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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 3 votes
    ffi 23 février 2014 20:47

    Le Bien Commun, c’est aussi un But Commun.
     
    Le Bien est, par définition personnelle, le But que chacun recherche.
    Le Bien, c’est ce que l’on aime, et c’est pour cela qu’on est en quête de celui-ci, et c’est pour cela que c’est le But.
    Ce But cherché avec amour, c’est la Fin de nos actions.
    C’est donc la Cause finale qui explique l’Acte d’un homme.
     
    L’animal ou l’homme infantile a pour But de Jouir, il recherche la jouissance.
    La cause finale de l’animal ou de l’enfant est la jouissance immédiate.
    Une société fondée sur la jouissance immédiate est primitive et barbare.
    Cette morale primitive et barbare est "jouir sans entrave".
     
    Maintenant, par l’éducation, l’enfant s’élève au-dessus de cette Morale primitive.
    Son Père l’écarte de la jouissance immédiate du contact avec le Corps de sa Mère (complexe d’Oedipe). L’enfant apprend : le Bien n’est pas dans la jouissance immédiate de ta chair. L’enfant apprend : Tu vie en collectivité, le Bien n’est pas ce que tu définis par toi-même, il y a une définition collective et Normée du Bien à laquelle il te faut obéir.
     
    Le Bien Commun est donc cette définition collective et Normée du Bien à laquelle chacun est censé obéir.
     
    Cette définition commune du Bien vient en effet des Sciences Morales, par des réflexions sur les Fins individuelles qui sont acceptables pour la Communauté.
     
    La science Politique est donc au contact des sciences Morales.
    L’Académie qui l’a en charge s’appelle : l’Académie des Sciences Morales et Politiques.
     
    Qu’est que le Moral ? C’est notre Âme, du côté de sa Volonté.
    Avoir le Moral, c’est être plein de Volonté. Ne pas avoir le Moral, c’est être vide de Volonté (suite à une déception généralement)
     
    Or la Volonté, c’est ce que l’on veut, c’est que l’on recherche.
    Or, ce que l’on recherche, c’est ce que l’on aimerait, et c’est donc un Bien...
    Or ce Bien, c’est notre Cause finale, celle qui explique notre Acte.
    Notre Bien est donc la Cause finale de notre Âme.
     
    La Science Morale est donc la Science des Causes Finales en l’homme.
     
    En effet, il apparaît que l’homme non seulement agit par des causes qu’il subit, mais aussi pour des causes qu’il poursuit. L’homme est plus qu’un Objet déterminé par des causes extérieures, mais il est un Sujet, car, s’il est en partie déterminé par des causes extérieures à lui-même comme un Objet, il se détermine aussi en lui même des causes intérieures à poursuivre, ses Buts.
     
    La Science Morale est donc la Science de l’Âme humaine, celle de la subjectivité de l’Homme. Elle regarde à ce qui a trait aux définitions des causes finales en l’homme, soit sur un plan individuel (caractère, personnalité, psychologie), ou bien sur le plan collectif (Normes, Bien Commun, ...etc).
     
    L’homme, Sujet de droit, ne peut être Objet de droit sans atteinte à sa dignité personnelle (ce serait une réification de son Âme). Le Conseil d’État l’a rappelé récemment. L’esclave, en Droit, est traité comme un Objet, il peut faire objet de possession.
     
    Le Modèle des sciences Physiques ne considère qu’un Objet, sans volonté.
    Le Modèle des sciences Morales considère un Sujet, donc doté d’une Âme.
     
    Les Sciences Morales sont donc éminemment importantes, il convient de ne pas les dénigrer, car les dénigrer reviendrait à traiter l’Homme comme un simple objet, et cette réification ne peut aboutir qu’à légitimer l’esclavage.
     
    Le Tyran, par définition, est celui qui n’écoute personne. Il est celui qui ne tient aucun compte des finalités propres de ceux qu’il dirige : le Tyran considère ses congénères comme des Objets.
     
    Maintenant, pour en venir à BHL.
    Cet homme n’a pas de Science Morale, il fait de la Moraline pour justifier des causes, il est dans l’apologie de la Jouissance immédiate : il présente toujours un Mal imminent à éradiquer immédiatement par la Force Brutale. Sa science Morale est donc primitive, infantile et barbare.
     
    Si des gens marchent dans ses combines, c’est soit par défaut de connaissances en sciences Morales, soit par machiavélisme pour d’autres raisons cachées.



  • vote
    ffi 23 février 2014 19:32

    Sauf que pour s’attacher des soutiens à l’élection,
    le chef de l’état va s’attacher aux intérêts de ceux qui le soutiennent.
     
