Servir le Bien Commun consiste à servir les intérêts de sa nation, ni plus, ni moins.
Ben non, dans ce cas c’est un Bien National, et c’est donc un Bien Particulier, celui de sa Nation...
Servir le Bien Commun consiste à s’écouter réciproquement puis à décider de concert quelque chose qui satisfasse chacune des parties. Mais il faut voir que le Bien Commun n’existe pas nécessairement. Il y a parfois des antagonismes difficiles à résoudre.
Certes un Monarque peut être un Tyran, c’est très possible, mais en multipliant les pouvoirs, tu multiplies les oligarques, et tu multiplies surement les petits Tyrans, de même que tu n’empêches nullement la survenue du grand Tyran...
Rien n’y fait, tu te prends les pieds dans le Tapis avec tes complications. Si celles-ci te semblent des solutions, c’est que tu t’y perds en complexité et que cela crée des angles morts dans ton intelligence.
La Vertu est dans le simple. L’Autorité doit rester simple. Qu’elle suive un Principe d’écoute vient de sa Foi.
Le Bien est, par définition personnelle, le But que chacun recherche. Le Bien, c’est ce que l’on aime, et c’est pour cela qu’on est en quête de celui-ci, et c’est pour cela que c’est le But. Ce But cherché avec amour, c’est la Fin de nos actions. C’est donc la Cause finale qui explique l’Acte d’un homme.
L’animal ou l’homme infantile a pour But de Jouir, il recherche la jouissance. La cause finale de l’animal ou de l’enfant est la jouissance immédiate. Une société fondée sur la jouissance immédiate est primitive et barbare. Cette morale primitive et barbare est "jouir sans entrave".
Maintenant, par l’éducation, l’enfant s’élève au-dessus de cette Morale primitive. Son Père l’écarte de la jouissance immédiate du contact avec le Corps de sa Mère (complexe d’Oedipe). L’enfant apprend : le Bien n’est pas dans la jouissance immédiate de ta chair. L’enfant apprend : Tu vie en collectivité, le Bien n’est pas ce que tu définis par toi-même, il y a une définition collective et Normée du Bien à laquelle il te faut obéir.
Le Bien Commun est donc cette définition collective et Normée du Bien à laquelle chacun est censé obéir.
Cette définition commune du Bien vient en effet des Sciences Morales, par des réflexions sur les Fins individuelles qui sont acceptables pour la Communauté.
Qu’est que le Moral ? C’est notre Âme, du côté de sa Volonté. Avoir le Moral, c’est être plein de Volonté. Ne pas avoir le Moral, c’est être vide de Volonté (suite à une déception généralement)
Or la Volonté, c’est ce que l’on veut, c’est que l’on recherche. Or, ce que l’on recherche, c’est ce que l’on aimerait, et c’est donc un Bien... Or ce Bien, c’est notre Cause finale, celle qui explique notre Acte. Notre Bien est donc la Cause finale de notre Âme.
La Science Morale est donc la Science des Causes Finales en l’homme.
En effet, il apparaît que l’homme non seulement agit par des causes qu’il subit, mais aussi pour des causes qu’il poursuit. L’homme est plus qu’un Objet déterminé par des causes extérieures, mais il est un Sujet, car, s’il est en partie déterminé par des causes extérieures à lui-même comme un Objet, il se détermine aussi en lui même des causes intérieures à poursuivre, ses Buts.
La Science Morale est donc la Science de l’Âme humaine, celle de la subjectivité de l’Homme. Elle regarde à ce qui a trait aux définitions des causes finales en l’homme, soit sur un plan individuel (caractère, personnalité, psychologie), ou bien sur le plan collectif (Normes, Bien Commun, ...etc).
L’homme, Sujet de droit, ne peut être Objet de droit sans atteinte à sa dignité personnelle (ce serait une réification de son Âme). Le Conseil d’État l’a rappelé récemment. L’esclave, en Droit, est traité comme un Objet, il peut faire objet de possession.
Le Modèle des sciences Physiques ne considère qu’un Objet, sans volonté. Le Modèle des sciences Morales considère un Sujet, donc doté d’une Âme.
Les Sciences Morales sont donc éminemment importantes, il convient de ne pas les dénigrer, car les dénigrer reviendrait à traiter l’Homme comme un simple objet, et cette réification ne peut aboutir qu’à légitimer l’esclavage.
Le Tyran, par définition, est celui qui n’écoute personne. Il est celui qui ne tient aucun compte des finalités propres de ceux qu’il dirige : le Tyran considère ses congénères comme des Objets.
Maintenant, pour en venir à BHL. Cet homme n’a pas de Science Morale, il fait de la Moraline pour justifier des causes, il est dans l’apologie de la Jouissance immédiate : il présente toujours un Mal imminent à éradiquer immédiatement par la Force Brutale. Sa science Morale est donc primitive, infantile et barbare.
Si des gens marchent dans ses combines, c’est soit par défaut de connaissances en sciences Morales, soit par machiavélisme pour d’autres raisons cachées.
Sauf que pour s’attacher des soutiens à l’élection, le chef de l’état va s’attacher aux intérêts de ceux qui le soutiennent.
Du coup, son honnêteté ira plutôt envers la partie qui la mené au pouvoir plutôt qu’envers le pays en général. C’est ballot... Mettre la tête de l’État aux enchères électorales, c’est vraiment de la folie... Ils finissent par le revendre en petites coupures pour rembourser leurs dettes électorales.
Parfois, les gens ne parviennent pas à se mettre d’accord entre eux et en viennent aux mains. Donc il est utile qu’il y ait un arbitre dans ce cas.
Imaginez donc un match de football sans arbitre. Ca marche bien quand il n’y a pas d’enjeu. Mais dès qu’il y a des enjeux importants pour chacune des parties...