins énergivore, et c’est déjà le cas dans bien des domaines, ainsi les voitures consomment bien moins qu’il y a vingt ans, les chaudières ont un meilleur rendement, et l’isolation des logements s’est accentuée. Mais à rebours, il y a de nouveaux postes de consommation : multiplication des climatiseurs, tourisme intercontinental en avion, croisières, transport de marchandises sur des dizaines de milliers de kilomètres, etc. Donc il faut au maximum ’’produire et consommer local’’ (tourisme inclus).
Concernant les pays producteurs, ils ne réduiront pas spontanément l’extraction sauf pour faire augmenter les cours, mais que déjà des technologie comme la fracturation hydraulique soient interdits au niveau mondial (même ça, je ne pense pas qu’on l’obtiendra). Au passage, l’enfouissement du CO2 me parait une vaste fumisterie, mise en avant pour s’acheter une vertu verte.
@Matlemat On ne réglera pas avec nos petits bras le problème au niveau mondial, concentrons nous sur ce qui est à notre portée, et réglons localement ce qui se pose localement. Au niveau actuel des technologies, on a pu constater avec l’exemple allemand que le tout éolien n’est pas suffisant, ils complètent les jours sans vent avec le charbon local et le gaz russe (particules, fumées et carbone à gogo dans l’atmosphère). Le nucléaire apporte un "niveau constant" dont on ne saura pas se passer pour une proportion significative, surtout avec le chauffage électrique et les bagnoles électriques qui vont augmenter considérablement les besoins (c’est con, mais c’est décidé). Certes, ce sont des plans décennaux, il faut reconstituer le savoir faire dont l’EPR montre qu’on l’a perdu. Mais il n’y a pas QUE l’électricité, on ne va pas mettre du jour au lendemain toutes les chaudières, voitures et camions à la casse -ce qui serait un désastre écologique de déchets insoutenable-, l’indépendance en terme de carburants n’a pas plusieurs solutions : si on rejette à juste titre la fracturation hydraulique, reste les agro-carburants ; en France on n’a pas de pétrole, mais des milliers d’hectares qui peuvent être remis en culture, et des millions de bras inemployés qui peuvent être mobilisés.
Oui, pour le très court terme, la réduction autant que possible de consommation d’énergie est le palliatif à titre individuel, et après tout on vit fort bien avec 18° dans le living et 15° dans la chambre, avec un pull en hivers chez soi plutôt qu’un T shirt. On peut aussi surseoir aux déplacements à longue distance (quoique, merde, on se reconfine). Relancer la campagne "anti-gaspi" des années 70.
Mais à titre collectif, il y a la production et le commerce à faire tourner, il faut de l’énergie. Nos gouvernants parlent de diversifier les sources d’approvisionnement, mais c’est passer d’une dépendance à une autre. Il faut donc viser l’autosuffisance locale, mais on ne construira pas des térawatt d’éolien en quelques mois, et moins encore des centrales nucléaires dont on a connement perdu le savoir-faire des années 70/90 (il faudra le faire, mais ce sera pour le moyen et long terme). Par contre un plan d’urgence de remise en culture de fiches et jachères consacrée aux agrocarburants (éthanol pour l’essence, huile pour le fuel) peut se décréter pour MAINTENANT, pas besoin d’attendre le reste de l’Europe pour le faire ailleurs, mais le faire localement dans notre pays ; les semailles, c’est tout de suite ! Ça peut rassembler une large union nationale allant des écolos (recaptage de carbone par les cultures) aux souverainistes (indépendance énergétique). Manque de bol, les eurolibéraux au pouvoir ne pratiquent pas le volontarisme économique local, c’est le monde d’abord, ensuite l’Europe, et les miettes pour la France..
Son bilan est le pire de tous les présidents, le plus étonnant c’est qu’il se représente avec la situation calamiteuse qu’il faudra gérer. La "gonflette" du quoiqu’il en coute à donné l’illusion d’une reprise fictive et d’emplois fantomatiques, la dette est abyssale et le déficit commercial est catastrophique.
@Le Glaude c’est pas un "sondage représentatif", c’est le même genre de consultation que celui fait sur agoravox en 2017 qui donnait Mélenchon et Asselineau en tete au premier tour... ceux qui veulent se défouler sont plus motivés pour répondre.