"j’ai l’impression que vous appelez technocrate un savant dont le
discours ne vous convient pas et savant, un technocrate dont les idées
vous agréent."
Je trouve que c’est une bien jolie réflexion qui montre un bel écueil.
À mon avis, il faudrait distinguer entre l’autorité qui décide et le savant qui conseille. En effet, le technocrate est un savant qui décide. C’est le maire de Palais.
Comme nos autorités sont fluctuantes, toujours sur la sellette, sur un siège éjectable et régulièrement éjectées d’ailleurs, ceux qui ont le pouvoir de fait sont ceux qui ne devraient que donner conseil, les technocrates.
Au lieu de changer l’autorité tous les quatre matins mais garder les même conseillers-technocrates ad vitam aeternam dans les coulisses, mieux vaudrait stabiliser l’autorité. Ainsi pourrait-elle virer les conseillers qui se montrent incompétents...
Par exemple, regardez les Attalis, BHL, Alain Minc. N’ont-il pas fait preuve de leur incompétence manifeste ? Pourtant, rien n’y fait, ils sont toujours dans les couloirs de l’Élysée...
Une société de journalistes ou société de rédacteurs est une association de journalistes constituée au sein d’une rédaction. Son objectif est de faire respecter un minimum d’indépendance journalistique, notamment face aux pressions des actionnaires, et de veiller au respect de la charte de déontologie des journalistes.
-> Sociétés de pensée = conformisme. Ce genre de structure s’est généralisé dans pas mal de métiers (en science, aussi).
Comme disait Coluche, "À La télé tu ne peux pas dire la vérité, il y a trop de monde qui écoute". L’idée peut s’étendre à toute communauté. Les décisions communautaires s’appuient forcément sur l’hypocrisie, l’hypocrisie de l’homme en groupe qui veut se montrer sous son plus beau jour.
Plus profondément, c’est le fruit du Protestantisme et de son refus d’instituer une autorité. Cette autorité, si elle était donnée, permettrait aux gens de décider en toute quiétude. Or, avec le protestantisme, sans autorité clairement établie, les décisions sont du fait de gens inquiet de leur apparence, inquiet de paraître différent aux yeux d’autrui, d’où le conformisme. C’est le syndrome "Charisme de la serpillère humide".
Seuls les plus fades et les plus ternes arrivent aux postes à responsabilité. Les autres sont éliminés.
En France, c’est moins pire, parce qu’il reste le vieux fond catholique monarchique (qui cependant s’amenuise).
Le libéralisme originel a bien été synthétisé par Dany-Robert Dufour. Il découle de fable des abeilles de Bernard de Mandeville, dont la maxime est : "Les vices privés font la vertu publique".
Le libéralisme a toujours prôné de libérer les vices, rien d’autre, en arguant du fait (attention, c’est subtil), que chacun peut être aussi vicieux que possible, c’est pas grave, il y a une main invisible qui transmutent tous ces vices individuels en vertu...