@PumTchak oui, mais il ne faudrait pas laisser entendre que Churchill soit en désaccord avec la formule qu’il cite, la phrase suivante développe le fait que les représentants doivent se référer effectivement au peuple qui les a mandaté, et revenir au peuple en cas de changement majeur. L’illustration dans le Royaume Uni actuel me semble que Thérésa May devrait démissionner et convoquer de nouvelles élections, pour prendre en compte l’état actuel de l’opinion des citoyens.
@PumTchak Oui, mais comment comprend-il la phrase ? Churchill parle de l’"opinion publique qui s’exprime par les moyens constitutionnels", donc par délégation de parlementaires qui contrôlent en continu l’action des gouvernants (dans son discours il parle du "peuple, au travers du parlement" entendant par là majorité et opposition, et retour devant les électeurs en cas de changement de politique).
Certes il est calme et peut paraitre logique, sauf qu’il profère des inepties à la pelle, comme d’affirmer que les sociétés primitives étaient démocratiques -la plupart étaient des bandes sous la houlette d’un chef s’imposant par la force, cf Emmanuel Guy "Ce
que l’art préhistorique dit de nos origines ", « l’imagerie paléolithique est un code de transmission du pouvoir ». De même que la démocratie directe aurait régné dans les villes du moyen âge, avec le vote à main levé -alors que les communes étaient dirigés par délégation-.
Certes il y a eu au travers des époques des micro-sociétés pratiquant la démocratie directe (style kibboutz) mais absolument jamais à l’échelle d’une entité de plusieurs milliers et encore moins millions de personnes. On peut "instiller" une dose de démocratie directe avec le RIC, mais il faut forcément canaliser pour éviter la prolifération ou l’anecdotique (comme l’exemple donné dans l’émission sur Cnews du referendum en Suisse pour savoir s’il faut scier les cornes des vaches). Le process peut être récupéré/instrumentalisé par des groupes de pression (écolos, syndicats, corporations...).
Quant à la constituante citoyenne, il avait déjà fait le coup lors de la campagne référendaire de 2005, alors que le problème était le fond et non la procédure. Le droit constitutionnel ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, je préfère choisir des délégués en fonction de programmes que de laisser au hasard d’un tirage au sort.
Bref, son intérêt me parait extrêmement surévalué.
@kirios Je parlais de la primaire de 2017, après qu’il ait quitté le gouvernement pour désaccord de fond. Il est en effet ensuite retourné dans la vie professionnelle, en l’occurrence l’apiculture, non pas dans l’affairisme financier. Ceci étant, je ne suis pas inconditionnel, et notamment je n’adhère pas au mythe de la 6ème république, on peut amender l’actuelle sans tout remettre à plat.