Vous n’avez manifestement pas vu les images des émeutes du Testet.
Quand les policiers sont font bombarder à coup de pierre, de boulons ou de coktails molotov et sont encerclés, ils tentent de se dégager, c’est normal. Parler d’assassinat est une imposture. Surtout qu’il faisait nuit.
Mais d’ailleurs, je m’interroge : comment se fait-il que Rémi Fraisse ait été blessé au dos ? Tournait-il le dos aux policiers ? Etait-ce un lâche ? Ou bien quelqu’un aurait-il glissé dans son sac une grenade perdue par la Police dans la confusion ? Il est aussi possible que Rémi Fraisse ait ramassé une grenade perdue et l’ait mise dans son sac à dos.
Bref, on ne sait pour l’heure strictement rien de ce qui s’est passé réellement, on ne sais pas comment cette grenade est venue sur la nuque de Rémi Fraisse. Mais il y en a qui n’en ont rien à faire de la vérité sur cette histoire. Pour eux, la cause est entendue.
En attendant, dans une guerre, le responsable des morts est celui qui rend le conflit inévitable. Or ici, ce sont bien les anarchistes qui sont allés attaquer les policiers. Donc ce sont les anarchistes qui sont responsables.
Quant à Rémi Fraisse, il s’est laissé manipulé, par insouciance de la jeunesse. C’est de mon point de vue une nouvelle victime de l’inconscience des anarchistes (après Méric) qui n’en ont manifestement rien à faire de la vie de leurs sympathisants, puisqu’ils les poussent à des extrémités qui rendent des accidents inévitables.
Tu parles, ce sont les sections anarchistes qui sont à l’oeuvre. Elles s’empressent d’aller agresser la police et de foutre le bordel, pour s’empresser de venir chialer après.
Ces sections anarchistes d’ailleurs ne se contentent pas d’agresser les policiers, elles se permettent d’agresser n’importe qui, simplement pour des divergences d’opinion.
Après Clément Méric, c’est au tour de Rémi Fraisse : les sections anarchistes ont pour spécialité de manipuler des jeunes gens idéalistes pour leur faire prendre des risques insensés, jusqu’à mettre en péril leur propre vie !
Encore plus odieux, après avoir mis en péril la vie de jeunes idéalistes par manipulation, il faut encore qu’ils récupèrent politiquement, sans la moindre vergogne, les drames provoqués par leur inconséquence...
Et ceci, dans quel but ? Pour appeler à résoudre le chômage ? Pour s’opposer aux réseaux mafieux qui soumettent la France ?
Non, pour s’opposer à un petit barrage sur un petit ruisseau du Tarn, où ils ne vivent aucunement et qui ne les concernent nullement...
En fait, ce sont juste des fumeurs de shit et des consommateurs d’acide, rendus stupides par un abus sévère de stupéfiants.
J’entends bien vos arguments, mais, il n’empêche, je maintiens mon affirmation : il n’y a pas, pour l’heure, de problèmes de surpopulation. Que tous les gens viennent se tasser en ville n’a rien à voir avec la surpopulation, mais avec des déséquilibres économiques et politiques.
C’est au plan politique qu’il faut faire en sorte que le travail soit rémunérateur pour l’homme indépendant. Or, le chemin suivi, où tout le capital s’est concentré en peu de mains, a produit des oligopoles mondiaux : comment voulez-vous que des travailleurs indépendant puissent survivre face à une telle concurrence ? L’exode rural a connu un pic en France à la fin du XIXème siècle. La majorité des communes rurales a alors perdu le tiers de leur population. Comment se fit-il que des communes qui pouvaient faire vivre jusqu’à 1800 personnes, après quelques dizaines d’année, ne pouvaient plus en faire vivre que 1000 ?
Pour vérifier : prenez quelques communes rurales de France, leur populations suivent toutes plus ou moins la même dynamique. Par exemple, Saint-Germain L’Herm : 2400 habitants en 1851, 1665 en 1891, cependant que la France passait de 36 472 000 en 1851 habitants à... 39 946 000 en 1891... Il n’y a manifestement aucun rapport entre l’évolution démographique du pays et l’exode rural. C’est plus sûrement le fruit d’un certain type de politique économique.
Ce n’est pas une question de surpopulation. L’exode rural est consécutif du libre-échange : les petites entités économiques de la ruralité, laissées sans protection, ont fait faillite face aux mastodontes économiques, d’abord nationaux, puis mondiaux, qui se sont emparés de tous les marchés. Les travailleurs, laissés sans ressource, sont alors venus se tasser dans les grandes centre urbains, avec l’espoir d’y trouver du travail car les grosses entités économiques y étaient concentrées.
Il y a des limites, certes, mais elles sont larges car certaines zones sont sous peuplées... Quelques exemples, en plaquant sur ces zones sous-peuplées la densité de la France de 100 hab/km² (pays pourtant peu peuplé) :
États-Unis : on aurait 960 millions d’habitants au lieu des 318 millions actuels. Russie : on aurait 1 milliard 700 millions au lieu des 145 millions actuels. Australie : on aurait 760 millions au lieu des 23 millions actuels. Canada : on aurait 990 millions au lieu des 35 millions actuels. Amérique du Sud : on aurait 1 milliard 784 millions au lieu des 450 millions actuels. Afrique : on aurait 3 milliards 41 millions au lieu des 1 milliard 138 millions actuels.
Le monde peut donc accueillir 7 milliards 500 millions de personnes de plus sans problème.
Je ne dis pas que, dans le futur, un problème de surpopulation ne pourrait exister, mais que, pour l’heure, il n’existe pas. En particulier, les mouvements migratoires n’ont pas de liens avec les problèmes de surpopulation, en tout cas pour ce qui concerne la France : les migrants y viennent en général de pays sous-peuplés (Afrique). Autre exemple, le Japon, qui est pourtant fort dense (348 habitant au km²), ne fait pas face à une émigration de sa population.
On constate d’ailleurs que les pays fers de lance du mondialisme et du malthusianisme (États-Unis et autres dépendances de la couronne d’Angleterre : Canada, Australie) sont paradoxalement des zones très peu peuplées. Elles pourraient compter une population, si on prend la densité de la France pour référence, de 2 milliards 710 millions d’habitants, quant elle n’en contiennent que 375 millions d’habitants : Ces zones pourraient multiplier leur population par 7 sans souci !
Cela montre bien que ce malthusianisme, porté par les Anglo-Saxons, est d’abord une affaire d’idéologie.