    Du coup, son honnêteté ira plutôt envers la partie qui la mené au pouvoir plutôt qu’envers le pays en général. C’est ballot... Mettre la tête de l’État aux enchères électorales, c’est vraiment de la folie... Ils finissent par le revendre en petites coupures pour rembourser leurs dettes électorales.



  • vote
    ffi 23 février 2014 19:25

    Mais c’est aussi une question de paix civile.
     
    Parfois, les gens ne parviennent pas à se mettre d’accord entre eux et en viennent aux mains. Donc il est utile qu’il y ait un arbitre dans ce cas.
     
    Imaginez donc un match de football sans arbitre.
    Ca marche bien quand il n’y a pas d’enjeu.
    Mais dès qu’il y a des enjeux importants pour chacune des parties...



  • vote
    ffi 23 février 2014 19:21

    Gaspar :
    Il en va de même des représentants politiques : ILS NE SONT QUE DES REPRESENTANTS.
     
    Fondement totalement irréaliste à la base.
    Ils sont des hommes chargés de représenter, mais ils n’en restent pas moins des hommes.
     
    En fait, le sophisme, c’est que vous croyez qu’en multipliant les gens dans les instances de pouvoirs, vous permettriez une émancipation.
     
    Or, en multipliant les participants au pouvoir, vous multipliez au contraire les mancipations, puisque ces participants auront eux-même obtenu un pouvoir dont ils chercheront à tirer profit et qu’ils voudront étendre...
     
    Rien ne sert donc de multiplier les instances de pouvoir, car elles deviennent bientôt des instances de soumission supplémentaires.
     
    Pour émanciper, il suffit d’un pouvoir simple, mais dont le principe est d’écouter.

     

    Mais institutionnaliser une caste de gens pour qu’elle soit écoutée systématiquement au détriment de tous les autres, ce n’est pas émancipateur du tout...



  • vote
    ffi 23 février 2014 19:03

    Il y aura toujours des dérives, alors pourquoi se compliquer la vie ?
     
    Les contre-pouvoirs commencent par l’antagonisme, puis ils finissent pas la collaboration : ils seront contre le pouvoir, mais tout contre... et la proximité entre gens raisonnable, aboutit à l’arrangement, à un partage équitable.
     
    Multiplier les pouvoirs dans tous les sens n’aboutit nullement à l’émancipation, mais à la multi-mancipation (celle du pouvoir central, celle des associations communautaires, celle des autorités indépendantes, celle des instances supra-nationales,...etc).
     
    A contrario, s’il y avait une Autorité et une seule qui ne pourrait donner que des ordres personnels, sachant que celle-ci en raison du temps limité ne pourrait prendre qu’une seule décision par minute et la moitié du jour, il lui prendrait environ 100 ans pour décréter 3 millions d’obligation, c’est-à-dire que seuls 2% des gens seraient commandé une fois dans leur vie par l’autorité... Et donc nous serions en fait quasi-complètement émancipés...
     
    Cela justifie l’expression que la royauté, c’est l’Anarchie + 1, et que c’est donc le maximum de liberté en même temps que le maximum d’ordre...
     
    Bref, toutes ces complications permettent de faire entrer le maximum d’acteurs dans le pouvoir, ce qui maximise en fait les mancipations des gens du peuple.
     
    Il faut donc une Autorité et une Seule.
    Cette Autorité doit être pensée en tant que volonté pure.
    Étant Volonté pure, elle souscrit à l’idée qu’elle est sans intelligence, ni connaissance à priori des sujets, et qu’elle ne peut décider qu’après consultation de ces conseils, et donc sa faculté propre repose d’abord sur l’écoute, puis sur la faculté d’agir.
     
    Les conseils sont à l’Autorité comme l’intelligence est à la Volonté.
    Ces conseils peuvent être naturellement de multiples formes :
    - résultat d’une votation du peuple (référendum)
    - résultat d’une votation de représentant du peuple (élus ou tirés au sort)
    - résultat de la consultation d’un collège d’expert.
    ... etc.
     
    Tout dépend de la question qui est posée.
     
    Le système actuel est tout de travers. La conception de l’Autorité y est perverse.
     
    En effet, l’on élit l’Autorité pour la force de son conseil (son programme).
     
    Or, une Autorité qui a déjà l’intelligence de ce qu’il faut faire, a-t-elle besoin encore d’écouter ? Non.
    Or l’Autorité qui n’écoute pas, n’est-ce pas un tyran ? Oui.

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