Il y a partout de nombreux croyants, des millions de personnes croient en Dieu et y trouvent leur consolation. Tout d’abord, pourquoi croyez-vous ? Vous croyez parce que cela vous donne du contentement, une consolation, un espoir, et cela donne aussi un sens à la vie. En fait, votre croyance n’a que très peu de valeur, parce que vous croyez en un Dieu universel et vous vous assassinez les uns les autres. Le riche, lui aussi, croit en Dieu ; il exploite cruellement, accumule de l’argent et bâtit ensuite un temple ou devient un philanthrope. Ceux qui ont lancé la bombe atomique sur Hiroshima disaient que Dieu était avec eux ; ceux qui s’envolaient d’Angleterre pour détruire l’Allemagne disaient que Dieu était leur copilote. Les dictateurs, les premiers ministres, les généraux, les présidents, tous parlent de Dieu ; ils ont une foi immense en Dieu. Sont-ils au service de l’humanité ? Ils disent qu’ils croient en Dieu et ils ont détruit la moitié du monde et la misère est partout. DIEU ?
L’origine de la crise du capitalisme et la même que celle de toute les crises qui secouent l’humanité depuis des siècles, et qui semble, aujourd’hui, ne plus pouvoir progresser sans en briser tous les rouages de son organisme physiologique et moral. Tant que la lumière définitive de la science ne sera pas mise sur la question des sexes, et leurs conséquences si différentes d’un point de vue physiologique et psychique entre l’homme et à la femme, il ne pourra être envisagée de sortie de Crise, quelque soit son origine. Le mystère de la « chute », que l’on retrouve dans tous les Grands Livres Sacrés, mais caché et altéré dans l’allégorie et le surnaturel, a une importance capitale, c’est le nœud de notre condition qui prend ses replis et ses retours dans cet abîme. Un choc perpétuel existe entre la raison et le cœur de l’homme, entre son entendement et son désir. Quand il atteint au plus haut degré des civilisations, tel notre monde moderne, il est au dernier degré moral ; il s’appauvrit en idées, en même temps qu’il s’enrichit en sentiments. Son péché s’étend comme un voile entre lui et l’Univers (et c’est ce qui cause la désunion de l’homme et de la femme). L’unité du monde a été vaincue et l’humanité doit en porter la peine. L’homme est tombé dans la conception misérable du fini, alors qu’il était né pour l’infini. C’est le problème fondamental, le problème humain et divin. C’est le dogme intérieur de l’humanité. Une crise terrible fermente en ce moment, parce que le dogme de la « chute » masque les plus grands problèmes philosophiques.
À côté des Temples des déesses existait un Bois sacré. C’est que l’enseignement de la Cosmologie donné dans le Temple était complété par un enseignement des sciences naturelles donné dans le Bois sacré. Ce Bois est sacré parce qu’on y enseigne l’origine végétale de l’homme et les lois de son évolution, et, pour démontrer ces idées abstraites, on montre à l’étudiant l’Arbre de vie, conservé avec soin, jamais mutilé, afin de pouvoir observer en lui les phases de l’évolution qu’il traverse et qui sont fidèlement reproduites par l’embryon qui se forme dans l’utérus maternel en repassant par les étapes de la vie végétale. Des nymphes appelées Hamadryades avaient la garde des arbres et empêchaient de les couper. On disait qu’elles naissaient et mouraient avec l’arbre dont la garde leur était confiée. Le culte de l’Arbre est resté dans toutes les traditions, mais on n’en comprend plus la haute portée philosophique. L’arbre révèle les puissances de la Nature. L’homme était arbre avant d’être devenu homme. On dit l’Arbre de la science parce qu’il contient en lui tout le mystère de l’évolution et des lois biologiques. Qui connaît ces lois possède la science. Les familles des castes supérieures avaient leur arbre sacré qu’on soignait religieusement. De là est venue cette expression : l’arbre généalogique. Les Hindous avaient édicté des peines sévères contre ceux qui endommageaient les arbres. Les Athéniens punissaient de mort quiconque osait couper des branches aux arbres des Bois sacrés ou des cimetières.
La civilisation romaine, dont on nous vante tant les brillants résultats, ne fut qu’un régime d’immoralité et de mensonge, de lois iniques et de servitudes, mais développa les arts, l’architecture surtout, fit de grands travaux, des routes, des ponts, des marchés, en un mot tout ce qui concerne la vie matérielle. Quant à la vie morale, Rome la supprima. C’est à partir de César que les germes de la décadence se manifestent dans le monde romain. Cela justifie cette pensée de Montesquieu : « Tout ce qui atteint le faîte de la grandeur (matérielle) est voisin de la décadence. », ainsi que celle, plus contemporaine, de René Guénon lorsqu’il dit : « plus les éléments sociaux qui l’emportent sont d’un ordre inférieur, moins leur domination est durable. » Pendant que l’architecture atteignait son apogée sous Auguste, les austères et antiques croyances des Pélasges disparaissaient. Or un peuple qui ne vit que pour satisfaire ses passions et ses plaisirs est un peuple tombé. L’immoralité que ce peuple appelle sa civilisation est un venin dont il empoisonne le monde en la propageant par ses conquêtes. C’est pour cela que l’influence romaine a été une des plaies du monde. César introduisit en Gaule des cruautés inouïes, un manque de bonne foi révoltant, des pillages monstrueux. Il était suivi d’innombrables troupes de gens sans aveu, dont il tolérait les brigandages et les crimes pour leur faire oublier les misères auxquelles il les soumettait. Les milices romaines ont été des hordes dévastatrices, Le droit romain, un code infâme, Les mœurs romaines, de la boue et du sang, La littérature latine, l’expression de l’erreur et du mensonge. L’amour de la Patrie, comme on l’entendit à Sparte et à Rome, ne fut jamais que l’imitation de l’amour de la Matrie : au lieu de la paix et de la durée, il engendra la guerre et la destruction. Sparte et Rome se sont écroulées parce qu’elles ont été fondées sur le principe de la Patrie. Si les nations antiques avaient duré de longs siècles, c’est parce qu’elles étaient fondées sur le principe de la Matrie, « le respect des droits de la Mère » De la boue et du sang